Catégorie : Culture

  • Wicked For Good : Quand le cinéma retrouve sa magie

    Wicked For Good : Quand le cinéma retrouve sa magie

    Avec Wicked Part Two For Good, Hollywood signe exactement ce que l’on devrait attendre d’un grand film musical contemporain. Une conclusion flamboyante, émouvante et généreuse, portée par un duo d’interprètes qui frôle la perfection. Cynthia Erivo et Ariana Grande n’entrent pas dans la peau d’Elphaba et Glinda, elles semblent littéralement les habiter. Chaque regard, chaque inflexion de voix donne l’impression que ces rôles ont toujours été écrits pour elles.

    Le casting global frôle le sans faute, mais le film appartient clairement à ces deux femmes et à la relation qu’elles tissent à l’écran. Leur amitié, leurs tensions, leurs renoncements et la tendresse qui continue de circuler entre elles même au cœur de la tragédie donnent à cette seconde partie une intensité émotionnelle rare. La mise en scène s’attarde sur les gestes, les détails, les silences entre deux notes, comme si le film tout entier était construit pour honorer cette histoire de lien féminin complexe plutôt qu’un simple spectacle à grand budget.

    La bande son respecte scrupuleusement l’ADN du musical original, sans jamais se contenter d’un copier coller. Les orchestrations gagnent en ampleur, quelques choix d’arrangements offrent une profondeur nouvelle aux thèmes que les fans connaissent par cœur, et les deux chansons originales s’intègrent avec une évidence presque déconcertante. Aucune fausse note, au sens propre comme au figuré. Le final s’impose comme une conclusion à la fois épique et intime, qui referme le cycle avec une douceur inattendue.

    Narrativement, l’histoire est connue. Pourtant, la manière dont elle est filmée et rythmée lui donne une dimension presque nouvelle. Les couleurs éclatantes, les décors baroques, le soin maniaque apporté aux costumes et aux effets visuels rappellent ce que le grand spectacle peut avoir de plus noble quand il est pensé avec intelligence et cœur. On avait oublié à quel point des couleurs franches, un scénario solide, un casting de génie et une mise en scène inspirée pouvaient faire naître cette sensation rare de cinéma total.

    Wicked For Good fait partie de ces œuvres qui justifient pleinement l’expérience en salle. Les nuances vocales, la richesse visuelle, l’ampleur orchestrale prennent toute leur dimension sur grand écran. Le film semble taillé pour la saison des récompenses, et l’on ne peut qu’espérer voir les performances de Cynthia Erivo et Ariana Grande reconnues aux Oscars, tant elles incarnent leurs personnages avec une vérité et une grâce remarquables.

    Si Hollywood souhaite vraiment retrouver la magie qu’il a parfois perdue, c’est dans cette direction qu’il doit regarder. Des films où technique, émotion et amour du matériau se conjuguent pour rappeler pourquoi, au fond, on va encore au cinéma.

    En salle en France depuis le 19 novembre 2025

    Réalisé par Jon M. Chu

    Durée : 137 minutes

    Note de la rédaction : 5/5

    crédit photo : universal pictures

  • Tate McRae si proche du sommet

    Tate McRae si proche du sommet

    Avec So Close To What???, la version deluxe de son troisième album, Tate McRae confirme qu’elle n’est plus une promesse mais l’une des grandes pop stars du moment. Quatre nouveaux titres viennent prolonger un disque déjà salué pour son mélange de pop nerveuse, de RnB vaporeux et de refrains taillés pour les arènes, dans la continuité de ses succès planétaires comme greedy ou Exes.

    Les nouvelles pistes, dont Nobody’s Girl et Anything But Love, montrent une artiste plus assurée, joueuse sur la production, toujours plus précise dans l’écriture des relations toxiques et des obsessions amoureuses. La critique salue un deluxe “cohérent”, qui affine le récit plutôt qu’il ne se contente d’ajouter des chutes de studio.

    À seulement 22 ans, la Canadienne s’impose comme un cas d’école de pop moderne. Ancienne danseuse révélée sur YouTube, elle domine désormais les charts mondiaux, remplit des arénas avec son Miss Possessive Tour et aligne les hits tout en construisant un univers visuel ultra maîtrisé.

    Sa trajectoire vient d’ailleurs d’être entérinée par une première nomination aux Grammy Awards pour Just Keep Watching, titre explosif du soundtrack du film F1 avec Brad Pitt, en lice dans la catégorie Best Dance Pop Recording.

