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  • Rio Tinto au cœur de la bataille des métaux

    Rio Tinto au cœur de la bataille des métaux

    Le géant minier Rio Tinto se retrouve en première ligne d’un monde où l’accès aux matières premières stratégiques devient une compétition sans merci. Alors que la transition énergétique s’accélère, la demande en cuivre, aluminium, lithium ou minerai de fer explose. Les États et les grands groupes se livrent à une course discrète mais acharnée pour sécuriser des contrats, des mines et des infrastructures, en Afrique, en Amérique latine comme en Australie.

    Les derniers résultats et annonces stratégiques de Rio Tinto montrent un groupe prêt à assumer cette brutalité du marché. Entre inflation des coûts, exigences environnementales plus strictes et pression des communautés locales, chaque nouveau projet devient un test de résilience. Les incidents récents dans le secteur, des tensions sociales aux controverses sur l’impact écologique de certaines exploitations, rappellent que la licence d’opérer n’est jamais acquise.

    Parallèlement, la Chine, premier consommateur mondial de métaux, consolide ses positions en négociant en amont sur les projets miniers, ce qui renforce la nécessité pour les acteurs occidentaux de réagir. Rio Tinto doit composer avec cette réalité géopolitique en diversifiant ses partenariats et en sécurisant de nouveaux gisements, tout en répondant aux investisseurs qui exigent des trajectoires climatiques crédibles et des pratiques plus transparentes.

    Dans ce contexte, la valorisation boursière du groupe devient le reflet d’un double pari. D’un côté, celui d’une demande de long terme soutenue par les plans climat des grandes économies. De l’autre, la capacité à livrer ces volumes sans multiplier les dérapages opérationnels ni les crises d’image. La mine redevient un terrain de puissance, et Rio Tinto, comme ses concurrents, avance dans un environnement où chaque erreur se paie cher, mais où chaque gisement bien exploité peut devenir un atout stratégique majeur pour des décennies.

  • La Turquie se place dans l’Ukraine d’après guerre

    La Turquie se place dans l’Ukraine d’après guerre

    Ministre des Affaires Etrangères Hakan Fidan avec Rustem Umerov, Secretaire Général de la Sécurité Nationale d’Ukraine

    Ankara avance ses pions pour peser dans le futur visage d’une Ukraine post conflit. Entre partenariat avec l’Union européenne et maintien de canaux ouverts avec Moscou, la diplomatie turque cultive une posture d’équilibriste assumée. Candidate officielle à l’UE depuis des années mais en froid avec Bruxelles sur de nombreux dossiers, la Turquie utilise le dossier ukrainien pour réaffirmer sa centralité stratégique entre mer Noire, Méditerranée et Caucase.

    Depuis le début de la guerre, Ankara a multiplié les gestes ambivalents. D’un côté, elle a livré à Kiev des drones devenus emblématiques, joué les médiateurs pour les accords céréaliers et fermé les détroits aux navires de guerre. De l’autre, elle a maintenu un lien économique étroit avec la Russie, qui reste un partenaire énergétique et commercial majeur. Cette double posture lui permet aujourd’hui de se positionner comme interlocuteur incontournable pour la reconstruction de l’Ukraine comme pour la future architecture de sécurité en Europe orientale.

    Pour l’Union européenne, la Turquie est à la fois un partenaire nécessaire et un voisin difficile. Sa capacité à contrôler les flux migratoires, à sécuriser une partie du flanc sud-est de l’OTAN et à dialoguer avec Moscou lui donne un poids considérable dans les négociations en coulisses. Dans la perspective d’une Ukraine rapprochée de l’UE, voire candidate à l’adhésion, Ankara peut offrir des corridors logistiques, des coopérations industrielles et une expertise militaire qui compteront au moment de rebâtir les infrastructures, l’énergie et la défense du pays.

    Cette stratégie comporte toutefois des risques. La Turquie doit veiller à ne pas apparaître comme trop complaisante envers Moscou, au risque de braquer les capitales européennes, tout en préservant ses intérêts économiques avec la Russie. Elle cherche à transformer cette position délicate en avantage, en se présentant comme puissance pivot dans la région des mers Baltique, Noire et Caspienne.

    Dans l’Ukraine d’après guerre, Ankara espère ainsi devenir un acteur clé, capable d’influencer à la fois le calendrier de la reconstruction et les nouveaux équilibres de sécurité continentale.

