Auteur/autrice : INFO MAG

  • Icône pop devient… icône de générosité

    Icône pop devient… icône de générosité

    Taylor Swift, pop star mondialement connue, a déclenché un mouvement de solidarité inattendu : en arborant un t-shirt vintage représentant une loutre lors de la promotion de son film, elle a inspiré ses fans à contribuer massivement à la protection des loutres marines. Le résultat : plus de 2 millions d’euros récoltés en un temps record.

    Au-delà du montant, l’événement illustre le pouvoir des célébrités à mobiliser, via un symbole minimal, une communauté globale pour une cause environnementale. Mais cette dynamique invite aussi à s’interroger : quelle suite pour cet élan ? Quelle structure pour transformer l’émotion en action durable ?

    Le geste est simple, l’effet est vaste. Et dans un monde saturé d’appels à la cause, cette réussite démontre que la culture pop peut devenir un levier concret pour la conservation.

  • Wifi à bord : l’avion surfe, le train rame

    Wifi à bord : l’avion surfe, le train rame

    Le ciel est en passe de devenir un vaste espace connecté : la compagnie Air France a annoncé le lancement d’un service de wifi gratuit et ultra-haut débit alimenté par Starlink pour ses passagers.  Grâce aux satellites en orbite basse, la latence chute et les débits grimpent, avec des performances annoncées à la hauteur d’une connexion à terre.  Le déploiement s’étend progressivement : d’abord quelques avions (Embraer 190, Airbus A220) puis les long-courriers, 30 % de la flotte d’ici fin 2025 et la totalité d’ici fin 2026.

    Pendant ce temps, sur les rails français, les promesses de connexion rapide restent très inégales. Le principal régulateur des télécoms, ARCEP, a rendu un audit montrant que, bien que la qualité des services mobiles progresse, des écarts subsistent selon zones « denses, moyennes ou rurales ».  Le train connecté à grande vitesse ? Encore du chemin à parcourir.

    En clair : l’avion fait jouer la concurrence du wifi, le train attend toujours l’essor promis. Et tant que la couverture ferroviaire ou en zone blanche ne sera pas résolue, les usagers risquent de rester sous-connectés quand l’altitude augmente.

  • Le sacre historique des Lionceaux de l’Atlas U20 : champions du monde

    Le sacre historique des Lionceaux de l’Atlas U20 : champions du monde

    Dans la nuit de dimanche à lundi, au Chili, les Lionceaux de l’Atlas ont inscrit une page majeure de l’histoire du football : la Coupe du monde U‑20 2025 offerte à Équipe du Maroc des moins de 20 ans grâce à une victoire 2 – 0 sur l’Argentine des moins de 20 ans.

    Le Maroc, jusque-là valeureux mais rarement au sommet mondial, a cette fois franchi le cap. Cette victoire — première d’une nation africaine depuis le Ghana en 2009 — confirme l’ascension des jeunes talents marocains.

    L’effet n’est pas tombé du ciel : la sélection marocaine U20 a été construite méthodiquement, entre formation de la diaspora européenne, soutien des académies nationales, et vision fédérale.  Sous la houlette de Mohamed Ouahbi, elle conjugue finesse technique et état d’esprit conquérant — deux ingrédients qui ont permis de dominer des nations habituées aux sommets.

    L’impact de ce sacre déborde le rectangle vert. Il résonne comme un signal pour tout le football africain : oui, il est possible de rivaliser — voire de gagner — au plus haut niveau des jeunes. Là encore, le Maroc se positionne non pas en suiveur, mais en inspirateur.

  • Revolut, ou la dérive d’une utopie sans visage

    Revolut, ou la dérive d’une utopie sans visage

    Revolut, au départ, c’était une promesse : celle d’une finance fluide, borderless, rapide, libérée des carcans bancaires nationaux. C’était l’illusion d’un monde sans frontières, où l’on pourrait transférer son argent comme on envoie un message.

    Mais comme toutes les utopies techniques, elle a fini par se heurter à la gravité du réel : le droit, la souveraineté, et surtout, la responsabilité.