    Avec ce deluxe, Tate McRae consolide une place centrale dans la pop actuelle. Capable de livrer des bangers calibrés pour TikTok comme des morceaux plus sombres et introspectifs, elle apparaît comme une artiste à suivre de très près, déjà installée, mais manifestement encore en pleine ascension.

    https://www.tatemcrae.com

  • Chez Carrie : La chef US apporte le végétal-friendly à Paris

    Chez Carrie : La chef US apporte le végétal-friendly à Paris

    Cheffe américaine de renom, Carrie Salomon vient d’ouvrir sa première table parisienne Chez Carrie.
    C’est dans le deuxième arrondissement, au coeur du quartier Montorgueuil qu’elle s’est installée.
    L’entrée se fait par une rue semi piétonne. Quand on rentre on se sent tout de suite chez soi. Ambiance troquet chaleureux avec une décoration mêlant carrelage, bois ancien, banquette 1950, grand comptoir central vintage et cuisine ouverte.
    Carrie Salomon est en cuisine et prend du temps pour venir discuter avec les clients. C’est un restaurant convivial et détendu.

    En découvrant la carte, on retrouve l’identité de la Cheffe. Elle met à l’honneur une cuisine saine, principalement végétale avec des fermentations et des touches de cuisine américaine. L’établissement s’ inscrit dans l’air du temps, en piochant dans la cuisine californienne et méditerranéenne avec des produits de saison, un sourcing très recherché et un excellent pain de chez Ten Belles.

    Cuisine vivante et pleine de pep’s avec du kimchi, du miso et des légumes lactofermentés venant d’une coopérative biologique. Les protéines animales ne sont pas les pièces maîtresses des plats mais la Cheffe s’en sert volontiers comme condiments ou pour relever le goût d’un légume.
    Vous pouvez venir pour déjeuner, pour un Matcha ou un Horchata l’après midi, pour un apéro healthy comme l’agua Fresca betterave figue ou un dîner.

    La carte est courte et gourmande avec de délicieux beignets de butternut, scarmoza, pickles aïoli citron confit (14euros), des polpettes champignons et céleri rave, différents plats mêlant le chaud et le froid pour un éveil des sens à la dégustation. Plusieurs desserts gourmands sont proposés comme la glace carrot cake (9 euros).

    Le week-end place au brunch avec des assiettes à partager à la carte comme des hasbrowns beurre de langoustine œufs de truite (10euros) ou des soft scrambled eggs cacio e Pepe(14 euros).
    C’est une table créative où tous les mets sont extrêmement bien travaillés avec des jeux de textures mêlant le cru, le frit et pleins de saveurs très originales.

    Chez Carrie a pris sa place dès son ouverture dans le quartier.
  • Taylor Swift n’est pas une unité de mesure

    Taylor Swift n’est pas une unité de mesure

    Depuis quelques années, on ne parle plus de Taylor Swift comme d’une artiste, mais comme d’un mètre étalon. Chaque nouveau titre, chaque album, chaque “phénomène” musical semble devoir passer par la même case : a-t-il détrôné Taylor Swift , a-t-elle enfin dépassé Taylor Swift, est ce le nouveau Taylor Swift. Il suffit de regarder les titres racoleurs qui circulent récemment : le groupe 5SOS “met KO” Taylor, Rosália “la détrône”, telle chanson est “plus authentique” que les siennes, ou au contraire prouve qu’elle est “embarrassante”. On ne présente plus les artistes pour ce qu’ils sont, on les met sur un ring imaginaire dont Taylor serait le boss final.

    Ce réflexe en dit plus sur l’état des médias musicaux et de l’industrie que sur Taylor Swift elle même. Au lieu de parler de la musique, de la vision, des choix artistiques, on construit un storytelling de compétition permanente. Et surtout, on recycle le même nom parce qu’il garantit des clics. On ne cite pas Taylor parce que c’est pertinent, mais parce qu’on sait que son simple prénom déclenche des vagues entières de réactions sur X, Tiktok et surtout « stan Twitter ».

    Le problème, c’est que cette mécanique ne reste pas théorique. Elle nourrit des vagues de haine. D’un côté, des stans sur X prêts à attaquer n’importe qui dès que le nom de Taylor est utilisé dans un titre putaclic. De l’autre, des haters qui utilisent ces comparaisons pour la tourner en ridicule, la réduire à une caricature, ou la présenter comme l’ennemie à abattre dans des campagnes de diffamation. Les médias se lavent les mains en jouant sur l’ambiguïté, mais finalement ce sont les fans et l’espace de discussion autour de la musique qui deviennent toxiques.