  • Black Friday américain dopé par l’IA

    Black Friday américain dopé par l’IA

    Le Black Friday 2025 vient de battre un nouveau record aux États Unis avec 11,8 milliards de dollars dépensés en ligne en une seule journée, selon Adobe Analytics. Les ventes progressent de plus de 9% par rapport à 2024, confirmant la montée en puissance durable du commerce en ligne malgré un contexte économique encore tendu.

    La grande nouveauté de cette édition est le rôle central de l’intelligence artificielle. Les outils de recommandation et d’assistance à l’achat, intégrés aux plateformes des géants de la distribution, ont généré une explosion du trafic guidé par l’IA, en hausse de plus de 800% sur certains sites. Ces agents conversationnels et moteurs de recherche intelligents aident les consommateurs à trouver les meilleures offres, à comparer les produits et à filtrer des catalogues devenus gigantesques. Ils automatisent aussi les listes de cadeaux et les alertes de prix, ce qui accélère et fluidifie les décisions d’achat.

    Les chiffres confirment aussi le basculement vers le mobile. Une majorité des transactions a été réalisée sur smartphone, encouragée par des parcours de paiement simplifiés et par la montée des solutions de type Buy Now Pay Later, qui permettent d’étaler les dépenses dans un contexte de budget serré. Les catégories phares restent l’électronique, les jouets et les équipements de maison, avec des rabais qui atteignent près de 30% sur certains segments.

    Pour les marchés, ce Black Friday record envoie un signal ambigu. D’un côté, il illustre la résilience du consommateur américain, prêt à profiter des promotions malgré l’inflation et des taux encore élevés. De l’autre, il consacre la dépendance croissante du commerce à des algorithmes capables de capter l’attention et de piloter le panier moyen. Les distributeurs qui maîtrisent le mieux l’IA et la donnée semblent avoir creusé l’écart, transformant la saison des fêtes en test grandeur nature du commerce de demain.

  • Un menu étoilé à 55€ à l’Atelier Robuchon Etoile

    Un menu étoilé à 55€ à l’Atelier Robuchon Etoile

    Ouvert rive gauche depuis 2003 avec un concept original et novateur inspiré des bars à tapas espagnols, Joël Robuchon régale le tout Paris depuis 2010 rive droite, au sous sol du Drugstore. Ce restaurant à la décoration contemporaine noire et rouge est raffiné et cosy. Il est possible de s’installer à table ou face aux cuisines ouvertes au comptoir pour un moment chaleureux en interaction avec la brigade.

    Depuis l’ouverture c’est une grande réussite avec des mets savoureux, des assiettes en mini portions pour pouvoir goûter à plusieurs préparations et différents menus. Le Chef Éric Bouchenoire, Meilleur Ouvrier de France, étant le plus proche collaborateur de Robuchon depuis ses débuts, porte aujourd’hui son héritage culinaire, depuis le décès de Joel Robuchon en 2018. Il a su garder l’empreinte du célèbre Chef, à savoir une cuisine authentique, respectant le produit.

    À l’Atelier Etoile, pas de démonstration culinaire pour épater, pas de mélanges invraisemblables juste le goût du produit avec une cuisine Vraie et authentique, avec un savoir-faire unique concernant les sauces et les assaisonnements. Avec une Étoile au guide Michelin, il est possible de déjeuner pour 55 euros, un des menus étoilés les moins chers de Paris. Il faut souligner que ce menu n’est pas imposé, ce qui est rare. En effet, on peut composer son repas selon ses envies avec un choix de 4 entrées froides, 4 entrées chaudes, 8 plats et 4 desserts.

    On retrouve des incontournables comme la Daurade Royale en carpaccio au caviar de Sologne, les spaghettis au homard (supplément 15euros), le potiron en velouté ravioles de chèvre et graines de courges, une belle pêche du jour ou un filet de bœuf en tournedos (supplément 15euros). Tous les plats sont accompagnés de la célèbre et unique purée Robuchon servie à discrétion. Ce menu est incontestablement incroyable question qualité prix. Le serveur aux petits soins tout au long du repas ne manque pas d’apporter un amuse bouche au foie gras et une corbeille de différents sortes de pains sortant du four.

