Les dernières données recueillies montrent que la production manufacturière globale poursuit à peine sa progression alors que la confiance des entreprises décline. Le PMI global s’est établi à 50,8 en octobre, contre 50,7 en septembre, ce qui traduit une amélioration très modeste. Pourtant cette amélioration cache des difficultés profondes : les carnets de commandes se vident, les effectifs stagnent et certains grands pays industriels comme la Turquie ou le Japon affichent des baisses notables. L’Asie notamment subit une chute des exportations et un recul de l’activité manufacturière, en Chine la production a reculé pour le septième mois consécutif et en Corée du Sud les nouvelles commandes ont diminué.
Dans ce contexte, la reprise attendue après les perturbations liées à la pandémie et aux chaînes d’approvisionnement peine à s’imposer. Les analystes avertissent que cette situation crée une vulnérabilité accrue aux chocs externes comme des relances fiscales, des tensions géopolitiques ou des hausses de taux d’intérêt. Le monde traverse une phase où la croissance peine à s’accompagner d’embauches et de dynamisme commercial durable. Les entreprises se replient sur l’optimisation et la réduction des coûts plutôt que sur l’expansion.