    Ce qui est ironique, c’est que Taylor Swift elle même est la dernière personne à encourager ce genre de guerre. Depuis des années, elle est la première à soutenir d’autres artistes, surtout les femmes. Elle a mis en avant Sabrina Carpenter sur sa tournée, offert une visibilité énorme à des talents comme Charli XCX, Gracie Abrams ou Tate McRae, a honoré SZA ou Lana Del Rey à plusieurs reprises, parlé publiquement de ses pairs, recommandé leurs chansons, célébré leurs performances. Aux cérémonies d’awards, on la voit toujours debout, à applaudir les autres comme si c’était sa propre victoire.

    Les artistes comparés à elle n’ont rien demandé. Ils et elles n’ont pas choisi d’être vendus en opposition à Taylor, comme si leur valeur ne pouvait exister qu’en l’affrontant. Ce sont souvent des jeunes femmes au début de leur carrière, ou des artistes d’autres genres, qu’on pousse dans une narrative de rivalité qui sert surtout l’algorithme et les revenus publicitaires.

    Stan Twitter joue un rôle central dans cette dérive. Les labels, les équipes marketing et les médias ont compris que quelques mots clés pouvaient déclencher des trends, des fanwars, des threads viraux. On appuie sur les boutons émotionnels des fans pour créer du bruit. Mais à force de transformer la musique en sport de combat, on oublie que les artistes sont des personnes, que les catalogues sont riches, complexes, et que deux réussites peuvent coexister sans que l’une efface l’autre.

    Taylor Swift est une icône, un repère générationnel, une force commerciale historique. Mais elle n’est pas une unité de mesure universelle. Chaque artiste mérite d’être présenté pour ce qu’il ou elle crée, pas en fonction d’un rapport de force artificiel avec “la plus grande star du moment”. Critiquer l’œuvre de Taylor, évidemment. Discuter de sa place dans l’industrie, aussi. Mais réduire tout le paysage musical à pour ou contre elle, c’est paresseux, malhonnête et dangereux.

    Si les médias aiment vraiment la musique, qu’ils commencent par parler de Rosalia, de 5SOS, de Charli Xcx, de n’importe qui d’autre, pour ce qu’ils apportent, pas pour ce qu’ils “infligent” à Taylor Swift. Car au fond, celle qui a le moins besoin de cette guerre, c’est elle. Et ceux qui y perdent le plus, ce sont nous, le public, et la musique elle même.

  • Stranger Things : un concentré de nostalgie et de suspense

    Stranger Things : un concentré de nostalgie et de suspense

    Stranger Things est une série mêlant mystère, science-fiction et aventures dans
    la petite ville d’Hawkins. L’intrigue débute avec la disparition d’un jeune garçon et
    l’apparition d’Eleven, une enfant aux pouvoirs étranges, révélant l’existence du
    Monde à l’Envers.

    La série brille par sa forte atmosphère des années 80, parfaitement retranscrite à
    travers les musiques, les décors et les références culturelles. Les personnages, très bien écrits et attachants, évoluent d’une saison à l’autre, rendant leurs histoires toujours plus captivantes.

    Rare pour une série de ce genre, Stranger Things s’améliore à chaque saison,
    gagnant en intensité et en maîtrise. En résumé, c’est une œuvre qui marie
    brillamment nostalgie, émotion et suspense, et qui reste passionnante du début à
    la fin.

  • Die My Love passe lourdement à coté de son sujet

    Die My Love passe lourdement à coté de son sujet

    Adapté du roman d’Ariana Harwicz, Die My Love avait tout pour devenir un grand film sur la violence sourde de la maternité et la folie ordinaire. Sur le papier, le duo Robert Pattinson et Jennifer Lawrence suffit à créer l’événement. En salle, le résultat ressemble plutôt à un long cours magistral où le film semble persuadé qu’il doit absolument tout expliquer à son public.

    Le problème majeur vient de cette obsession à marteler son propos. Chaque geste, chaque silence, chaque crise est aussitôt surlignée par une réplique explicative ou un flashback trop appuyé. Le long-métrage ne laisse pas le temps d’interpréter, de douter, de combler les vides. La mise en scène, au lieu d’ouvrir des failles, les colmate aussitôt.

