Catégorie : Culture

  • Un menu étoilé à 55€ à l’Atelier Robuchon Etoile

    Un menu étoilé à 55€ à l’Atelier Robuchon Etoile

    Ouvert rive gauche depuis 2003 avec un concept original et novateur inspiré des bars à tapas espagnols, Joël Robuchon régale le tout Paris depuis 2010 rive droite, au sous sol du Drugstore. Ce restaurant à la décoration contemporaine noire et rouge est raffiné et cosy. Il est possible de s’installer à table ou face aux cuisines ouvertes au comptoir pour un moment chaleureux en interaction avec la brigade.

    Depuis l’ouverture c’est une grande réussite avec des mets savoureux, des assiettes en mini portions pour pouvoir goûter à plusieurs préparations et différents menus. Le Chef Éric Bouchenoire, Meilleur Ouvrier de France, étant le plus proche collaborateur de Robuchon depuis ses débuts, porte aujourd’hui son héritage culinaire, depuis le décès de Joel Robuchon en 2018. Il a su garder l’empreinte du célèbre Chef, à savoir une cuisine authentique, respectant le produit.

    À l’Atelier Etoile, pas de démonstration culinaire pour épater, pas de mélanges invraisemblables juste le goût du produit avec une cuisine Vraie et authentique, avec un savoir-faire unique concernant les sauces et les assaisonnements. Avec une Étoile au guide Michelin, il est possible de déjeuner pour 55 euros, un des menus étoilés les moins chers de Paris. Il faut souligner que ce menu n’est pas imposé, ce qui est rare. En effet, on peut composer son repas selon ses envies avec un choix de 4 entrées froides, 4 entrées chaudes, 8 plats et 4 desserts.

    On retrouve des incontournables comme la Daurade Royale en carpaccio au caviar de Sologne, les spaghettis au homard (supplément 15euros), le potiron en velouté ravioles de chèvre et graines de courges, une belle pêche du jour ou un filet de bœuf en tournedos (supplément 15euros). Tous les plats sont accompagnés de la célèbre et unique purée Robuchon servie à discrétion. Ce menu est incontestablement incroyable question qualité prix. Le serveur aux petits soins tout au long du repas ne manque pas d’apporter un amuse bouche au foie gras et une corbeille de différents sortes de pains sortant du four.

    Le menu change et évolue au gré des saisons. Les desserts sont variés et gourmands avec des classiques revisités comme le Paris Brest aux noisettes du Piémont, un des desserts préféré de Joël Robuchon, ou le clafoutis à la mangue et fruits de la passion, sorbet fruits exotiques. Pour conclure ce déjeuner de délicieuses madeleines au yuzu sont servies chaudes accompagnées de quelques chocolats ou pâtes de fruits.

    Pour les gourmets avertis ou pour une occasion particulière, le Menu Signature à 220 euros permet de découvrir les plats emblématiques de Robuchon. Le Chef Éric Bouchenoire s’inscrit dans l’air du temps en proposant également un menu végétarien à 110 euros tout aussi délicieux.

    Le service est courtois, détendu et professionnel. Il s’agit d’ une table incontournable à Paris, où il est difficile de se lasser des plats et du lieu.

    Note de la rédaction : 8/10
    Adresse : 133 avenue des Champs Élysées, 75008, Paris
  • Insaisissables 3 remet la magie au centre du jeu

    Insaisissables 3 remet la magie au centre du jeu

    Après Insaisissables (2013) et Insaisissables 2 (2016), la franchise revient avec Insaisissables 3 (Now You See Me: Now You Don’t), nouvel épisode qui prolonge sans complexe la formule d’origine : casse spectaculaire, illusions démesurées et plaisir assumé de tromper le spectateur.

    Les deux premiers films avaient posé les bases d’un univers où les Quatre Cavaliers utilisaient leur art pour dénoncer la corruption à coups de shows géants. Ce troisième opus s’inscrit dans la continuité : la nouvelle mission consiste à dérober le « Diamant-Cœur », joyau au centre d’un vaste réseau criminel.

