Auteur/autrice : Alya

  • La BCE hausse le ton contre les stablecoins

    La BCE hausse le ton contre les stablecoins

    La Banque centrale européenne alerte une nouvelle fois sur les risques systémiques posés par les stablecoins, dont l’essor rapide menace selon elle l’équilibre du système financier européen. Dans son analyse, l’institution souligne que ces actifs, USDT, USDC en tête, absorbent une part croissante de la liquidité autrefois détenue par les banques commerciales, affaiblissant mécaniquement leur base de dépôts.

    Avec un marché estimé à près de 280 milliards de dollars, et un rôle central dans plus de 80 % des transactions crypto, les stablecoins concentrent une puissance d’exécution qui pourrait, en cas de stress, provoquer une ruée incontrôlée vers la liquidité. La BCE redoute un scénario où les émetteurs seraient forcés de liquider massivement leurs réserves en bons du Trésor, créant une onde de choc sur les marchés obligataires et la zone euro.

    Elle appelle à un encadrement strict : transparence totale, audits renforcés et supervision rapprochée, faute de quoi ces actifs pourraient devenir un vecteur d’instabilité majeur.

  • Les robotaxis arrivent doucement en Europe

    Les robotaxis arrivent doucement en Europe

    Tout appareil électronique peut bugger. Même un robot taxi.

    L’Europe voit enfin poindre les premiers robotaxis, mais à un rythme mesuré, loin du déploiement fulgurant observé aux États-Unis ou en Asie. Plusieurs projets pilotes émergent : en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, où les autorités testent l’intégration de ces véhicules autonomes dans des environnements urbains réels. Les constructeurs et opérateurs, notamment Waymo et Baidu, visent une commercialisation progressive d’ici 2026-2027, mais tout dépendra du feu vert réglementaire.

    Le potentiel est majeur : réduction des coûts de transport, amélioration de l’accessibilité dans les zones peu desservies, optimisation du trafic et baisse des accidents liés aux erreurs humaines. Les robotaxis pourraient devenir un maillon clé de la mobilité du futur, en particulier pour les trajets courts et nocturnes.

    Cependant, l’Europe demeure prudente. Cadre légal strict, exigences de sécurité très élevées, infrastructures à adapter et scepticisme du public ralentissent l’adoption. La mutation avance, mais avec le tempo européen : lent, contrôlé, et sous haute surveillance institutionnelle.

  • Kiev approuve le plan de paix américain

    Kiev approuve le plan de paix américain

    Selon les informations publiées ce 25 novembre 2025, l’Ukraine aurait donné son feu vert au plan de paix proposé par les États-Unis, acceptant de plafonner ses forces armées à 800 000 soldats une fois le conflit terminé.

    Actuellement l’armée ukrainienne compte près de 900 000 soldats selon les sources, la réduction promise constituerait un geste fort de désescalade.

    Le plan, négocié à Genève avec le soutien américain, a été retravaillé à la hausse par rapport à l’offre initiale (qui prévoyait 600 000 hommes), afin de rendre l’accord acceptable pour Kiev sans fragiliser totalement sa défense.

    Un déplacement du président ukrainien vers Washington est envisagé dans les prochains jours pour entériner l’accord. Reste à obtenir la validation côté russe, et à s’assurer qu’une limitation de l’armée ne devienne pas un levier de pression sur les conditions de la paix.

  • SFR s’enfonce et attise l’appétit de ses concurrents

    SFR s’enfonce et attise l’appétit de ses concurrents

    SFR continue de s’affaiblir sur le marché français des télécoms, avec une nouvelle baisse de 9 % de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, désormais limité à 2,3 milliards d’euros. Le résultat opérationnel recule lui aussi de 11 %, à 764 millions, confirmant l’érosion persistante de l’opérateur. Malgré un gain de 44 000 abonnés sur le mobile, la dynamique reste négative, notamment sur le fixe où SFR enregistre 32 000 départs supplémentaires.