    Le départ du fondateur, Nik Storonsky, vers Dubaï n’est pas anodin. Ce n’est pas seulement un exil fiscal ou réglementaire : c’est un aveu philosophique. Celui d’un homme qui a bâti une « banque sans pays », et qui découvre, trop tard, que l’argent sans ancrage devient suspect, et que lapromesse de fluidité totale se retourne en soupçon global.

    Revolut a voulu abolir les nations, mais c’est aujourd’hui chaque nation qui la rappelle à l’ordre : les régulateurs lituaniens, les autorités britanniques, les contrôleurs espagnols, tous s’aperçoivent qu’on ne joue pas à la banque comme on joue au code.

    Et pendant que l’entreprise communique sur sa « transparence », elle bloque, restreint, gèle,sans explication, sans recours, au nom d’une conformité opaque plus politique que financière.

    Revolut s’est construite sur la promesse de la liberté, et elle finit en bureaucratie algorithmique. Ce n’est plus une fintech : c’est un État clandestin de données, une frontière sans drapeau, mais avec des prisons numériques.

  • Vers un marché boursier européen intégré : l’éternel retour du projet d’un capitalisme continental

    Vers un marché boursier européen intégré : l’éternel retour du projet d’un capitalisme continental

    Le débat est relancé : l’intégration des marchés boursiers européens, symbolisée par la Capital Markets Union, refait surface. Le chancelier allemand Friedrich Merz a récemment plaidé pour la création d’une bourse unique européenne, marque d’un désir de rattrapage face aux grandes places internationales.  Pourtant, entre fragmentation réglementaire, souverainetés nationales et hésitations stratégiques, le projet avance à petits pas. Le capitalisme continental, qui pourrait offrir aux entreprises européennes des financements plus efficaces et aux investisseurs de la profondeur de marché, reste encore en construction. Le temps semble venu de passer du discours à la convergence réelle : régulations harmonisées, infrastructures communes, vision partagée. L’éternel retour du projet trouve peut-être aujourd’hui une nouvelle chance, si la volonté politique suit.

  • Revolut et la lenteur de sa licence bancaire UK : la fin du rêve fintech sans frontières ?

    Revolut et la lenteur de sa licence bancaire UK : la fin du rêve fintech sans frontières ?

    La fintech britannique Revolut, longtemps symbole d’un modèle « sans frontière », se heurte à la lenteur d’obtention de licence bancaire complète au Royaume-Uni. Cette attente rappelle que malgré l’innovation, les infrastructures financières restent enfermées dans des logiques de régulation nationales et européennes. Le rêve d’une fintech libérée de ces contraintes se heurte donc à la réalité : les licences, les exigences de conformité, les seuils de capital et les contrôles tardifs pèsent sur les ambitions. Ce ralentissement n’est pas uniquement technique mais symbolique : il illustre que la digitalisation financière ne supprime pas le coût du sérieux. Pour les acteurs, comme pour les régulateurs, l’heure est à réconcilier la souplesse et la responsabilité, pour que le rêve fintech reste viable.

  • Retard stratégique de l’UE face aux États-Unis et à la Chine : le déclin par l’indécision

    Retard stratégique de l’UE face aux États-Unis et à la Chine : le déclin par l’indécision

    L’Union européenne observe avec une inquiétude croissante le rythme imposé par les États-Unis et la Chine dans les technologies clés, la défense ou les chaînes d’approvisionnement. Alors que ces puissances avancent massivement, l’UE hésite, marquée par des compromis et des retards. Par exemple, sur la 5G, l’IA ou encore la microélectronique, elle n’a pas encore trouvé sa cadence. Ce « déclin par l’indécision » ne signifie pas inéluctabilité : il indique qu’en l’absence d’un cap clair et d’un effort coordonné, le terrain stratégique se rétrécit. L’Europe doit passer de l’alerte à l’action, refonder ses priorités et accepter de jouer des coudes. Sans cela, elle risque de voir sa marge de manœuvre réduite, son rôle diminué, et son avenir économique et géopolitique relégué.

