Auteur/autrice : Alya

  • No Kings Protest : la rue contre les symboles du pouvoir

    No Kings Protest : la rue contre les symboles du pouvoir

    À Paris comme à Bruxelles, le mouvement No Kings Protest a rassemblé ce week-end plusieurs milliers de manifestants. Slogan central : « Aucun trône n’est éternel ». Né en ligne il y a six mois, ce collectif dénonce la concentration des richesses et des privilèges politiques sous couvert de monarchies ou de dynasties économiques. Entre happening artistique et contestation sociale, les participants ont mêlé pancartes détournant les blasons royaux et performances visuelles : trônes renversés, couronnes en papier brûlées, hymnes remixés. Le ton est radical, mais non violent.

    Les organisateurs refusent toute affiliation partisane : « Notre combat n’est pas contre une personne, mais contre une idée du pouvoir ». Les images du cortège parisien, très relayées sur TikTok et X, ont déjà atteint plusieurs millions de vues. Le mot d’ordre circule : « Pas de rois, pas de maîtres, seulement du souffle ». Le mouvement, encore sans leader déclaré, promet une « saison 2 » avant la fin de l’année.

  • Braquage au Louvre : des diamants envolés en plein Paris

    Braquage au Louvre : des diamants envolés en plein Paris

    Dans la nuit de lundi à mardi, le musée du Louvre a de nouveau été la cible d’un braquage spectaculaire. Trois individus lourdement organisés ont pénétré dans l’aile Richelieu, section des arts décoratifs, avant de s’emparer d’un écrin contenant plusieurs diamants historiques issus de la collection royale. L’opération, minutieuse et silencieuse, n’a duré que huit minutes selon les premières images de vidéosurveillance. Aucun blessé, aucune alarme déclenchée.

    Les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme évoquent une « opération de professionnels ». Les pierres dérobées, dont un diamant bleu de 20 carats estimé à plus de 40 millions d’euros, seraient difficilement revendables sur le marché légal. Le ministère de la Culture a immédiatement condamné « un acte contre le patrimoine mondial ».

    Ce braquage relance la question de la sécurité des musées français, déjà secoués par plusieurs tentatives ces derniers mois. Les autorités privilégient la piste d’un réseau international spécialisé dans les œuvres d’art et les gemmes rares. Le Louvre, fermé mardi matin, a promis une réouverture rapide. Mais dans les couloirs, une phrase revient comme une ombre :

     « Le plus grand musée du monde attire, encore et toujours, les plus grands voleurs du monde. »

  • Cédric Grolet s’installe dans le patio de l’Hôtel de Paris à Monaco

    Cédric Grolet s’installe dans le patio de l’Hôtel de Paris à Monaco

    Cédric Grolet, le plus célèbre des pâtissiers continue son ascension et sa collaboration avec le chef multi étoilé Alain Ducasse. Après le Meurice à Paris, c’est à l’Hôtel de Paris que l’expert en fruits sculptés s’est installé. Sa boutique ainsi que son café restaurant sont ouverts dans le magnifique patio de l’hôtel depuis le 30 juillet. 

    La pâtisserie est un véritable écrin de luxe qui met en valeur ses pâtisseries d’orfèvre. Tous ses gâteaux iconiques sont proposés comme les fruits sculptés, les fleurs pochées, les cookies ainsi que des viennoiseries aussi belles que bonnes. Cette ouverture marque une nouvelle ère pour ce Palace monégasque qui continue à se moderniser et d’attirer les gourmets de tout âge. En effet, cette ouverture a suscité un réel engouement sur les réseaux sociaux ainsi qu’à Monaco. On a pu observer de longues files d’attente et des clients venant de toute la région. 

    À côté de la boutique, on peut prendre place dans le café Cédric Grolet qui conjugue excellence et raffinement. Ouvert dès 9h30, il est possible de s’installer pour un petit déjeuner, un déjeuner ou un tea time.

  • The Long Walk : une marche sans fin, mais sans une minute d’ennui

    The Long Walk : une marche sans fin, mais sans une minute d’ennui

    Adapter The Long Walk de Stephen King, c’était un défi presque impossible : comment transformer une marche interminable en deux heures de cinéma haletant ? Et pourtant, Francis Lawrence réussit le pari. Le film ne lâche jamais le spectateur : pas une minute d’ennui, pas un souffle inutile.