    Cette fragilité attise l’intérêt de ses rivaux. Orange, Bouygues Telecom et Free suivent la situation avec attention, chacun envisageant un possible mouvement de consolidation. Mais la dégradation continue de SFR pourrait pousser ces acteurs à revoir leurs ambitions à la baisse, en particulier sur la valorisation.

    Le secteur des télécoms français se trouve ainsi à un tournant : arbitrages stratégiques, repositionnements et pressions concurrentielles laissent entrevoir une recomposition du marché dans les mois à venir.

  • Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion

    Sarkozy définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion

    Mercredi 26 novembre 2025, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Nicolas Sarkozy concernant l’Affaire Bygmalion, confirmant définitivement sa condamnation pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

    En février 2024, la cour d’appel de Paris l’avait condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme aménageables, pour avoir dépassé les plafonds légaux de dépenses électorales via un montage factice via l’agence de communication.

    Avec ce rejet du pourvoi, la condamnation devient irrévocable. L’ancien président devra bientôt rencontrer le juge en charge de l’application des peines pour déterminer les modalités d’exécution, bracelet électronique, semi-liberté ou aménagement, en fonction de son âge.

  • CleanSpark pulvérise ses records et pivote vers l’IA

    CleanSpark pulvérise ses records et pivote vers l’IA

    CleanSpark, géant américain du minage de Bitcoin, signe une année 2025 hors norme avec un chiffre d’affaires de 766,3 millions de dollars, en hausse de 102 %, malgré un marché crypto sous pression. Cette performance marque l’une des croissances les plus rapides du secteur.

    Le groupe doit ce bond spectaculaire à une stratégie double : renforcer sa puissance de minage tout en réorientant une part croissante de ses infrastructures vers l’intelligence artificielle. CleanSpark dépasse désormais les 50 EH/s de hashrate actif et affiche une augmentation de 43 % de sa puissance sous contrat, consolidant son rôle majeur dans l’écosystème Bitcoin.

    Parallèlement, l’entreprise a levé 1,15 milliard de dollars via des obligations convertibles afin d’accélérer son expansion énergétique et développer des datacenters hybrides combinant mining et IA.

    Ce pivot vers l’IA transforme CleanSpark en acteur stratégique du calcul intensif, capable d’amortir les cycles du Bitcoin tout en capturant la croissance explosive du marché de l’intelligence artificielle.

  • La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    La Langosteria, le luxe à l’italienne à l’hôtel Cheval Blanc

    Direction le 7ème étage de l’hôtel Cheval Blanc, pour accéder à la table italienne de ce palace parisien. La Langosteria, déjà installée à Milan, s’offre les mets les plus délicats de la Méditerranée et de la Botte au cœur de la capitale.

    Le restaurant est un écrin de luxe avec une vue à couper le souffle à 360 degrés. L’architecte Peter Marino s’est chargé de la décoration, mettant en avant des matériaux précieux comme le marbre, le laiton et le bois. La salle sophistiquée  s’articule autour d’un bar à huîtres et fruits de mer. L’accueil et le service sont dignes des plus grandes tables parisiennes tout en gardant un esprit trattoria détendu.

    Le Chef de la Langosteria, Michèle Biassoni a pour mantra la technique et le respect du produit,  les travaillant dans leur plus simple appareil, comme son homard bleu nature. Véritable ode aux poissons et crustacés, le Chef propose le meilleur des produits de la Méditerranée ainsi que des recettes traditionnelles italiennes revisitées version gastro.

    La carte est riche et variée avec une belle proposition d’huîtres, ainsi qu’un  menu  à 122 euros pour le déjeuner composé des plats signatures qui ont fait la renommée de ce restaurant. Michele Biassoni innove en fonction des saisons. En ce moment, il annonce un délicieux carpaccio de noix de Saint Jacques et oursins de Galice (48e) ainsi qu’un tartare de langoustines et foie gras réduction au Sauternes (44e). De magnifiques poissons de la pêche du jour sont également proposés comme le bar de ligne en croûte de sel avec cime di râpa ou les gambero rosso royales au charbon sauce all l’arabbiata (78e).
    Les plats phares sont sans aucun doute les pâtes, toujours dans un esprit iodé comme les paccheri bar de ligne câpres olives et citron confit. La truffe blanche d’Alba s’invite également à table avec des taglioni al burro et tartufo bianco d’ Alba (140e).
    Une carte de desserts de haute volée est concoctée par Maxime Frédéric, élu meilleur pâtissier du monde en 2025. Mention spéciale pour la torta Della Nonna Rosa (28e). La carte des vins n’est pas en reste proposant plus de 900 références, mettant en avant les vins italiens et faisant la part belle aux petits producteurs comme aux grands noms.
    La Langosteria est devenue une adresse incontournable dans la capitale aussi bien pour un déjeuner au comptoir que pour une occasion spéciale.