  • Venezuela : croissance spectaculaire, défis immenses

    Venezuela : croissance spectaculaire, défis immenses

    Le Venezuela affiche une croissance de 8,71 % au troisième trimestre 2025, portée par le pétrole (+16 %) et les activités non pétrolières.  Au premier trimestre, le PIB avait déjà bondi de 9,32 %, confirmant dix-huit trimestres de reprise consécutive.

    Pourtant, cette embellie masque des tensions profondes. Le bolivar s’effondre : une perte de plus de 70 % face au dollar cette année, accentuant l’écart entre le change officiel (203 bolivars) et le marché noir (au-delà de 280).  Le salaire minimum officiel équivaut à moins d’un dollar, même avec les primes tentant de porter un “revenu mensuel” à 160 $.

    Par ailleurs, l’économie vénézuélienne reste extrêmement dépendante du pétrole : peu de diversification, fragilité face aux sanctions américaines, fuite des capitaux, opacité institutionnelle.  Le gouvernement Maduro, réélu pour un troisième mandat contesté en janvier 2025, peine à restaurer la confiance des investisseurs tout en gérant une crise sociale aiguë.

    Le contraste est saisissant : croissance impressionnante sur le papier, mais vie quotidienne marquée par l’hyperinflation, la précarité et les désordres structurels. Le défi : rendre cette croissance viable, équitable, et moins dépendante d’une rente pétrolière fluctuant au gré des sanctions et des marchés mondiaux.

  • Victoria’s Secret renaît : un catwalk où toutes les femmes ont leur place

    Victoria’s Secret renaît : un catwalk où toutes les femmes ont leur place

    Deux jours après son grand retour à New York, le défilé Victoria’s Secret 2025 fait parler de lui,  non pas pour ses ailes spectaculaires, mais pour sa révolution silencieuse. L’époque des mannequins uniformes semble révolue. Cette année, le podium a accueilli une diversité inédite : des silhouettes “plus size”, des mannequins transgenre comme Alex Consani, et même la basketteuse Angel Reese, première athlète à rejoindre les “Angels”.

    Jasmine Tookes, enceinte de neuf mois, a ouvert le show sous une ovation symbolique : celle d’une féminité assumée sous toutes ses formes. À ses côtés, des icônes comme Adriana Lima et Bella Hadid ont côtoyé une nouvelle génération de visages, influenceurs et créatrices, preuve que la marque cherche à renouer avec un public lassé de la perfection figée.

    Fini le rêve stéréotypé : Victoria’s Secret se réinvente en vitrine inclusive, célébrant la beauté plurielle, les parcours singuliers et un glamour qui, cette fois, appartient à toutes.

  • Taxe Zucman : justice ou fuite en avant ?

    Taxe Zucman : justice ou fuite en avant ?

    La question de la taxation des très hauts patrimoines est à nouveau au cœur du débat politique en France en 2025, avec la proposition dite de “taxe Zucman”. Ce dispositif vise à instaurer un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, touchant environ 1 800 foyers fiscaux.

    Les défenseurs estiment que cette taxe corrigerait une inégalité flagrante : les ultra-riches paient proportionnellement moins, grâce aux optimisations fiscales, holdings, etc. Cette taxe pourrait rapporter entre 15 et 25 milliards d’euros par an à l’État.

    Mais jusqu’où peut-on aller sans effets pervers ? Parmi les limites évoquées :

    • Exil fiscal : certains craignent que les ultra-fortunés déplacent leur résidence ou ajustent leur patrimoine pour échapper à cette taxe.
    • Valorisation des actifs non liquides : actions d’entreprise, biens professionnels, immeubles difficiles à liquider, ce qui pose un problème d’évaluation.
    • Motivation économique : si la taxation décourage l’investissement ou la création d’entreprise, cela pourrait avoir un effet négatif sur l’emploi ou la croissance.
    • Constitutionnalité : le Sénat a déjà rejeté la proposition en juin 2025, et les adversaires soulignent les risques juridiques.

    En fin de compte, taxer les riches plus fortement semble politiquement possible, mais dans des limites de seuils, de taux acceptables, et avec des garde-fous pour éviter les fuites. Le défi est de conjuguer justice fiscale, efficacité économique, et acceptabilité sociale.