    Le menu change et évolue au gré des saisons. Les desserts sont variés et gourmands avec des classiques revisités comme le Paris Brest aux noisettes du Piémont, un des desserts préféré de Joël Robuchon, ou le clafoutis à la mangue et fruits de la passion, sorbet fruits exotiques. Pour conclure ce déjeuner de délicieuses madeleines au yuzu sont servies chaudes accompagnées de quelques chocolats ou pâtes de fruits.

    Pour les gourmets avertis ou pour une occasion particulière, le Menu Signature à 220 euros permet de découvrir les plats emblématiques de Robuchon. Le Chef Éric Bouchenoire s’inscrit dans l’air du temps en proposant également un menu végétarien à 110 euros tout aussi délicieux.

    Le service est courtois, détendu et professionnel. Il s’agit d’ une table incontournable à Paris, où il est difficile de se lasser des plats et du lieu.

    Note de la rédaction : 8/10
    Adresse : 133 avenue des Champs Élysées, 75008, Paris
  • La réserve d’or italienne sous pression

    La réserve d’or italienne sous pression

    Les réserves d’or de la Banque d’Italie, les quatrièmes du monde, ne sont plus un simple coussin de sécurité monétaire, elles deviennent un enjeu politique brûlant. À Rome, le débat sur l’usage de ce stock de près de 2 500 tonnes ressurgit alors que la dette publique reste parmi les plus élevées de la zone euro et que la croissance peine à décoller. Dans un contexte où les taux de la BCE restent élevés et où la volatilité financière perdure, cet or apparaît comme un trésor convoité, à la fois par un État en quête de marges de manœuvre et par des partis tentés par une forme de souverainisme financier.

    Pour la Banque d’Italie, la ligne reste ferme. L’or appartient à l’institution et non au Trésor, il ne doit pas se transformer en caisse de secours budgétaire. Cette indépendance est un pilier de la crédibilité italienne auprès des marchés, au moment où les spreads sur la dette transalpine se retendent à chaque signal de dérive politique à Rome ou de durcissement monétaire à Francfort.

    Au niveau européen, la question dépasse le seul cas italien. Les réserves d’or des banques centrales ont retrouvé un rôle stratégique, à l’heure où le dollar reste dominant mais contesté, et où les tensions géopolitiques poussent de nombreux pays à renforcer leurs actifs tangibles.

    Alors que le métal jaune flirte avec des sommets historiques, toute hypothèse de vente massive d’or italien serait scrutée de près par les investisseurs, avec un risque de déstabilisation des marchés obligataires et d’un nouveau bras de fer entre Bruxelles, Francfort et Rome. Décider de toucher à ce stock, ce serait envoyer un signal puissant sur la tr

  • Insaisissables 3 remet la magie au centre du jeu

    Insaisissables 3 remet la magie au centre du jeu

    Après Insaisissables (2013) et Insaisissables 2 (2016), la franchise revient avec Insaisissables 3 (Now You See Me: Now You Don’t), nouvel épisode qui prolonge sans complexe la formule d’origine : casse spectaculaire, illusions démesurées et plaisir assumé de tromper le spectateur.

    Les deux premiers films avaient posé les bases d’un univers où les Quatre Cavaliers utilisaient leur art pour dénoncer la corruption à coups de shows géants. Ce troisième opus s’inscrit dans la continuité : la nouvelle mission consiste à dérober le « Diamant-Cœur », joyau au centre d’un vaste réseau criminel.

    La grande force du film réside dans son casting impressionnant, véritable pont entre deux générations. Côté “anciens”, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Lizzy Caplan et Morgan Freeman reprennent leurs personnages emblématiques. Face à eux, une nouvelle garde d’illusionnistes emmenée par Justice Smith, Dominic Sessa et Ariana Greenblatt vient bousculer les codes. L’ensemble est complété par Rosamund Pike, glaçante en femme d’affaires compromise, et un caméo de Mark Ruffalo.

    Ce choc des générations se transforme progressivement en équipe inédite, dont l’énergie commune ouvre la voie à une dynamique de groupe particulièrement réjouissante. Le casting, véritable 10/10, parvient à rendre cohérent le moindre embouteillage narratif : c’est exactement le type de désordre dans lequel il est agréable de se laisser entraîner.

