Adapter The Long Walk de Stephen King, c’était un défi presque impossible : comment transformer une marche interminable en deux heures de cinéma haletant ? Et pourtant, Francis Lawrence réussit le pari. Le film ne lâche jamais le spectateur : pas une minute d’ennui, pas un souffle inutile.
Le duo central, Cooper Hoffman (Licorice Pizza) et David Jonsson (Rye Lane), porte tout le récit. Deux étoiles montantes du cinéma américain, deux présences opposées mais complémentaires : Hoffman, fragile et obstiné, fait de Ray Garraty un adolescent brisé mais lumineux ; Jonsson, lui, apporte la lucidité et la tendresse qui empêchent le film de sombrer dans la pure cruauté. Leur lien, né au milieu du désespoir, donne une âme à cette dystopie. On croit à leur fraternité, à leur colère, à leurs silences, et c’est ce qui rend le film si touchant.
Francis Lawrence (à qui l’on doit Hunger Games : The Ballad of Songbirds and Snakes) met en scène une Amérique futuriste, obsédée par le spectacle et la mort. Chaque plan respire la tension : routes infinies, lumière blanche, caméras omniprésentes. Mais au-delà de la critique sociale, The Long Walk parle surtout de résistance : continuer à avancer quand tout s’écroule.
C’est une belle adaptation, respectueuse du roman sans le copier. Lawrence resserre l’action, modernise les dialogues, et parvient à rendre la marche captivante. L’émotion monte pas à pas, jusqu’à une dernière scène bouleversante, suspendue entre liberté et fatalité.
Rarement un film de Stephen King aura été aussi sobre, aussi humain. The Long Walk ne montre pas l’horreur, il la fait ressentir, et c’est ce qui le rend inoubliable.
Sortie en salle le 12 septembre
Par Francis Lawrence (109 minutes)
Crédit Photo : Lionsgate






