Braquage au Louvre : des diamants envolés en plein Paris

Dans la nuit de lundi à mardi, le musée du Louvre a de nouveau été la cible d’un braquage spectaculaire. Trois individus lourdement organisés ont pénétré dans l’aile Richelieu, section des arts décoratifs, avant de s’emparer d’un écrin contenant plusieurs diamants historiques issus de la collection royale. L’opération, minutieuse et silencieuse, n’a duré que huit minutes selon les premières images de vidéosurveillance. Aucun blessé, aucune alarme déclenchée.

Les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme évoquent une « opération de professionnels ». Les pierres dérobées, dont un diamant bleu de 20 carats estimé à plus de 40 millions d’euros, seraient difficilement revendables sur le marché légal. Le ministère de la Culture a immédiatement condamné « un acte contre le patrimoine mondial ».

Ce braquage relance la question de la sécurité des musées français, déjà secoués par plusieurs tentatives ces derniers mois. Les autorités privilégient la piste d’un réseau international spécialisé dans les œuvres d’art et les gemmes rares. Le Louvre, fermé mardi matin, a promis une réouverture rapide. Mais dans les couloirs, une phrase revient comme une ombre :

 « Le plus grand musée du monde attire, encore et toujours, les plus grands voleurs du monde. »