    La grande force du film réside dans son casting impressionnant, véritable pont entre deux générations. Côté “anciens”, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Lizzy Caplan et Morgan Freeman reprennent leurs personnages emblématiques. Face à eux, une nouvelle garde d’illusionnistes emmenée par Justice Smith, Dominic Sessa et Ariana Greenblatt vient bousculer les codes. L’ensemble est complété par Rosamund Pike, glaçante en femme d’affaires compromise, et un caméo de Mark Ruffalo.

    Ce choc des générations se transforme progressivement en équipe inédite, dont l’énergie commune ouvre la voie à une dynamique de groupe particulièrement réjouissante. Le casting, véritable 10/10, parvient à rendre cohérent le moindre embouteillage narratif : c’est exactement le type de désordre dans lequel il est agréable de se laisser entraîner.

    Les scènes de magie demeurent le cœur du spectacle. Les tours, cartes, hologrammes, braquages impossibles, sont mis en scène avec une virtuosité ludique : parfois invraisemblables, mais toujours divertissants. Le film fonctionne comme une “requel” qui n’essaie pas de moderniser à tout prix ses prédécesseurs : il se présente plutôt comme un nouvel épisode parfaitement aligné avec l’esprit de la saga, ce qui en fait un divertissement très accessible.

    Le scénario, avec un twist final peu surprenant, n’atteint pas les sommets du genre. Le script n’a rien d’un grand thriller, mais il reste efficace, rythmé et ponctué de répliques qui déclenchent régulièrement les rires en salle. Les tours sont inventifs, la dynamique intergénérationnelle fonctionne mieux qu’attendu, et l’ensemble maintient l’attention du spectateur du début à la fin.

    Film léger, parfois farfelu, Insaisissables 3 assume pleinement son statut de divertissement spectaculaire : un plaisir coupable… et assumé.

    En salle en France depuis le 12 novembre 2025.

    Réalisé par : Ruben Fleischer

    Durée : 112 minutes

    Note de la rédaction : 4,5+/5 pour un divertissement magique et généreux.

  • Zootopie 2, le grand retour feel good

    Zootopie 2, le grand retour feel good

    Neuf ans après le premier volet, Zootopie 2 débarque enfin en salle et réussit un pari délicat pour une suite très attendue. Le film retrouve l’énergie éclatante de la ville animalière attachante du catalogue Disney, tout en poussant un peu plus loin le jeu des références et des émotions. Judy Hopps, la lapine la plus déterminée du cinéma, et Nick Wilde, renard au grand cœur, replongent dans une enquête qui les mène cette fois jusque dans les méandres de leur propre duo.

    L’animation brille par sa richesse et ses détails, avec des quartiers de Zootopie encore plus vivants, des néons qui claquent et des foules animales qui grouillent dans chaque coin de l’écran. La mise en scène joue avec le rythme, enchaînant poursuites, gags visuels et petits moments de pause tendre qui laissent souffler les plus jeunes sans ennuyer les adultes. On retrouve ce mélange subtil d’humour et de tendresse qui faisait le charme du premier film, avec une touche supplémentaire de maturité.

    Les clins d’œil aux spectateurs adultes sont nombreux. Quelques scènes de thérapie de couple façon buddy movie inversé, des répliques à double lecture et des références à la culture pop glissées dans le décor ajoutent une seconde couche de lecture, sans jamais exclure les enfants. Les thématiques restent accessibles, centrées sur l’amitié, la confiance et la façon dont on grandit ensemble sans perdre ce qui nous définit. Le film trouve un équilibre agréable entre comédie légère et moments plus touchants, qui résonneront autant chez les nostalgiques du premier opus que chez les nouveaux venus.

