Étiquette : à la une

  • SFR s’enfonce et attise l’appétit de ses concurrents

    SFR s’enfonce et attise l’appétit de ses concurrents

    SFR continue de s’affaiblir sur le marché français des télécoms, avec une nouvelle baisse de 9 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, désormais limité à 2,3 milliards d’euros. Le résultat opérationnel recule lui aussi de 11 %, à 764 millions, confirmant l’érosion persistante de l’opérateur. Malgré un gain de 44 000 abonnés sur le mobile, la dynamique reste négative, notamment sur le fixe où SFR enregistre 32 000 départs supplémentaires.

    Cette fragilité attise l’intérêt de ses rivaux. Orange, Bouygues Telecom et Free suivent la situation avec attention, chacun envisageant un possible mouvement de consolidation. Mais la dégradation continue de SFR pourrait pousser ces acteurs à revoir leurs ambitions à la baisse, en particulier sur la valorisation.

    Le secteur des télécoms français se trouve ainsi à un tournant : arbitrages stratégiques, repositionnements et pressions concurrentielles laissent entrevoir une recomposition du marché dans les mois à venir.

  • Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion

    Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion

    Mercredi 26 novembre 2025, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Nicolas Sarkozy concernant l’Affaire Bygmalion, confirmant définitivement sa condamnation pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

    En février 2024, la cour d’appel de Paris l’avait condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme aménageables, pour avoir dépassé les plafonds légaux de dépenses électorales via un montage factice via l’agence de communication.

    Avec ce rejet du pourvoi, la condamnation devient irrévocable. L’ancien président devra bientôt rencontrer le juge en charge de l’application des peines pour déterminer les modalités d’exécution, bracelet électronique, semi-liberté ou aménagement, en fonction de son âge.

  • CleanSpark pulvérise ses records et pivote vers l’IA

    CleanSpark pulvérise ses records et pivote vers l’IA

    CleanSpark, géant américain du minage de Bitcoin, signe une année 2025 hors norme avec un chiffre d’affaires de 766,3 millions de dollars, en hausse de 102 %, malgré un marché crypto sous pression. Cette performance marque l’une des croissances les plus rapides du secteur.

    Le groupe doit ce bond spectaculaire à une stratégie double : renforcer sa puissance de minage tout en réorientant une part croissante de ses infrastructures vers l’intelligence artificielle. CleanSpark dépasse désormais les 50 EH/s de hashrate actif et affiche une augmentation de 43 % de sa puissance sous contrat, consolidant son rôle majeur dans l’écosystème Bitcoin.

    Parallèlement, l’entreprise a levé 1,15 milliard de dollars via des obligations convertibles afin d’accélérer son expansion énergétique et développer des datacenters hybrides combinant mining et IA.

    Ce pivot vers l’IA transforme CleanSpark en acteur stratégique du calcul intensif, capable d’amortir les cycles du Bitcoin tout en capturant la croissance explosive du marché de l’intelligence artificielle.

  • La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    Direction le 7ème étage de l’hôtel Cheval Blanc, pour accéder à la table italienne de ce palace parisien. La Langosteria, déjà installée à Milan, s’offre les mets les plus délicats de la Méditerranée et de la Botte au cœur de la capitale.

    Le restaurant est un écrin de luxe avec une vue à couper le souffle à 360 degrés. L’architecte Peter Marino s’est chargé de la décoration, mettant en avant des matériaux précieux comme le marbre, le laiton et le bois. La salle sophistiquée  s’articule autour d’un bar à huîtres et fruits de mer. L’accueil et le service sont dignes des plus grandes tables parisiennes tout en gardant un esprit trattoria détendu.

    Le Chef de la Langosteria, Michèle Biassoni a pour mantra la technique et le respect du produit,  les travaillant dans leur plus simple appareil, comme son homard bleu nature. Véritable ode aux poissons et crustacés, le Chef propose le meilleur des produits de la Méditerranée ainsi que des recettes traditionnelles italiennes revisitées version gastro.

