UK rail : un gel historique des tarifs pour soulager les usagers

Le gouvernement britannique annonce un gel des tarifs ferroviaires en Angleterre, une première depuis 30 ans. La mesure, portée par la Chancelière de l’Échiquier Rachel Reeves et détaillée par le Trésor britannique, concerne les “regulated fares” : abonnements, billets en heure de pointe et hors pointe entre grandes villes.

Ce gel des prix vise clairement le coût de la vie. En évitant une hausse indexée sur l’inflation, les autorités estiment que certains navetteurs pourraient économiser plus de 300 livres par an sur les trajets les plus chers. Politiquement, la mesure arrive dans un contexte de tensions budgétaires et de promesses électorales sur le pouvoir d’achat. Le gouvernement prépare parallèlement un budget marqué par des hausses d’impôts ciblées, mais cherche avec ce gel symbolique à montrer qu’il “remet de l’argent dans la poche des gens”.

Ce choix intervient après des années de fortes augmentations des tarifs, souvent supérieures à l’inflation, qui ont alimenté la colère des usagers et des syndicats. Les associations de voyageurs saluent une décision “attendue depuis longtemps”, tout en rappelant que la question de la qualité du service, des retards et des annulations reste entière.

Sur le plan macroéconomique, le gel des tarifs s’inscrit dans une stratégie plus large de maîtrise de l’inflation et de soutien à la consommation dans les centres urbains. Des trajets plus abordables peuvent encourager les déplacements domicile-travail, les sorties et les dépenses dans les commerces locaux. Reste une inconnue majeure : le financement. Sans hausse de revenus tarifaires, l’État devra arbitrer entre subventions supplémentaires au réseau, économies ailleurs dans le budget ou investissements reportés.

Ce gel se présente donc comme un geste fort en faveur des passagers, mais aussi comme un test de crédibilité pour un gouvernement qui promet à la fois rigueur budgétaire et soutien au pouvoir d’achat.

En France, c’est l’inverse : les tarifs augmentent sans cesse, le train devient un luxe.