Face à un contexte mondial incertain, plusieurs grands fonds alternatifs américains et internationaux se tournent vers les Émirats arabes unis, attirés par un climat fiscal favorable, des régulations souples et une proximité avec les marchés émergents. Selon les Echos, des acteurs comme KKR ou Millennium Management figurent parmi ceux qui réorientent leurs actifs, cherchant à diversifier leurs bases géographiques et à profiter d’un environnement perçu comme plus stable en période de turbulences financières.
Cette stratégie traduit un phénomène plus large : un exode des capitaux vers des zones de moindre imposition, mais aussi vers des centres financiers alternatifs, loin des pressions réglementaires et du contexte inflationniste qui pèse sur les marchés occidentaux. Les Émirats, et plus largement le Golfe, apparaissent comme un refuge pour ces fonds cherchant à préserver leur rendement tout en restant proches des marchés émergents d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.
Pour les pays hôtes, cette affluence de capitaux constitue à la fois une opportunité et un défi. À court terme, elle peut stimuler l’investissement, le développement de services financiers, voire la création d’emplois liés à la gestion d’actifs. À long terme, elle pose la question de la transparence, de la régulation financière et de l’impact de ces flux sur les inégalités.
En Europe, cette tendance pose également un sérieux défi à la compétitivité des hubs financiers traditionnels : si les fonds continuent à chercher des juridictions plus accueillantes, les marchés européens pourraient voir une partie de leurs capitaux fuir vers d’autres rivages.