    Sortie en salle en France : 26 novembre 2025

    Réalisé par Jared Bush et Byron Howard

    Durée : 107 minutes

    Note de la rédaction : 4/5 pour un long métrage d’animation drôle, chaleureux et réconfortant, à savourer, peu importe l’âge.

    Crédit photo : Disney Enterprises

  • Taylor Swift a fait plus pour la NFL que bien des quarterbacks

    Taylor Swift a fait plus pour la NFL que bien des quarterbacks

    On pourra toujours ricaner sur les réseaux, parler de “girlfriends shots” et compter le nombre de fois où la caméra s’attarde sur un rouge à lèvres plutôt que sur un schéma tactique. Les faits, eux, sont là. En moins d’une saison, Taylor Swift a offert à la NFL ce qu’aucune campagne marketing n’avait réussi à produire en années de communication ciblée. Une nouvelle audience, massive, engagée, qui n’était pas censée exister.

    La ligue n’a pas changé ses règles, les Chiefs n’ont pas modifié leur playbook. Ce qui a changé, c’est qui regarde. Du jour au lendemain, des adolescentes, des jeunes femmes, leurs mères, se sont mises à suivre les matchs, à apprendre ce qu’est un touch down, à chercher Travis Kelce sur le terrain parce qu’elles l’ont d’abord cherché dans un clip. Les audiences féminines ont grimpé, les produits dérivés se sont envolés, les Chiefs sont devenus bien plus qu’une franchise performante. Ils sont devenus un point de rendez vous culturel.

    Il a fallu encaisser, aussi. Les blagues lourdes, les “elle détourne Kelce de sa saison”, les “elle ruine le football”. Comme si le football était un sanctuaire sacré qu’il faudrait protéger de la moitié de la population. Comme si une femme qui remplit des stades en solo depuis quinze ans ne pouvait pas comprendre ce que signifie la pression d’un quatrième quart temps.

    La vérité est simple. Taylor Swift n’a pas affaibli la NFL, elle l’a agrandie. Elle a ajouté un étage au stade, un étage fait de fans qui ne se reconnaissaient pas dans l’esthétique viriliste du sport mais qui comprennent très bien ce que veut dire s’investir corps et âme dans quelque chose. On peut continuer à prétendre qu’elle n’est là que pour la romance. Ou bien enfin accepter qu’elle est devenue, malgré elle, la preuve vivante qu’un sport ne meurt pas quand il se féminise. Au contraire, il se met enfin à la hauteur de son époque.

  • Georges Condo s’invite au Musée d’Art Moderne de Paris

    Georges Condo s’invite au Musée d’Art Moderne de Paris

    Le Musée d’Art Moderne de Paris organise une retrospective du peintre et sculpteur Georges Condo à travers une belle exposition composée de 80 peintures, de 110 dessins et de plus d’une vingtaine de sculptures, à voir jusqu’au 8 février 2026.

    L’ exposition s’articule autour d’un parcours composé de différentes thématiques : le rapport à l’Histoire de l’Art, la figure humaine et l’abstraction. Georges Condo, artiste américain contemporain célèbre pour son art abstrait, s’est également inspiré des grands maîtres de la peinture comme Picasso ou Francis Bacon pour inventer son propre univers.

    Il s’agit de la plus importante exposition réalisée sur ce peintre. Organisée en dialogue avec Georges Condo cette rétrospective fait découvrir à travers une belle scénographie des facettes encore méconnues de cet artiste. On découvre des toiles immenses, des portraits recomposés, de l’abstraction ainsi que de la figuration. Georges Condo est un artiste aux multiples facettes, rempli d’une énergie folle, d’un grain de folie , qui peut montrer un aspect comique tout comme réfléchi à travers ses œuvres.

