Catégorie : Actu

  • Giorgia Meloni : trois ans au pouvoir, entre continuité et crispation

    Giorgia Meloni : trois ans au pouvoir, entre continuité et crispation

    Trois ans après son arrivée à la présidence du Conseil, Giorgia Meloni s’est solidement installée dans le paysage politique italien. À la tête du parti Fratelli d’Italia, elle a su consolider une base électorale fidèle, notamment grâce à un discours identitaire et sécuritaire clair. Mais derrière cette stabilité apparente, son bilan divise profondément.

    Sur le plan économique, Meloni revendique une baisse du chômage et une meilleure attractivité pour les entreprises, mais la croissance reste fragile et les inégalités persistent. Ses réformes fiscales profitent surtout aux classes moyennes et supérieures, tandis que les travailleurs précaires et le sud du pays continuent de souffrir d’un manque de soutien structurel.

    Côté immigration, sa politique de fermeté a séduit une partie de l’électorat, mais suscité de vives critiques d’ONG et d’institutions européennes, dénonçant des atteintes aux droits fondamentaux. En politique étrangère, Meloni a maintenu un cap pro-européen pragmatique, malgré une rhétorique souverainiste souvent ambiguë.

    Son gouvernement, marqué par une communication maîtrisée et une forte personnalisation du pouvoir, reste sous tension : certains alliés populistes s’impatientent, tandis que l’opposition dénonce une dérive autoritaire et une instrumentalisation des médias publics.

    À trois ans de mandat, Meloni n’est plus une outsider. Elle est devenue le visage d’une Italie conservatrice, mais aussi le symbole d’un pays divisé entre stabilité politique et inquiétude démocratique.

  • Casse du Louvre : audition du PDG au Sénat, plongée dans les plus gros casses de l’histoire

    Casse du Louvre : audition du PDG au Sénat, plongée dans les plus gros casses de l’histoire

    Après un cambriolage spectaculaire au Louvre, un “casse” digne des plus grands films, le PDG du musée est convoqué devant le Sénat pour être auditionnée sur les failles sécuritaires. Cette affaire relance la mémoire des plus gros vols d’art de l’histoire : comme le casse du Isabella Stewart Gardner Museum de Boston en 1990, où plus de 500 millions de dollars d’œuvres furent dérobées, ou encore le vol de « Mona Lisa » en 1911, qui choqua le monde entier.

    L’audition vise à déterminer comment un musée de renommée mondiale, réputé inviolable, a pu être la cible d’un tel raid. Les sénateurs questionneront la PDG sur les dispositifs de surveillance, le recrutement des agents, la coordination avec les forces de l’ordre. Ils pourraient proposer des réformes, voire un renforcement des budgets pour la sécurité des institutions culturelles.

    Ce casse du Louvre rappelle que, malgré les avancées technologiques, la valeur inestimable des œuvres d’art continue d’attirer des criminels prêts à prendre des risques extrêmes, et soulève la question de la protection patrimoniale à l’ère moderne.

  • Sarkozy en prison : ses premières heures

    Sarkozy en prison : ses premières heures

    L’arrestation de Nicolas Sarkozy a provoqué une onde de choc politique. Ses premières heures en détention sont désormais scrutées : arrivé dans un centre pénitentiaire discret, l’ancien président aurait été accueilli par un rituel carcéral classique, fouille, prise d’empreintes, visite médicale, attribution d’un numéro.

    Selon des sources proches, Sarkozy, habitué des salons dorés de l’Élysée, découvre un monde brutalement différent. Les codétenus, intrigués, lui ont jeté un regard mêlé de respect et de curiosité. Il bénéficie toutefois d’un régime spécifique, comme souvent pour des personnalités de haut rang : surveillance accrue, droits de visite stricts, possibilité de faire valoir des privilèges liés à son ancien statut.

    Sur le plan psychologique, son entourage évoque un personnage résilient, capable de transformer cette épreuve en un acte politique : déjà des soutiens s’activent à l’extérieur, et des alliés parlent de martyrisation. Mais derrière la posture médiatique, l’ancien chef de l’État fait face à une réalité concrète et contraignante, l’enfermement, loin des ors du pouvoir.