    Le scénario souffre d’une exposition lourde, notamment autour du passé familial de Grace, l’héroïne interprétée par Jennifer Lawrence. Les révélations sur ses parents tombent comme des fiches de personnage récitées, sans véritable incarnation. La galerie de personnages secondaires, presque tous antipathiques, ne bénéficie d’aucune nuance. L’enjeu n’est pas de les rendre aimables, mais au moins compréhensibles. Ici, la froideur de l’écriture empêche toute empathie.

    Formellement, le film étouffe. La musique envahit presque chaque scène, appuie le moindre frémissement et finit par asphyxier les dialogues. Quelques idées de mise en scène affleurent, mais sont sabotées par des choix discutables, notamment un feu en CGI vraiment raté qui brise la tension.

    Reste les acteurs. Lawrence et Pattinson livrent des performances habitées, trop belles pour un film qui tourne en boucle sur cinq variations de la même scène de crise. Die My Love voulait être un voyage au cœur de l’animalité de la maternité, il se contente d’une démonstration laborieuse.

    Sortie en salle en France le 4 mars 2026.

    Réalisé par : Lynne Ramsay

    Note de la rédaction : 2/5

    Crédit photo : Mubi

  • Taylor Swift reine absolue des classements

    Taylor Swift reine absolue des classements

    Taylor Swift vient d’inscrire une nouvelle ligne spectaculaire à son palmarès déjà vertigineux. La chanteuse devient la première artiste de l’histoire à voir une chanson et un album débuter simultanément à la première place du Billboard Hot 100 et du Billboard 200, puis conserver ces deux places durant leurs six premières semaines.

    Concrètement, son nouveau single domine le classement des titres les plus écoutés et vendus aux États Unis, tandis que son album écrase la concurrence en ventes physiques, numériques et en streaming. Ce double règne de six semaines illustre la puissance de sa fanbase mondiale, mais aussi la maîtrise millimétrée de sa stratégie de sorties, entre éditions spéciales, marketing digital et présence constante dans l’actualité culturelle.

    Les plateformes de streaming enregistrent des records d’écoutes, avec des premiers jours comparables à ceux de grandes sorties de blockbusters hollywoodiens. Les versions alternatives, remixes et contenus exclusifs entretiennent la dynamique. Sur les réseaux sociaux, chaque parole, visuel ou performance devient un événement disséqué en temps réel.

    Cette domination prolongée renforce le statut de Taylor Swift comme figure centrale de l’industrie musicale contemporaine. Elle impose son rythme à l’agenda des sorties, influence les stratégies des maisons de disques et redessine les frontières entre pop, auteur compositeur et phénomène culturel global.

    Elle possède sa propre société de production, Taylor Swift Productions pour produire ses films de concert, clips…Pour sa musique elle est signée chez le label Republic Records / Universal qui s’occupe de la distribution et du marketing.

    Pour les autres artistes, concurrencer un tel rouleau compresseur relève de la gageure. Pour le public, cette séquence confirme que la “Swiftmania” ne montre aucun signe d’essoufflement, bien au contraire.

     

    Crédit photo : ABH

  • Boire les épices

    Boire les épices

    Le nom Roellinger est tout de suite identifié aux épices. Avec ce nouveau livre, Mathilde à la tête de la maison d’épices du même nom et Beena Paradin Migotto spécialiste de la cuisine indienne expliquent comment utiliser les épices autrement qu’en condiment.

    Elles les mettent au premier plan en concoctant des boissons lactées, fermentées, des eaux, des infusions, toutes extrêmement originales et réconfortantes pour les longs soirs d’hiver. Il est vrai que les épices sont utilisées par le plus grand nombre dans des plats ou des sauces. Cet ouvrage permet de sortir des sentiers battus en enseignant beaucoup de choses concernants les épices et en les sortant de leur univers classique.

    Le livre est bien réalisé. En effet, il y a d’abord un cahier technique qui nous enseigne les principes fondamentaux pour réaliser un sirop, une décoction, une infusion ou un kefir, ainsi que le matériel indispensable. On retrouve également un tableau pour accorder toutes ces boissons avec différents plats, ce qui donne d’excellentes idées pour des repas sortant de l’ordinaire. On observe depuis quelques années un engouement pour les bars à eaux, les coffee shops mettant en avant les thés et les cafés grands crus mais également des accords mets et boissons non alcoolisées. C’est qu’ont voulu mettre en avant les deux autrices.

    Mathilde Roellinger et Beena Paradin nous ouvre le champ des possibles avec des boissons saines, naturelles misant sur le végétal. On pourra tester des eaux parfumées, des citronnades (cardamone et fenouil), des ginger beer, des jus de fruits aux épices comme le délicieux jus de poire et baie de Sichuan. Il est également proposé des boissons lactées comme un lassi à la rose, des cafés, des thés ainsi que des apéritifs sans alcool.

