La bataille des semi-conducteurs ne se joue plus seulement sur la technologie, mais sur la stratégie. Nvidia et Broadcom incarnent deux visions opposées de la domination dans l’ère de l’intelligence artificielle. Nvidia s’impose comme le champion du calcul intensif, avec des puces devenues indispensables aux centres de données et aux modèles d’IA les plus avancés. Son succès repose sur une spécialisation extrême et une avance technologique difficile à rattraper.
Broadcom, de son côté, adopte une approche plus équilibrée. Moins dépendant d’un seul marché, le groupe combine semi-conducteurs, solutions réseaux et logiciels d’infrastructure. Cette diversification rassure sur le long terme, mais expose aussi l’entreprise à des arbitrages complexes, notamment sur la rentabilité de ses investissements liés à l’IA.
Pour les investisseurs, le choix est révélateur d’un arbitrage classique : miser sur une croissance spectaculaire mais plus volatile, ou privilégier un modèle plus stable, au potentiel peut-être moins explosif. Dans tous les cas, cette rivalité illustre une réalité clé : les puces sont devenues un enjeu économique et géopolitique majeur.