    Note de la rédaction 8/10
    Crédit photos : ABH
  • Auchan change de visage

    Auchan change de visage

    La grande distribution française s’apprête à vivre un nouveau séisme. D’ici fin 2026, la quasi-totalité des supermarchés Auchan de l’Hexagone, hors Corse, doit passer en franchise sous les enseignes Intermarché et Netto. Près de 300 magasins sont concernés par cet accord entre le groupe Mulliez et Les Mousquetaires. Les points de vente conserveront pour l’instant leurs équipes et une partie de leur offre, mais adopteront progressivement les gammes, la politique commerciale et les marques de distributeur d’Intermarché ou de Netto.

    Pour Auchan, l’opération permet de se recentrer sur les hypermarchés et le e-commerce, tout en allégeant ses coûts. Pour Intermarché, c’est l’occasion de densifier son maillage territorial et de gagner des parts de marché face à Leclerc et Carrefour.

    Les syndicats s’inquiètent des conséquences sociales et des éventuels changements de conditions de travail. Les consommateurs, eux, devraient voir évoluer progressivement les prix, les promos et l’identité des magasins de quartier qu’ils fréquentaient sous la bannière Auchan.

  • Tentative de trêve humanitaire au Soudan

    Tentative de trêve humanitaire au Soudan

    Au Soudan, les Forces de soutien rapide, puissantes milices paramilitaires engagées depuis 2023 dans une guerre dévastatrice contre l’armée régulière, ont annoncé une trêve humanitaire unilatérale de trois mois. Leur chef affirme vouloir faciliter l’acheminement de l’aide et l’évacuation des civils pris au piège des combats.

    Mais le commandement de l’armée soudanaise a aussitôt jugé cette initiative « inacceptable », l’accusant de n’être qu’une manœuvre de communication destinée à redorer l’image des FSR à l’international. Il appelle au contraire la population à poursuivre la résistance. Sur le terrain, les ONG peinent à vérifier si le cessez-le-feu est réellement observé, dans un pays ravagé par les frappes aériennes, les déplacements massifs et l’effondrement des infrastructures.

    L’ONU et plusieurs capitales occidentales plaident pour transformer cette annonce en véritable cessez-le-feu négocié, seule issue pour freiner une crise humanitaire décrite comme l’une des plus graves au monde.

  • L’Arcom s’attaque au site WatchPeopleDie

    L’Arcom s’attaque au site WatchPeopleDie

    Le régulateur français de l’audiovisuel et du numérique, l’Arcom, a saisi la justice pour faire bloquer le site américain WatchPeopleDie.tv, plateforme diffusant des vidéos de morts en direct, d’accidents et de scènes de guerre. L’Arcom, née de la fusion du CSA et de l’Hadopi, est chargée de réguler les médias audiovisuels, les plateformes en ligne et la protection des publics, en particulier les mineurs.

     Elle estime que le site promeut des contenus « ultraviolents et illicites » qui contreviennent au droit français. Elle demande aux principaux fournisseurs d’accès à Internet de couper l’accès au site dans un délai très court, sous astreinte financière, via une décision judiciaire. Ce bras de fer illustre la volonté croissante des autorités françaises d’encadrer les contenus les plus extrêmes du Web, au moment où les réseaux sociaux et certains sites spécialisés surfent sur le voyeurisme autour des catastrophes et crimes réels.

    Le blocage, s’il est ordonné, constituerait un précédent important pour la lutte contre les contenus gore en ligne.