    La carte est riche et variée avec une belle proposition d’huîtres, ainsi qu’un  menu  à 122 euros pour le déjeuner composé des plats signatures qui ont fait la renommée de ce restaurant. Michele Biassoni innove en fonction des saisons. En ce moment, il annonce un délicieux carpaccio de noix de Saint Jacques et oursins de Galice (48e) ainsi qu’un tartare de langoustines et foie gras réduction au Sauternes (44e). De magnifiques poissons de la pêche du jour sont également proposés comme le bar de ligne en croûte de sel avec cime di râpa ou les gambero rosso royales au charbon sauce all l’arabbiata (78e).
    Les plats phares sont sans aucun doute les pâtes, toujours dans un esprit iodé comme les paccheri bar de ligne câpres olives et citron confit. La truffe blanche d’Alba s’invite également à table avec des taglioni al burro et tartufo bianco d’ Alba (140e).
    Une carte de desserts de haute volée est concoctée par Maxime Frédéric, élu meilleur pâtissier du monde en 2025. Mention spéciale pour la torta Della Nonna Rosa (28e). La carte des vins n’est pas en reste proposant plus de 900 références, mettant en avant les vins italiens et faisant la part belle aux petits producteurs comme aux grands noms.
    La Langosteria est devenue une adresse incontournable dans la capitale aussi bien pour un déjeuner au comptoir que pour une occasion spéciale.

    Note de la rédaction 8/10
    Crédit photos : ABH
  • Auchan change de visage

    Auchan change de visage

    La grande distribution française s’apprête à vivre un nouveau séisme. D’ici fin 2026, la quasi-totalité des supermarchés Auchan de l’Hexagone, hors Corse, doit passer en franchise sous les enseignes Intermarché et Netto. Près de 300 magasins sont concernés par cet accord entre le groupe Mulliez et Les Mousquetaires. Les points de vente conserveront pour l’instant leurs équipes et une partie de leur offre, mais adopteront progressivement les gammes, la politique commerciale et les marques de distributeur d’Intermarché ou de Netto.

    Pour Auchan, l’opération permet de se recentrer sur les hypermarchés et le e-commerce, tout en allégeant ses coûts. Pour Intermarché, c’est l’occasion de densifier son maillage territorial et de gagner des parts de marché face à Leclerc et Carrefour.

    Les syndicats s’inquiètent des conséquences sociales et des éventuels changements de conditions de travail. Les consommateurs, eux, devraient voir évoluer progressivement les prix, les promos et l’identité des magasins de quartier qu’ils fréquentaient sous la bannière Auchan.

  • Tentative de trêve humanitaire au Soudan

    Tentative de trêve humanitaire au Soudan

    Au Soudan, les Forces de soutien rapide, puissantes milices paramilitaires engagées depuis 2023 dans une guerre dévastatrice contre l’armée régulière, ont annoncé une trêve humanitaire unilatérale de trois mois. Leur chef affirme vouloir faciliter l’acheminement de l’aide et l’évacuation des civils pris au piège des combats.

    Mais le commandement de l’armée soudanaise a aussitôt jugé cette initiative « inacceptable », l’accusant de n’être qu’une manœuvre de communication destinée à redorer l’image des FSR à l’international. Il appelle au contraire la population à poursuivre la résistance. Sur le terrain, les ONG peinent à vérifier si le cessez-le-feu est réellement observé, dans un pays ravagé par les frappes aériennes, les déplacements massifs et l’effondrement des infrastructures.

    L’ONU et plusieurs capitales occidentales plaident pour transformer cette annonce en véritable cessez-le-feu négocié, seule issue pour freiner une crise humanitaire décrite comme l’une des plus graves au monde.

  • Complot texan pour réduire une île en esclavage

    Complot texan pour réduire une île en esclavage

    Deux jeunes Texans de 20 et 21 ans ont été mis en examen aux États-Unis pour un projet glaçant : envahir l’île haïtienne de La Gonâve, massacrer les hommes et réduire femmes et enfants en esclavage. Selon l’acte d’accusation rendu public par la justice fédérale, ils avaient imaginé une opération quasi militaire, avec achat d’un voilier, d’armes, de munitions et recrutement de sans-abri à Washington comme « mercenaires ».

     Leur objectif assumé était d’instaurer un régime de terreur pour assouvir leurs fantasmes de violences sexuelles. Les enquêteurs ont retrouvé messages chiffrés, plans détaillés et même l’apprentissage du créole haïtien pour préparer la prise de contrôle de l’île. Le complot a été déjoué avant tout passage à l’acte, mais l’affaire révèle la radicalisation violente de certains profils isolés, nourris d’idéologies extrémistes en ligne. Les deux hommes encourent de très lourdes peines pour conspiration en vue de meurtres, enlèvements et production de pornographie infantile.

  • Pression salariale chez Groupama

    Pression salariale chez Groupama

    Chez Groupama, l’heure est à la tension sociale. Dans un contexte d’inflation persistante et de résultats jugés solides, les organisations syndicales estiment que les propositions de la direction en matière de salaires restent insuffisantes. Le groupe d’assurance aurait mis sur la table une hausse générale d’environ 1 %, assortie de quelques mesures complémentaires, loin des revendications portées par les représentants du personnel.