    Les scènes de magie demeurent le cœur du spectacle. Les tours, cartes, hologrammes, braquages impossibles, sont mis en scène avec une virtuosité ludique : parfois invraisemblables, mais toujours divertissants. Le film fonctionne comme une “requel” qui n’essaie pas de moderniser à tout prix ses prédécesseurs : il se présente plutôt comme un nouvel épisode parfaitement aligné avec l’esprit de la saga, ce qui en fait un divertissement très accessible.

    Le scénario, avec un twist final peu surprenant, n’atteint pas les sommets du genre. Le script n’a rien d’un grand thriller, mais il reste efficace, rythmé et ponctué de répliques qui déclenchent régulièrement les rires en salle. Les tours sont inventifs, la dynamique intergénérationnelle fonctionne mieux qu’attendu, et l’ensemble maintient l’attention du spectateur du début à la fin.

    Film léger, parfois farfelu, Insaisissables 3 assume pleinement son statut de divertissement spectaculaire : un plaisir coupable… et assumé.

    En salle en France depuis le 12 novembre 2025.

    Réalisé par : Ruben Fleischer

    Durée : 112 minutes

    Note de la rédaction : 4,5+/5 pour un divertissement magique et généreux.

  • La France face au vertige du berceau vide

    La France face au vertige du berceau vide

    Les dernières données de natalité confirment un basculement démographique profond. En 2024, environ 663 000 bébés sont nés en France, soit plus de 20 % de moins qu’en 2010, et l’indicateur de fécondité est tombé autour de 1,62 enfant par femme, bien en deçà du seuil de renouvellement des générations.

    Cette chute s’enracine dans le quotidien d’une jeunesse prise en étau entre crises et incertitudes. La génération Z avance dans la vie adulte avec un rapport différent au couple, à la parentalité et au temps. Hyperconnectée, exposée en continu à l’anxiété climatique, aux crises géopolitiques et à la précarité économique, elle repousse les projets jugés irréversibles, au premier rang desquels la naissance d’un enfant.

    Le logement devient un verrou central. Dans les grandes villes, les loyers et les prix à l’achat grimpent plus vite que les salaires, rendant l’accès à un espace suffisamment grand pour une famille de plus en plus difficile. Les trajectoires professionnelles se fragmentent, les contrats courts se multiplient, l’ascenseur social semble en panne. La décision d’agrandir la famille se heurte à une impression de sol trop mouvant.

    Le numérique modifie aussi les imaginaires. Les réseaux sociaux exposent à d’autres modes de vie, d’autres rythmes, d’autres priorités. La parentalité y apparaît à la fois idéalisée et épuisante, exigeant temps, argent et disponibilité mentale. Dans ce contexte, beaucoup préfèrent consolider leur autonomie personnelle, voyager, se former, changer de voie, plutôt que de se projeter rapidement dans la vie de parents.

    Ce mouvement n’en est qu’à ses débuts, préviennent les démographes. Si la tendance se poursuit, la France devra composer avec une société plus vieillissante, des tensions accrues sur les systèmes de retraite et de santé, mais aussi une redéfinition possible des politiques familiales et du rapport au travail. Le débat à venir dépassera la simple arithmétique des naissances pour toucher à la manière dont la société veut soutenir le désir d’enfant dans un monde perçu comme instable.

  • Cryptos à Quitte ou Double en décembre

    Cryptos à Quitte ou Double en décembre

    Décembre devrait s’ouvrir comme un tournant pour le marché des actifs numériques, au croisement d’une actualité macroéconomique et politique explosive. Les investisseurs scrutent désormais chaque indice permettant d’anticiper la direction future des taux. Une baisse des taux directeurs raviverait l’appétit pour le risque en réinjectant de la liquidité sur les marchés financiers, ce qui profiterait directement au Bitcoin et aux principales altcoins. À l’inverse, le maintien d’une politique monétaire restrictive continuerait de peser sur les valorisations et d’alimenter la nervosité des opérateurs.

    Les rendements obligataires et l’indice du dollar américain restent au cœur de cette équation, car leurs variations traduisent en temps réel les anticipations de marché vis-à-vis de la Réserve fédérale. Chaque statistique d’inflation ou de croissance publiée en décembre peut ainsi rebattre les cartes et déclencher des mouvements violents sur le marché crypto.

