Catégorie : Crypto

  • LayerZero : l’OPA crypto qui interroge la liquidité des ponts blockchain

    LayerZero : l’OPA crypto qui interroge la liquidité des ponts blockchain

    Le protocole LayerZero a proposé la fusion/absorption de son jeton jumeau Stargate (STG) dans un schéma de consolidation à hauteur de 110 millions $, transformant l’économie de jetons et recentrant l’activité sur le token ZRO.  Pour les investisseurs crypto, cela pose plusieurs défis : la réduction de l’offre de jetons STG peut de fait provoquer une chasse à ZRO au détriment de la diversification. L’opération peut quant à elle marquer  un virage vers une architecture blockchain plus concentrée et moins fragmentée. D’autre part, le mouvement donne à réfléchir sur le rôle des protocoles cross-chain dans un univers de plus en plus verrouillé par les régulateurs et les grandes plateformes. Le tabou financier est présent : dans un secteur réputé décentralisé, cet accord interroge sur la gouvernance, la liquidité et le pouvoir qu’exercent quelques acteurs clés, au moment où les marchés cherchent à évaluer ces actifs alternatifs.

  • Satoshi Nakamoto : le prophète invisible qui a fracturé le pouvoir

    Satoshi Nakamoto : le prophète invisible qui a fracturé le pouvoir

    Il n’a ni visage, ni nation, ni tombe. Et pourtant, son ombre pèse sur toutes les économies de la planète.

    Satoshi Nakamoto, créateur du Bitcoin, n’est pas seulement un inventeur : il est un événement politique. En publiant, le 31 octobre 2008, un simple white paper de neuf pages, il a mis à nu un système monétaire vieux de plusieurs siècles.

    Derrière la technique, la blockchain, le proof-of-work, la cryptographie asymétrique,  il y a une vision : ôter au pouvoir central le monopole de la confiance. Le Bitcoin n’était pas conçu pour enrichir, mais pour émanciper. Il naît dans le fracas de la crise financière de 2008, quand les États sauvaient les banques avec l’argent des contribuables. Le premier bloc de la blockchain portait ce message gravé à jamais : “The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks”, une pierre tombale pour l’ancien ordre.

    Satoshi, c’est la revanche du code sur la bureaucratie, du collectif sur l’institution. Son invention redéfinit trois rapports de force :

    Économique : la monnaie n’a plus besoin d’intermédiaires, elle circule sans permission.

    Politique : la souveraineté se déplace du Trésor public vers le réseau.

    Philosophique : la confiance ne vient plus d’un État, mais d’un protocole.

    Depuis, les États tentent de réguler ce qu’ils ne comprennent pas, les banques de dompter ce qu’elles méprisaient, et les peuples d’apprivoiser une liberté brutale : celle d’être son propre banquier. Satoshi n’a pas disparu, il s’est dissous dans la multitude. Chaque nœud, chaque bloc, chaque clé privée prolonge sa présence. Son geste dépasse la finance : il institue un nouvel humanisme décentralisé, où la technologie devient un contre-pouvoir.

    Le mystère de son identité importe peu. Ce qui compte, c’est le renversement qu’il a déclenché.

    Car en un seul texte, Satoshi Nakamoto a fait vaciller l’idée la plus stable de l’histoire humaine : que la monnaie devait appartenir à l’État.

  • 32 pays embrassent le Bitcoin : de San Salvador à Abu Dhabi, la souveraineté se mine désormais en blocs

    32 pays embrassent le Bitcoin : de San Salvador à Abu Dhabi, la souveraineté se mine désormais en blocs

    Le temps de la spéculation est clos. Ce que certains prenaient pour une utopie libertarienne devient un outil de politique d’État. Selon une étude récente, 32 pays ont engagé un processus d’adoption active du Bitcoin : régulation, stockage, ou intégration dans leurs systèmes énergétiques.

    Tout a commencé à San Salvador. En 2021, Nayib Bukele a fait du Bitcoin une monnaie légale, geste moqué à l’époque, aujourd’hui cité dans les think tanks monétaires comme une rupture historique. Quatre ans plus tard, le Salvador mine son électricité volcanique pour alimenter le réseau, attire des capitaux étrangers et fait école.