    De nombreuses peintures proviennent de musées américains et européens et de collections privées. C’est une exposition à ne pas manquer car c’est la première fois que toutes ses toiles sont réunies pour faire revivre l’émergence de cette nouvelle génération de peintres américains.
    Tarif plein : 17 euros
    Adresse : 11 avenue du Président Wilson; 75016, Paris
    Crédit photo : ABH
  • Braqueuses en demi teinte

    Braqueuses en demi teinte

    Le film Le gang des Amazones s’appuie sur un matériau de base fascinant. L’histoire vraie de ces amies d’enfance du Vaucluse, qui ont braqué plusieurs banques au début des années 1990, possède une puissance évidente. Dimension sociale, sororité, rage face à la précarité, tout est réuni pour un polar nerveux et profondément émouvant. Le film a le mérite de remettre en lumière ce fait divers méconnu et de rappeler que derrière un surnom médiatique se cachent des trajectoires complexes, marquées par les injustices et les renoncements.

    Sur le papier, l’idée de concentrer six années d’histoire dans un long métrage pouvait donner un récit dense, tendu, presque suffocant. Pourtant, la mise en scène se perd parfois dans des choix déroutants. Des scènes s’étirent sans réelle nécessité, d’autres semblent ajoutées pour l’effet plus que pour le sens. La volonté de ne pas faire de la pure fiction est affichée, mais la réalisation adopte souvent les tics d’un film très romancé, au point de faire vaciller le sentiment de réalisme. Le résultat donne une narration inégale, où l’émotion brute de l’histoire vraie se dilue par moments.

    Le casting féminin est solide sur le papier et l’alchimie entre les actrices se ressent dans certaines scènes de groupe, touchantes et vivantes. Cependant, le jeu d’acteur souffre d’un excès de surlignage. Beaucoup de séquences sonnent comme une pièce de théâtre de boulevard, avec des réactions appuyées, des intonations trop théâtrales et des élans dramatiques qui auraient gagné à être retenus. Dans une histoire aussi grave, cette tendance au jeu « too much » rend certains moments difficiles à prendre pleinement au sérieux et crée un décalage gênant avec la réalité des femmes dont le film s’inspire.

    Le film donne envie de se plonger dans la véritable histoire de ces Amazones, de lire leurs témoignages et de comprendre ce qu’elles ont réellement vécu. On ressort partagé entre la satisfaction d’avoir découvert un sujet fort et le regret que sa mise en images manque de nuance, de précision et de sobriété. Sans la force du réel qui le soutient, Le gang des Amazones paraîtrait nettement moins indispensable.

    Sortie en salle en France le : 12 novembre 2025

    Réalisé par : Mélissa Drigeard

    Durée : 125 minutes

    Note de la rédaction : 3/5

    Crédit photo : Cheyenne federation France 2 Cinéma

  • Pierre Hermé allie gourmandise et écologie pour les fêtes

    Pierre Hermé allie gourmandise et écologie pour les fêtes

    Novembre est le mois de la sensibilisation de la protection des coraux. Pierre Hermé et Coral Planters proposent une collaboration à travers une magnifique collection sur le thème de la mer pour soutenir la restauration des récifs coralliens et sensibiliser le grand public.

    La collection Abysses plonge les gourmets au cœur des océans. Elle s’inspire des œuvres de la céramiste d’art Courtney Mattison. Il s’agit d’une plongée inspirante, une invitation à l’inconnu pour cette nouvelle collection créée pour les fêtes de fins d’année. De magnifiques œuvres d’art en chocolat dans des écrins luxueux alliant les thèmes de Noël et de la mer.
    Chaque écrin célèbre le monde abyssal. Imaginés par la céramiste, ce sont de véritables objets de décoration aux saveurs infiniment gourmandes propre à Pierre Hermé. On retrouve les recettes signatures ainsi que des créations exclusives.
    Le calendrier de l’Avent peut prendre place sur la table d’un salon, tout comme les incroyables pièces en chocolat Récifs, sculptures chocolatées sur le thème des océans.

