Circle frappe un coup stratégique avec USDCx, une déclinaison de l’USDC intégrant une confidentialité programmable grâce aux preuves à connaissance nulle. Objectif : résoudre le paradoxe central de la blockchain moderne, transparence radicale pour les idéologues, opacité fonctionnelle pour les institutions.
Avec USDCx, les transactions peuvent être chiffrées par défaut, rendant invisibles montants et contreparties, tout en conservant une porte de conformité pour les autorités et l’émetteur. Autrement dit : visibilité pour le régulateur, discrétion pour les acteurs économiques. Une architecture pensée pour les entreprises, les banques et les États, pas pour les cypherpunks.
Ce n’est pas un retour au secret bancaire au sens suisse, mais sa mutation cryptographique. Circle ne défie pas la régulation : elle l’absorbe dans le code. USDCx marque ainsi une étape clé dans l’institutionnalisation des stablecoins, non plus comme gadgets financiers, mais comme infrastructure monétaire crédible, compatible avec les exigences du pouvoir.