    L’onde de choc s’est propagée. En Argentine, Javier Milei veut ancrer le peso dans une logique crypto-compatible. Les Émirats arabes unis testent déjà le Bitcoin dans leurs échanges énergétiques via les zones franches de Dubaï et d’Abu Dhabi. Le Nigeria l’utilise pour compenser la défiance envers sa monnaie. En Philippines, au Brésil et en Thaïlande, le BTC s’invite dans les paiements publics et les régulations bancaires.

    Ce basculement n’a plus rien de marginal. Il marque le début d’une géopolitique des chaînes de blocs, où la souveraineté ne se mesure plus en réserves d’or mais en puissance de calcul. Le Bitcoin devient pour certains pays ce que le pétrole fut pour d’autres : une arme d’indépendance, un marqueur de modernité, une manière de dire “non” au FMI et au dollar.

    Ce n’est plus la ruée vers l’or numérique ; c’est la revanche des nations qui refusent d’attendre la permission de la finance mondiale.

  • Bitcoin ou Or : l’ultime duel des valeurs refuge

    Bitcoin ou Or : l’ultime duel des valeurs refuge

    Dans un monde en proie aux turbulences géopolitiques et financières, la quête d’une valeur refuge reste plus cruciale que jamais. Depuis des millénaires, l’or a joué ce rôle : métal tangible, rare, universellement reconnu. Aujourd’hui, le Bitcoin se présente comme son rival numérique. Mais qui remportera la bataille ?

    L’or conserve son histoire. Limité en quantité, physique, conservé et ressurgissant lors des crises majeures, il incarne la stabilité. 

    Le Bitcoin, né en 2009, partage certains atouts : rareté programmée, absence de contrepartie, portabilité numérique. Pourtant, la différence tient surtout à la temporalité et à l’incertitude : l’or a résisté aux siècles, aux régimes, aux systèmes monétaires. Le Bitcoin, lui, reste un pari sur le devenir du système financier. 

    Investir dans l’un ou l’autre ne se réduit pas à choisir une “meilleure valeur refuge” : il s’agit de choisir un horizon, un récit, une confiance. L’or s’adresse à celui qui veut survivre aux tempêtes. Le Bitcoin à celui qui veut participer à la disruption.

    Pour une diversification intelligente, l’équilibrage demeure : réserver une part modérée (quelques pourcents) à ces actifs, tout en gardant en ligne de mire le lien au temps, long terme vs rupture.

    Dans ce duel des “refuges”, le vrai gagnant pourrait être celui qui n’a pas à choisir entre les deux, mais qui sait les utiliser à bon escient, dans un portefeuille où l’ancien monde et le monde digital s’entrelacent.

  • JPMorgan Chase volte-face crypto : Bitcoin & Ethereum acceptés en garantie

    JPMorgan Chase volte-face crypto : Bitcoin & Ethereum acceptés en garantie

    Révolution dans la finance institutionnelle : la banque JPMorgan prévoit d’autoriser ses clients institutionnels à utiliser leurs avoirs en Bitcoin (BTC) et Ethereum (ETH) comme garantie de prêt d’ici la fin de l’année.  Ce tournant marque une reconnaissance du crypto-actif au niveau bancaire traditionnel, après des années de scepticisme. Le dispositif prévoit le recours à un dépositaire tiers pour conserver les actifs numériques affectés en garantie. L’enjeu : faire sortir les cryptos de la marginalité et les intégrer aux circuits financiers classiques, avec tout ce que cela peut comporter comme risques (volatilité, régulation, contagion). Pour les institutions, c’est « go all-in » sur le « crypto collateral ». L’économie financière entre dans une nouvelle ère, où le digital n’est plus accessoire mais actif. À surveiller : comment les régulateurs européens réagiront, et si cette ouverture sera durable ou temporaire.

  • Crypto à rendement : l’ETF s’emballe

    Crypto à rendement : l’ETF s’emballe

    La société suisse 21Shares a annoncé début octobre 2025 une amélioration de son produit phare, l’ETF sur l’Ethereum (« TETH »), en y intégrant une fonction staking permettant aux détenteurs de percevoir des revenus passifs générés par la validation du réseau.  Bien que le rendement exact (6-7 %) ne soit pas toujours explicitement publié, l’initiative marque un tournant : les ETF crypto deviennent non plus de simples paniers d’actifs, mais des véhicules de rendement.