    Cette nouvelle collection est composée dans les règles de l’art à la façon Pierre Hermé. Des pralinés amandes ou aux noix de pécan, des tablettes praliné sarrasin sont à déguster sans modération. Chaque année, le célèbre pâtissier concocte des bûches de haute volée. Pour l’ édition 2025, la sculpture s’invite dans la pâtisserie de luxe avec des bûches d’exception, hymne à la beauté de l’écosystème marin comme la bûche Anthéa, composée d’une pâte sablée infiniment pistache, d’une mousse au chocolat noir, d’une crème au chocolat et d’un praliné pistache. Chaque client peut devenir acteur de cette belle initiative et adopter un corail. Pierre Hermé permet au plus grand nombre de faire preuve de responsabilité et de contribuer à préserver la planète tout en dégustant ses créations d’exception.

    Un geste gourmand et responsable en achetant par exemple le récif chocolat noir praliné noisettes avec adoption d’un corail (49e).

    Collection Abysses à retrouver dans toutes les boutiques Pierre Hermé ainsi qu’en livraison dans toute la France.
  • La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    Direction le 7ème étage de l’hôtel Cheval Blanc, pour accéder à la table italienne de ce palace parisien. La Langosteria, déjà installée à Milan, s’offre les mets les plus délicats de la Méditerranée et de la Botte au cœur de la capitale.

    Le restaurant est un écrin de luxe avec une vue à couper le souffle à 360 degrés. L’architecte Peter Marino s’est chargé de la décoration, mettant en avant des matériaux précieux comme le marbre, le laiton et le bois. La salle sophistiquée  s’articule autour d’un bar à huîtres et fruits de mer. L’accueil et le service sont dignes des plus grandes tables parisiennes tout en gardant un esprit trattoria détendu.

    Le Chef de la Langosteria, Michèle Biassoni a pour mantra la technique et le respect du produit,  les travaillant dans leur plus simple appareil, comme son homard bleu nature. Véritable ode aux poissons et crustacés, le Chef propose le meilleur des produits de la Méditerranée ainsi que des recettes traditionnelles italiennes revisitées version gastro.

    La carte est riche et variée avec une belle proposition d’huîtres, ainsi qu’un  menu  à 122 euros pour le déjeuner composé des plats signatures qui ont fait la renommée de ce restaurant. Michele Biassoni innove en fonction des saisons. En ce moment, il annonce un délicieux carpaccio de noix de Saint Jacques et oursins de Galice (48e) ainsi qu’un tartare de langoustines et foie gras réduction au Sauternes (44e). De magnifiques poissons de la pêche du jour sont également proposés comme le bar de ligne en croûte de sel avec cime di râpa ou les gambero rosso royales au charbon sauce all l’arabbiata (78e).
    Les plats phares sont sans aucun doute les pâtes, toujours dans un esprit iodé comme les paccheri bar de ligne câpres olives et citron confit. La truffe blanche d’Alba s’invite également à table avec des taglioni al burro et tartufo bianco d’ Alba (140e).
    Une carte de desserts de haute volée est concoctée par Maxime Frédéric, élu meilleur pâtissier du monde en 2025. Mention spéciale pour la torta Della Nonna Rosa (28e). La carte des vins n’est pas en reste proposant plus de 900 références, mettant en avant les vins italiens et faisant la part belle aux petits producteurs comme aux grands noms.
    La Langosteria est devenue une adresse incontournable dans la capitale aussi bien pour un déjeuner au comptoir que pour une occasion spéciale.

    Note de la rédaction 8/10
    Crédit photos : ABH
  • The Running Man, feu d’artifice dystopique

    The Running Man, feu d’artifice dystopique

    Adapté du roman de Stephen King, The Running Man version Edgar Wright embrasse pleinement son concept de télé-réalité meurtrière dans une Amérique ultra-capitaliste à la dérive. Le film ne révolutionne pas le genre, mais il s’y jette avec une telle énergie qu’on se laisse embarquer sans résistance. On pense forcément à Hunger Games ou à la satire à la Verhoeven comme Robocop, mais Wright signe ici son blockbuster le plus frontal, à mi-chemin entre l’action survitaminée et la critique des écrans omniprésents.

