Un des héritiers de Hermès, Nicolas Puech (82 ans), a engagé une action civile contre LVMH et son président Bernard Arnault, réclamant 14 milliards d’euros. Il affirme avoir été dépossédé de six millions d’actions Hermès, soit environ 5,76 % du capital, estimées aujourd’hui à 14,3 milliards d’euros.
Selon les documents déposés, ces titres lui avaient été légués par sa famille. Il accuse son ancien gestionnaire de fortune, Éric Freymond, aujourd’hui décédé, de les avoir vendues en 2008 au profit de LVMH, sans son consentement. Le contentieux remonte à la montée de LVMH au capital de Hermès, qui avait à l’époque provoqué de vives réactions en Bourse.
LVMH et la famille Arnault ont fermement rejeté ces accusations. Dans un communiqué, ils affirment n’avoir « à aucun moment détourné des actions de Hermès » ni détenu d’actions « cachées ». L’affaire intervient alors que des poursuites pénales pour « abus de confiance » et « escroquerie » touchent Éric Freymond, désormais disparu, et un volet judiciaire est en cours.
Pour Nicolas Puech, la procédure civile vise à obtenir réparation, la restitution des actions ou une compensation équivalente. D’après les informations disponibles, la prochaine étape judiciaire est une audience prévue le 19 février 2026.
Ce dossier relance l’un des conflits les plus emblématiques du luxe français. Il expose les héritages, les transferts de fortune opaques et la rivalité historique entre deux géants du secteur, tout en remettant en question les mécanismes de gouvernance et de transparence dans les grandes fortunes.