    Le climat politique ajoute une couche supplémentaire de tension. Donald Trump, de retour au centre du jeu, doit désigner le prochain président de la Fed. Ce choix orientera la trajectoire des taux pour les années à venir et pourrait redéfinir le rapport de force entre actifs traditionnels et actifs numériques. Dans le même temps, de nouvelles décisions budgétaires à Washington, après l’épisode du shutdown, peuvent modifier les flux de capitaux et l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale.

    Sur le terrain, la réalité reste celle d’une volatilité extrême. La récente chute fulgurante du Bitcoin vers les 86 000 dollars, accompagnée de liquidations massives sur les produits dérivés, rappelle que la liquidité peut se contracter brutalement. Pour les traders comme pour les investisseurs de long terme, décembre impose une discipline accrue, une gestion du levier rigoureuse et une vigilance constante face à un environnement où chaque annonce peut déclencher une nouvelle secousse.

  • Zootopie 2, le grand retour feel good

    Zootopie 2, le grand retour feel good

    Neuf ans après le premier volet, Zootopie 2 débarque enfin en salle et réussit un pari délicat pour une suite très attendue. Le film retrouve l’énergie éclatante de la ville animalière attachante du catalogue Disney, tout en poussant un peu plus loin le jeu des références et des émotions. Judy Hopps, la lapine la plus déterminée du cinéma, et Nick Wilde, renard au grand cœur, replongent dans une enquête qui les mène cette fois jusque dans les méandres de leur propre duo.

    L’animation brille par sa richesse et ses détails, avec des quartiers de Zootopie encore plus vivants, des néons qui claquent et des foules animales qui grouillent dans chaque coin de l’écran. La mise en scène joue avec le rythme, enchaînant poursuites, gags visuels et petits moments de pause tendre qui laissent souffler les plus jeunes sans ennuyer les adultes. On retrouve ce mélange subtil d’humour et de tendresse qui faisait le charme du premier film, avec une touche supplémentaire de maturité.

    Les clins d’œil aux spectateurs adultes sont nombreux. Quelques scènes de thérapie de couple façon buddy movie inversé, des répliques à double lecture et des références à la culture pop glissées dans le décor ajoutent une seconde couche de lecture, sans jamais exclure les enfants. Les thématiques restent accessibles, centrées sur l’amitié, la confiance et la façon dont on grandit ensemble sans perdre ce qui nous définit. Le film trouve un équilibre agréable entre comédie légère et moments plus touchants, qui résonneront autant chez les nostalgiques du premier opus que chez les nouveaux venus.

    Sortie en salle en France : 26 novembre 2025

    Réalisé par Jared Bush et Byron Howard

    Durée : 107 minutes

    Note de la rédaction : 4/5 pour un long métrage d’animation drôle, chaleureux et réconfortant, à savourer, peu importe l’âge.

    Crédit photo : Disney Enterprises

  • Lucas Philippe, nouveau président d’INTERPOL

    Lucas Philippe, nouveau président d’INTERPOL

    Le Français Lucas Philippe a été élu président d’INTERPOL lors de l’Assemblée générale de l’organisation tenue à Marrakech, succédant à l’Émirati Ahmed Naser Al-Raisi, dont le mandat avait été marqué par plusieurs controverses. À 53 ans, cet ancien de la police judiciaire française prend la tête d’une institution secouée par des critiques récurrentes sur l’usage politique des notices rouges et la gouvernance interne.

    Issu de la brigade criminelle de Paris, passé par Marseille puis par l’Office anti-stupéfiants, Lucas Philippe a également exercé à l’international, notamment en Libye, en Asie du Sud-Est et au sein de missions de coopération européenne. Depuis un an, il représentait l’Europe au comité exécutif d’INTERPOL, où il défendait une ligne centrée sur l’efficacité opérationnelle et la lutte contre la criminalité transnationale organisée.

    Son élection intervient dans un moment clé : explosion de la cybercriminalité, recrudescence des trafics et multiplication des attaques hybrides impliquant des acteurs privés ou étatiques. Philippe promet de renforcer l’échange d’informations entre polices nationales et de recentrer l’organisation sur ses missions techniques, loin des tensions diplomatiques qui l’ont fragilisée.

    Même si le rôle est largement honorifique, le pouvoir exécutif restant au secrétaire général, son mandat sera scruté de près, la crédibilité d’INTERPOL dépendant désormais de sa capacité à restaurer la confiance entre États membres.