    Ces derniers dénoncent un décrochage du pouvoir d’achat par rapport à d’autres acteurs du secteur financier, qui ont consenti des augmentations plus significatives ces deux dernières années. La direction met en avant la nécessité de préserver la compétitivité du groupe et le coût global de la masse salariale. Les discussions se poursuivent mais la menace de mobilisations, voire de grèves, plane si aucun compromis n’est trouvé rapidement.

    L’issue de ce bras de fer sera scrutée de près dans tout le secteur des assurances, où la question des salaires est redevenue centrale.

  • Le Japon zen face au choc des taux

    Le Japon zen face au choc des taux

    La hausse historique des taux de la dette japonaise agite les marchés mais le gouvernement de Tokyo affiche une sérénité calculée. Alors que les rendements des obligations souveraines grimpent à des niveaux inédits depuis des décennies, les autorités japonaises maintiennent un discours de maîtrise et de continuité.

    Cette hausse des taux s’inscrit dans un contexte de normalisation monétaire progressive après des années de politique ultra accommodante. La Banque du Japon doit composer avec une inflation plus durable, des pressions sur le yen et une surveillance accrue des marchés internationaux. Chaque mouvement de taux est scruté, tant il peut influencer les flux de capitaux mondiaux et les stratégies de portage de nombreuses institutions.

    Malgré cette tension, Tokyo joue la carte de la patience. Le gouvernement insiste sur la solidité de l’économie japonaise, la capacité du système financier à absorber des taux plus élevés et la volonté de préserver la soutenabilité de la dette sur le long terme. Les responsables soulignent aussi la spécificité du modèle japonais, fondé sur une épargne abondante et un fort ancrage domestique de la dette publique, ce qui limite la dépendance aux marchés étrangers.

    Cette sérénité affichée ne dissipera pas toutes les inquiétudes. La remontée des taux renchérit le coût du service de la dette et pourrait peser sur les marges budgétaires futures. Elle interpelle également les autres grandes banques centrales, qui observent avec attention les conséquences d’une sortie progressive de politiques ultra accommodantes.

    Pour les investisseurs, le cas japonais sert de laboratoire à ciel ouvert. Il illustre les tensions entre inflation, croissance, crédibilité monétaire et soutenabilité budgétaire, dans un pays qui affronte le vieillissement démographique le plus avancé au monde. Reste à voir si la zen attitude de Tokyo tiendra en cas de nouvelle secousse sur les marchés mondiaux.

  • Taxe foncière, coup de frein surprise

    Taxe foncière, coup de frein surprise

    Coup de théâtre dans le dossier explosif de la taxe foncière. Selon le ministère du Logement, le gouvernement envisage désormais de suspendre l’augmentation prévue pour 2026, une hausse qui devait toucher plus de 7,4 millions de logements. Cette marche arrière intervient alors que la grogne montait du côté des propriétaires comme des élus locaux, inquiets de l’effet cumulatif de la pression fiscale et de la flambée des coûts de l’énergie.

    Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a laissé entendre que l’exécutif ne pouvait pas ignorer la fatigue fiscale des ménages, déjà éprouvés par l’inflation et l’augmentation des charges de copropriété. La perspective d’une nouvelle hausse de taxe foncière faisait craindre un décrochage encore plus marqué du marché locatif, avec des bailleurs tentés de se retirer ou d’augmenter fortement les loyers pour compenser.

    La suspension de cette hausse ne signifie pas pour autant un abandon définitif. Elle s’inscrit dans un contexte budgétaire extrêmement tendu, où chaque décision fiscale est scrutée à l’aune des déficits publics et des engagements européens. Le gouvernement cherche un équilibre délicat entre la nécessité de financer les collectivités locales et la protection du pouvoir d’achat des ménages.

    Cette annonce redessine aussi les rapports avec les maires, qui comptent sur la taxe foncière pour boucler leurs budgets. Beaucoup dénoncent un jeu de yoyo fiscal qui complique la planification des investissements, notamment en matière de rénovation énergétique et de logement social.

    Cette inflexion illustre la fragilité de la majorité face à une opinion excédée par la hausse des impôts locaux. À l’approche de nouvelles échéances électorales, l’exécutif tente d’envoyer un signal d’apaisement. Reste à savoir si ce geste symbolique suffira à calmer la colère des contribuables, alors que d’autres hausses, plus discrètes, continuent de s’empiler sur leurs avis d’imposition.