    Le duo central, Cooper Hoffman (Licorice Pizza) et David Jonsson (Rye Lane),  porte tout le récit. Deux étoiles montantes du cinéma américain, deux présences opposées mais complémentaires : Hoffman, fragile et obstiné, fait de Ray Garraty un adolescent brisé mais lumineux ; Jonsson, lui, apporte la lucidité et la tendresse qui empêchent le film de sombrer dans la pure cruauté. Leur lien, né au milieu du désespoir, donne une âme à cette dystopie. On croit à leur fraternité, à leur colère, à leurs silences, et c’est ce qui rend le film si touchant.

    Francis Lawrence (à qui l’on doit Hunger Games : The Ballad of Songbirds and Snakes) met en scène une Amérique futuriste, obsédée par le spectacle et la mort. Chaque plan respire la tension : routes infinies, lumière blanche, caméras omniprésentes. Mais au-delà de la critique sociale, The Long Walk parle surtout de résistance : continuer à avancer quand tout s’écroule.

    C’est une belle adaptation, respectueuse du roman sans le copier. Lawrence resserre l’action, modernise les dialogues, et parvient à rendre la marche captivante. L’émotion monte pas à pas, jusqu’à une dernière scène bouleversante, suspendue entre liberté et fatalité.

    Rarement un film de Stephen King aura été aussi sobre, aussi humain. The Long Walk ne montre pas l’horreur, il la fait ressentir, et c’est ce qui le rend inoubliable.

    Sortie en salle le 12 septembre 

    Par Francis Lawrence (109 minutes)

    Crédit Photo : Lionsgate

  • Prunier, adresse mythique mise au goût du jou

    Prunier, adresse mythique mise au goût du jou

    Maison pour amateurs de caviars depuis 1924, Prunier se modernise aujourd’hui sous l’impulsion de Benjamin Patou. 

    Le restaurant a gardé sa façade Art Deco ainsi que son magnifique intérieur classés tous les deux aux monuments historiques. Tout en conservant son âme d’ époque ainsi que ses plats emblématiques Prunier se réinvente et se met au goût du jour avec un bar à cocktails tendance et dégustation sur le pouce ainsi qu’une très belle carte tournée vers les produits de la mer, orchestrée par Romain Fornell, chef étoilé à Barcelone. 

    Vous pourrez choisir de vous installer au rez de chaussée ou à l’étage dans un décor plus intimiste réalisé par l’ architecte d’intérieur Lazaro Violan. Un large choix de caviars et de taramas sont proposés ainsi que différents types d’œufs dont l’iconique œuf Christian Dior. 

  • Jacob Elordi, plus Frankenstein que De Niro ?

    Jacob Elordi, plus Frankenstein que De Niro ?

    Nous avons vu le film en avant-première au Grand Rex, en compagnie du cast et du réalisateur avant la sortie officielle de Frankenstein sur Netflix. 

    Quand Robert De Niro endossait le rôle de la créature dans Mary Shelley’s Frankenstein (1994), on saluait son audace physique mais on restait à distance : son monstre parlait, pensait, criait, mais restait De Niro, l’acteur charismatique, massif, presque trop humain pour incarner l’innocence tragique du mythe.

    Trente ans plus tard, Jacob Elordi, sous la direction de Guillermo del Toro, renverse le prisme. Son Frankenstein n’est plus un corps recousu de rage, mais une âme égarée dans la chair. Au Grand Rex, la salle retenait son souffle : derrière les prothèses, les cicatrices, on distingue un regard, celui d’un être qui apprend à exister. Là où De Niro imposait la force, Elordi choisit la fragilité. Il fait de la monstruosité une prière : le besoin d’être vu, reconnu, aimé.

    Del Toro filme son corps comme un poème de couture et de douleur. Chaque plan respire la mélancolie romantique chère à Mary Shelley, loin de la grandiloquence gothique de Branagh. Ici, le monstre n’est plus effrayant, il est émouvant ; il ne tue pas, il cherche à comprendre.

    Quand De Niro jouait Frankenstein, on parlait de performance.

    Quand Elordi le joue, on parle d’incarnation.