    Le vrai moteur du film, c’est Glen Powell. Charismatique, sûr de lui sans jamais être insupportable, il occupe chaque plan comme un véritable movie star, donnant au héros désespéré une désinvolture presque rock. Face à lui, Colman Domingo s’amuse en maître de cérémonie carnassier, figure parfaite d’un système médiatique qui sourit en direct pendant qu’il broie des vies. Michael Cera, Daniel Ezra et le reste du casting complètent ce jeu macabre avec une galerie de personnages secondaires plus nuancés qu’on pourrait le croire dans un pur film d’action.

    La mise en scène est nerveuse, inventive, toujours en mouvement, mais le rythme connaît quelques ratés : certaines séquences s’étirent inutilement quand d’autres enjeux politiques ou émotionnels sont expédiés à toute vitesse. Le commentaire sur la téléréalité, la manipulation des images et la fascination pour la violence n’a rien de subtil, mais il reste étrangement satisfaisant, tant le film assume son côté gros spectacle tout en laissant filtrer une vraie colère contre un capitalisme devenu jeu sanglant.

    On ressort de la salle sonné, amusé, vaguement mal à l’aise, mais surtout convaincu que Powell vient de gagner un niveau dans la hiérarchie des leading men d’Hollywood.

    Sortie en salle en France depuis le 19 novembre 2025

    Réalisé par Edgar Wright

    Durée du film : 133 minutes

    Note de la rédaction : 4/5

    Crédit photo : Paramount Pictures

  • Las Vegas Grand Prix 2025, là où la F1 croise Hollywood

    Las Vegas Grand Prix 2025, là où la F1 croise Hollywood

    Le Formula 1 Heineken Las Vegas Grand Prix 2025 transforme à nouveau le Strip en décor de blockbuster. L’événement se tient du 20 au 22 novembre 2025, avec essais jeudi et vendredi, puis course le samedi 22 novembre à 20h sur un tracé urbain de 50 tours et plus de 300 km en plein cœur de Las Vegas. Sur la piste, Lando Norris signe la pole pour McLaren-Mercedes, mais la victoire revient finalement à Max Verstappen (Red Bull), devant George Russell et Kimi Antonelli pour Mercedes, au terme d’une course marquée par la disqualification des deux McLaren pour usure excessive du fond plat.

    Autour du circuit, Las Vegas assume son rôle de parc d’attractions géant pour adultes. Le week-end s’articule comme un festival : fan zones, expériences immersives, simulateurs, pit walks et shows culinaires signés par des chefs star, le tout porté par des packages premium déjà annoncés comme sold out des mois à l’avance.

    Côté musique, l’affiche mélange pop, EDM et hip-hop. Machine Gun Kelly, Zedd, T-Pain et Kane Brown sont mis en avant sur les scènes du T-Mobile Zone at Sphere et des tribunes principales, avec des sets jusqu’au bout de la nuit. Louis Tomlinson ajoute une touche fan culture à la programmation, avec un live très attendu par la fanbase One Direction présente en masse dans les tribunes et les fan zones.

    Dans les paddocks et les loges, le Grand Prix devient un tapis rouge parallèle. La F1 profite de Las Vegas pour attirer l’écosystème cinéma et séries : des acteurs comme Logan Lerman ou d’autres visages de Hollywood et du streaming s’affichent en tribunes VIP, sur la grille de départ ou dans les soirées privées organisées autour du Neon City Festival. Cette présence star amplifie la visibilité de l’événement sur les réseaux sociaux, entre selfies depuis le paddock, contenus TikTok en direct des rooftops et stories depuis les afterparties.

    Le Las Vegas Grand Prix 2025 consolide ainsi son image de produit hybride : un rendez-vous où la hiérarchie sportive (Verstappen vainqueur, Mercedes solide, McLaren sanctionnée) compte autant que la dimension spectacle, calibrée pour l’ère du contenu permanent.