  • Duralex à nouveau en difficulté

    Duralex à nouveau en difficulté

    Le mirage de la Scop aura fait long feu rapidement. L’iconique verrerie Duralex, en difficulté financière il y a deux ans pour son deuxième redressement judiciaire quelques années, lance une campagne de financement participatif pour renforcer ses fonds propres et investir à La Chapelle-Saint-Mesmin. Objectif : réunir 3 millions d’euros afin de moderniser les fours et maintenir l’emploi de 230 salariés. Sur la plateforme Ulule, les contributeurs peuvent acquérir des verres numérotés ou parrainer une ligne de fabrication. Un marketing tout azimute qui ressemble à une course contre la montre. 

    « Duralex, c’est plus qu’une marque, c’est un geste français », dit la direction, misant sur l’attachement populaire à ces verres d’écoliers devenus icônes. En moins de 48 heures, la moitié de la somme visée était déjà promise. 

    Au-delà de ces énièmes difficultés, ce nouveau besoin de financement démontre qu’après avoir obtenu des dizaines de millions de l’Etat, de l’argent de la région et des localités, Duralex n’arrive pas à lever trois petits millions auprès de ses partenaires financiers. 

  • No Kings Protest : la rue contre les symboles du pouvoir

    No Kings Protest : la rue contre les symboles du pouvoir

    À Paris comme à Bruxelles, le mouvement No Kings Protest a rassemblé ce week-end plusieurs milliers de manifestants. Slogan central : « Aucun trône n’est éternel ». Né en ligne il y a six mois, ce collectif dénonce la concentration des richesses et des privilèges politiques sous couvert de monarchies ou de dynasties économiques. Entre happening artistique et contestation sociale, les participants ont mêlé pancartes détournant les blasons royaux et performances visuelles : trônes renversés, couronnes en papier brûlées, hymnes remixés. Le ton est radical, mais non violent.

    Les organisateurs refusent toute affiliation partisane : « Notre combat n’est pas contre une personne, mais contre une idée du pouvoir ». Les images du cortège parisien, très relayées sur TikTok et X, ont déjà atteint plusieurs millions de vues. Le mot d’ordre circule : « Pas de rois, pas de maîtres, seulement du souffle ». Le mouvement, encore sans leader déclaré, promet une « saison 2 » avant la fin de l’année.

  • Braquage au Louvre : des diamants envolés en plein Paris

    Braquage au Louvre : des diamants envolés en plein Paris

    Dans la nuit de lundi à mardi, le musée du Louvre a de nouveau été la cible d’un braquage spectaculaire. Trois individus lourdement organisés ont pénétré dans l’aile Richelieu, section des arts décoratifs, avant de s’emparer d’un écrin contenant plusieurs diamants historiques issus de la collection royale. L’opération, minutieuse et silencieuse, n’a duré que huit minutes selon les premières images de vidéosurveillance. Aucun blessé, aucune alarme déclenchée.

    Les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme évoquent une « opération de professionnels ». Les pierres dérobées, dont un diamant bleu de 20 carats estimé à plus de 40 millions d’euros, seraient difficilement revendables sur le marché légal. Le ministère de la Culture a immédiatement condamné « un acte contre le patrimoine mondial ».

    Ce braquage relance la question de la sécurité des musées français, déjà secoués par plusieurs tentatives ces derniers mois. Les autorités privilégient la piste d’un réseau international spécialisé dans les œuvres d’art et les gemmes rares. Le Louvre, fermé mardi matin, a promis une réouverture rapide. Mais dans les couloirs, une phrase revient comme une ombre :

     « Le plus grand musée du monde attire, encore et toujours, les plus grands voleurs du monde. »

  • Le sacre historique des Lionceaux de l’Atlas U20 : champions du monde

    Le sacre historique des Lionceaux de l’Atlas U20 : champions du monde

    Dans la nuit de dimanche à lundi, au Chili, les Lionceaux de l’Atlas ont inscrit une page majeure de l’histoire du football : la Coupe du monde U‑20 2025 offerte à Équipe du Maroc des moins de 20 ans grâce à une victoire 2 – 0 sur l’Argentine des moins de 20 ans.

    Le Maroc, jusque-là valeureux mais rarement au sommet mondial, a cette fois franchi le cap. Cette victoire — première d’une nation africaine depuis le Ghana en 2009 — confirme l’ascension des jeunes talents marocains.