    C’est toute la différence entre faire le monstre et être le monstre.

    Sortie sur Netflix le 7 novembre.

    Par Guillermo Del Torro (150 minutes)

  • Stablecoins sous la loupe des banques centrales : entre promesse de stabilité et peur du chaos

    Stablecoins sous la loupe des banques centrales : entre promesse de stabilité et peur du chaos

    Les « stablecoins »,  cryptomonnaies adossées à des devises ou actifs stables,  suscitent l’attention croissante des banques centrales.  Si elles offrent la promesse d’un moyen de paiement numérique rapide et global, elles incarnent aussi le risque d’un effondrement en chaîne, faute de réserves tangibles ou d’une régulation adéquate. Dans l’UE, le régime Markets in Crypto‑Assets Regulation (MiCA) est un pas en avant, mais l’attention se porte désormais sur les émetteurs étrangers et les mécanismes de « run ». Pour les banques centrales, la question est cruciale : comment intégrer ces instruments dans un système déjà fragile, sans perdre le contrôle de la politique monétaire ? La promesse de stabilité numérique côtoie la peur du chaos,  un équilibre délicat pour l’avenir financier.

  • Les failles de la régulation crypto mondiale selon le FSB : la souveraineté numérique en suspens

    Les failles de la régulation crypto mondiale selon le FSB : la souveraineté numérique en suspens

    Le Financial Stability Board (FSB) alerte : les lacunes réglementaires globales dans le secteur crypto persistent, malgré les progrès annoncés.  Face à l’essor des actifs numériques et à leur nature transfrontière, l’absence d’un cadre harmonisé met en danger la stabilité financière. Pour l’Europe, comme pour tout État, la souveraineté numérique n’est pas assurée tant que des acteurs, lieux d’émission ou plateformes, échappent à une supervision stricte. Cette régulation en suspens ouvre la voie à des arbitrages réglementaires, des flux non contrôlés, et potentiellement à des chocs systémiques. La souveraineté numérique s’affirme donc aussi comme question de législation, de coordination internationale et de capacité à anticiper les technologies financières de demain.

  • Épidémie bovine, fondations rurales fragiles : quand la crise gagne les prairies

    Épidémie bovine, fondations rurales fragiles : quand la crise gagne les prairies

    L’apparition de la Lumpy Skin Disease (maladie de la peau bosselée) parmi les troupeaux européens révèle des failles profondes : elles ne sont plus seulement agricoles mais structurelles. Bien que la France n’ait pas (ou pas encore) été frappée de plein fouet, le phénomène rappelle que la vulnérabilité sanitaire s’inscrit dans un contexte de fragilité rurale : élevages dépendants, réseaux logistiques tendus, services vétérinaires sous pression. La crise bovine devient symbole : quand les fondations rurales vacillent, l’économie nationale peut être ébranlée. Il faut y voir un avertissement : la souveraineté alimentaire et productive, si elle veut être réelle, suppose des défenses solides contre les chocs externes (« épizooties », géopolitique, climat). L’épidémie, au-delà de son impact immédiat, met en valeur la nécessité de renforcer les maillons faibles d’un pays qui veut rester producteur, pas uniquement consommateur.

  • Bouclier spatial européen : l’Europe redécouvre la souveraineté par le haut

    Bouclier spatial européen : l’Europe redécouvre la souveraineté par le haut

    Face aux rivalités géopolitiques croissantes, l’Europe cherche à se doter d’un bouclier spatial autonome. Le projet vise à renforcer sa capacité de surveillance, de communication et de navigation sans dépendre des gros acteurs extérieurs. Cette démarche traduit une prise de conscience : la souveraineté ne passe plus uniquement par les frontières terrestres, mais par l’espace. Pour les États membres, c’est une occasion de consolider l’industrie, d’affirmer l’indépendance stratégique et de créer des synergies industrielles. Mais le défi est double : financier (les coûts sont élevés) et politique (les divergences nationales persistent). En redécouvrant la souveraineté par le haut, l’Europe s’engage dans un nouveau chapitre où technologies, défense et autonomie se répondent. Ce bouclier spatial pourrait devenir un symbole fort d’une Europe qui ne se contente plus de suivre, mais veut peser.