    Ce format s’adresse à un investisseur qui cherche plus qu’une spéculation : un revenu potentiel, encadré par la finance traditionnelle. Cependant, prudence : comme tout produit crypto, les risques restent élevés, volatilité, régulation encore incertaine, infrastructure technologique…

    Pour autant, 21Shares ouvre une voie nouvelle. Et si le « hold » laissait place au « stake & hold » ?

  • Coinbase Global et American Express collaborent pour lancer « Coinbase One Card » aux US

    Coinbase Global et American Express collaborent pour lancer « Coinbase One Card » aux US

    Aux États-Unis, Coinbase, célèbre plateforme de crypto-monnaies, a annoncé le lancement de sa première carte de crédit co-brandée avec American Express : la « Coinbase One Card ».  Cette carte sera réservée aux membres de l’abonnement Coinbase One et offrira entre 2 % et 4 % de « cash-back » en bitcoin sur chaque achat, à partir de l’automne 2025. 

    La carte est émise par First Electronic Bank et fonctionne sur le réseau American Express, tandis que Coinbase gère les récompenses en crypto et l’intégration wallet. 

    Ce lancement illustre un mouvement plus large : l’intégration de la crypto dans les produits financiers grand public, au-delà du simple investissement, avec la promesse d’un usage quotidien. Mais attention : ces offres sont souvent soumises à conditions (adhésion à un abonnement, seuils d’actifs détenus, etc.).

    Pour les utilisateurs européens, ce type d’offre n’est pas encore disponible, mais cela pourrait donner le ton de ce qui va arriver en matière de convergence crypto/paiement.

  • Stablecoins sous la loupe des banques centrales : entre promesse de stabilité et peur du chaos

    Stablecoins sous la loupe des banques centrales : entre promesse de stabilité et peur du chaos

    Les « stablecoins »,  cryptomonnaies adossées à des devises ou actifs stables,  suscitent l’attention croissante des banques centrales.  Si elles offrent la promesse d’un moyen de paiement numérique rapide et global, elles incarnent aussi le risque d’un effondrement en chaîne, faute de réserves tangibles ou d’une régulation adéquate. Dans l’UE, le régime Markets in Crypto‑Assets Regulation (MiCA) est un pas en avant, mais l’attention se porte désormais sur les émetteurs étrangers et les mécanismes de « run ». Pour les banques centrales, la question est cruciale : comment intégrer ces instruments dans un système déjà fragile, sans perdre le contrôle de la politique monétaire ? La promesse de stabilité numérique côtoie la peur du chaos,  un équilibre délicat pour l’avenir financier.

  • Les failles de la régulation crypto mondiale selon le FSB : la souveraineté numérique en suspens

    Les failles de la régulation crypto mondiale selon le FSB : la souveraineté numérique en suspens

    Le Financial Stability Board (FSB) alerte : les lacunes réglementaires globales dans le secteur crypto persistent, malgré les progrès annoncés.  Face à l’essor des actifs numériques et à leur nature transfrontière, l’absence d’un cadre harmonisé met en danger la stabilité financière. Pour l’Europe, comme pour tout État, la souveraineté numérique n’est pas assurée tant que des acteurs, lieux d’émission ou plateformes, échappent à une supervision stricte. Cette régulation en suspens ouvre la voie à des arbitrages réglementaires, des flux non contrôlés, et potentiellement à des chocs systémiques. La souveraineté numérique s’affirme donc aussi comme question de législation, de coordination internationale et de capacité à anticiper les technologies financières de demain.

  • Crypto Crash : le 10 octobre, les marchés numériques s’effondrent

    Crypto Crash : le 10 octobre, les marchés numériques s’effondrent

    Le 10 octobre 2025 restera gravé dans l’histoire de la crypto. En quelques heures, près de 19 milliards de dollars se sont évaporés après une panique soudaine sur les marchés.

    Le Bitcoin a plongé de plus de 8 %, l’Ethereum a suivi avec une chute de 5 %. En cause : l’annonce surprise du président Trump de tarifs douaniers massifs contre la Chine, provoquant une onde de choc sur toutes les places financières.

    Malgré la panique, certains analystes estiment que le marché reste structurellement solide : un “stress test grandeur nature” plutôt qu’un effondrement durable. Le Bitcoin, déjà en légère reprise, pourrait bien rebondir aussi vite qu’il a chuté.