Le ciel est en passe de devenir un vaste espace connecté : la compagnie Air France a annoncé le lancement d’un service de wifi gratuit et ultra-haut débit alimenté par Starlink pour ses passagers. Grâce aux satellites en orbite basse, la latence chute et les débits grimpent, avec des performances annoncées à la hauteur d’une connexion à terre. Le déploiement s’étend progressivement : d’abord quelques avions (Embraer 190, Airbus A220) puis les long-courriers, 30 % de la flotte d’ici fin 2025 et la totalité d’ici fin 2026.
Pendant ce temps, sur les rails français, les promesses de connexion rapide restent très inégales. Le principal régulateur des télécoms, ARCEP, a rendu un audit montrant que, bien que la qualité des services mobiles progresse, des écarts subsistent selon zones « denses, moyennes ou rurales ». Le train connecté à grande vitesse ? Encore du chemin à parcourir.
En clair : l’avion fait jouer la concurrence du wifi, le train attend toujours l’essor promis. Et tant que la couverture ferroviaire ou en zone blanche ne sera pas résolue, les usagers risquent de rester sous-connectés quand l’altitude augmente.
