Dans un entretien accordé au Figaro, une économiste réputée résume avec lucidité l’état du monde des cryptomonnaies. Après des années d’euphorie et de promesses d’émancipation financière, le marché semble s’enliser dans une crise de confiance profonde. L’ère du rêve libertaire touche à sa fin.
L’experte décrit un système saturé de spéculation, miné par la volatilité et la concentration du pouvoir entre quelques grandes plateformes. Ce qui devait être une révolution citoyenne s’est mué en un outil aux mains de fonds colossaux et d’investisseurs institutionnels. Les scandales à répétition ont achevé d’entacher l’image d’un écosystème présenté naguère comme l’avenir de la finance.
Pourtant, la technologie sous-jacente, la blockchain, conserve selon elle un potentiel immense. Mais la désillusion est là. Le citoyen moyen ne voit plus dans le bitcoin qu’un pari risqué, un ticket de loterie numérique sans garantie de retour. L’économiste conclut que l’espoir renaîtra peut-être, mais sous d’autres formes, plus sobres, plus régulées. La crypto survit, mais son âge d’or s’estompe dans la poussière des promesses non tenues.