    Véritable bible des épices à boire, cet ouvrage à la très belle mise en page deviendra vite un incontournable.
  • Le renouveau de l’Hôtel Lutetia

    Le renouveau de l’Hôtel Lutetia

    Depuis avril 2025, le groupe hôtelier Mandarin Oriental a repris le seul palace parisien de la rive gauche, à savoir le Lutetia.

    Cet hôtel emblématique emplie d’histoire et le groupe hôtelier mondialement connu ont les mêmes exigences en matière de luxe et de raffinement. C’est une fusion entre tradition et modernité. Ce rachat marque un nouveau cap pour ce palace mythique. En effet, le Lutetia prend un nouvel élan et s’inscrit dans la sphère des plus beaux hôtels au niveau international.

    Que les habitués de ce célèbre hôtel se rassurent, le Palace garde son identité. En effet, la brasserie ainsi que le Bar Joséphine gardent la même ambiance et la même décoration. C’est une idée stratégique de la part du groupe hôtelier. En effet le Mandarin Oriental est désormais présent rive droite et rive gauche dans la capitale. C’est donc le premier groupe à posséder deux palaces à Paris.
    Les touristes ainsi que les parisiens pourront découvrir le nouveau spa Akasha aux allures asiatiques. Le palace travaille avec la marque my Blend pour proposer des soins alliant neurosciences épi génétiques et traitements bien être. Le Lutetia Mandarin Oriental propose également plusieurs options de restauration. Le Saint Germain, sous la verrière de l’artiste Fabrice Hyber, un tea time préparé par le chef pâtissier Nicolas Guercio ou une belle carte salée concoctée par le Chef Alessio Maselli.

    Le bar Joséphine est ouvert tous les soirs avec de la musique live les week-ends. Enfin, vous pourrez déguster les classiques revisités à la brasserie du Lutetia.

    Crédit photo : ABH
  • Gaga déstructure Bercy

    Gaga déstructure Bercy

    À l’Accor Arena, le Mayhem Ball de Lady Gaga ne se contente pas d’être un concert. Le 18 novembre 2025, c’est une pièce de théâtre géante qui s’empare de Bercy, découpée en actes, peuplée de personnages et de symboles, avec décors mouvants et costumes délirants. Après le succès de son album Mayhem et une tournée lancée à Las Vegas, Gaga transforme Paris en théâtre gothique où la pop devient opéra moderne.

    Le show est construit comme une tragédie en plusieurs actes, dans la lignée de ce qui a été présenté à Las Vegas et sur les autres dates de la tournée. La scène reprend l’idée d’un vieux théâtre italien en ruine, colonisé par le chaos et les néons. Acte I, “Velvet and Vice”, installe la tension avec Bloody Mary, Abracadabra et un défilé de silhouettes corsetées. Acte II plonge dans le cauchemar gothique avec Paparazzi, LoveGame et Alejandro, entre vitraux brisés et escaliers mouvants.

    Le cœur du show reste l’équilibre parfait entre les nouveaux morceaux et les bons morceaux des années. Die With a Smile et Abracadabra côtoient Bad Romance, Just Dance ou Paparazzi, dans une setlist pensée comme une ligne du temps émotionnelle, où chaque chanson raconte une étape de la métamorphose du personnage Gaga. Les fans retrouvent les refrains qui les ont fait grandir, mais enveloppés dans une imagerie plus sombre, presque shakespearienne.

    Entre chaque acte, de longs interludes visuels et sonores prennent le relais. Danseurs en armures baroques, projections d’orage, voix off qui murmurent des fragments de texte : l’histoire d’une héroïne monstrueuse, brisée puis couronnée, se dessine peu à peu. Les changements de costumes sont vertigineux, passant d’une robe-crinoline de sept mètres à une armure miroir, puis à un simple tailleur noir pour un moment piano voix, presque intime, sur Shallow.

    Le Mayhem Ball dure en moyenne autour de deux heures quinze, avec près de trente titres.  À Paris, Gaga joue quatre soirs, les 17, 18, 20 et 22 novembre 2025, tous sold out depuis des mois, preuve de l’attente démesurée autour de ce retour en salle plus “intime”.

    Note de la rédaction : 8/10 pour un show spectaculaire, théâtral et généreux, parfois un peu saturé, mais impossible à oublier.