    L’effet n’est pas tombé du ciel : la sélection marocaine U20 a été construite méthodiquement, entre formation de la diaspora européenne, soutien des académies nationales, et vision fédérale.  Sous la houlette de Mohamed Ouahbi, elle conjugue finesse technique et état d’esprit conquérant — deux ingrédients qui ont permis de dominer des nations habituées aux sommets.

    L’impact de ce sacre déborde le rectangle vert. Il résonne comme un signal pour tout le football africain : oui, il est possible de rivaliser — voire de gagner — au plus haut niveau des jeunes. Là encore, le Maroc se positionne non pas en suiveur, mais en inspirateur.

  • Bouclier spatial européen : l’Europe redécouvre la souveraineté par le haut

    Bouclier spatial européen : l’Europe redécouvre la souveraineté par le haut

    Face aux rivalités géopolitiques croissantes, l’Europe cherche à se doter d’un bouclier spatial autonome. Le projet vise à renforcer sa capacité de surveillance, de communication et de navigation sans dépendre des gros acteurs extérieurs. Cette démarche traduit une prise de conscience : la souveraineté ne passe plus uniquement par les frontières terrestres, mais par l’espace. Pour les États membres, c’est une occasion de consolider l’industrie, d’affirmer l’indépendance stratégique et de créer des synergies industrielles. Mais le défi est double : financier (les coûts sont élevés) et politique (les divergences nationales persistent). En redécouvrant la souveraineté par le haut, l’Europe s’engage dans un nouveau chapitre où technologies, défense et autonomie se répondent. Ce bouclier spatial pourrait devenir un symbole fort d’une Europe qui ne se contente plus de suivre, mais veut peser.

  • Luxe à tous les coins : les Champs-Élysées métamorphosés par LVMH

    Luxe à tous les coins : les Champs-Élysées métamorphosés par LVMH

    À Paris, l’avenue la plus célèbre évolue sous l’emprise du groupe LVMH. Tiffany investit un immeuble de 2 100 m² rue de la Paix, avec ouverture prévue en 2028, tandis que le géant du luxe s’installe sur les Champs-Élysées en transformant façades et espaces publics.  Une “malle géante” Louis Vuitton enveloppe l’immeuble 103-111, dissimulant d’imposants travaux, et suscitant critiques et recours judiciaires pour “publicité illégale” sur bâtiment classé.  Le projet du nouvel hôtel Louis Vuitton à l’adresse emblématique, 6 000 m² de prestige, est en cours de réalisation. 

    Cette mutation marque une rupture : de plus en plus, les fast foods et commerces accessibles cèdent la place à des boutiques de luxe, cafés design, enseignes internationales, avec loyers prohibitifs. Le visage du commerce urbain parisiens se redessine : immersion dans l’univers du luxe, bâtiments transformés en vitrines de marque, et un espace anciennement populaire qui se “requalifie pour élites”. 

    Ces évolutions questionnent l’identité de l’avenue la plus parisienne, pour qui, pour quel public ?

  • Tomahawk : le missile américain qui fait trembler les puissants

    Tomahawk : le missile américain qui fait trembler les puissants

    Le Tomahawk est un missile de croisière américain, utilisé depuis les années 1980, capable de frôler le sol sur 30 mètres pour échapper aux radars, avec une portée estimée autour de 1 000 miles (environ 1 600 km).  Il a déjà fait ses preuves dans de nombreux conflits : Golfe, Balkans, frappes navales contre les rebelles Houthis. 

    Aujourd’hui, l’Ukraine réclame l’envoi de Tomahawks par les États-Unis pour porter des frappes plus profondes contre des cibles stratégiques en Russie.  Mais Washington reste prudent : les stocks sont limités, et leur transfert pourrait déclencher une escalade majeure.  Le Kremlin a d’ores et déjà averti que leur usage saperait les frontières entre soutien indirect et participation directe au conflit. 

    Le Tomahawk, arme à la fois précise et menaçante, pourrait changer les équilibres : en dotant l’Ukraine d’une capacité de riposte au-delà de son front. Mais son exploitation exige plateformes de lancement adaptées et choix stratégiques lourds de conséquences.