Dans le domaine de la santé, une percée majeure se profile : grâce au sang d’un homme ayant survécu à plus de 200 morsures de serpent, des chercheurs ont pu isoler des anticorps à large spectre, ouvrant la voie à un anti-venin capable de neutraliser les toxines de 19 espèces différentes de serpents venimeux. Jusqu’ici, les antivenins étaient spécifiques à chaque espèce ou famille, produits à partir d’animaux immunisés. Avec ce nouveau cocktail (combinaison d’anticorps humains et d’un inhibiteur de toxine), la protection est partielle ou totale selon les espèces, et les chercheurs parlent d’une “preuve de concept” pour un antivenin universel. Les enjeux sont énormes : chaque année, entre 81 000 et 138 000 décès sont attribués aux morsures de serpent, surtout en zones tropicales. Bien que des tests animaux restent à valider avant application humaine, cette avancée pourrait transformer la prise en charge des envenimations, notamment dans les pays aux ressources limitées. Une révolution potentielle dans un domaine longtemps figé.
Vers un anti-venin universel : une avancée qui pourrait sauver des milliers de vies
