Donald Trump remet en scène sa vision d’une économie nationalisée autour des géants industriels et financiers du pays, et esquisse les contours d’un modèle où l’État devient le catalyseur principal de la puissance corporate américaine. Selon Les Échos, Meta, Goldman Sachs et Boeing incarnent cette architecture stratégique : trois piliers, trois narrations, trois leviers de souveraineté économique.
Meta s’inscrit comme fer de lance technologique, métavers, IA, infrastructures sociales, un outil d’influence globale que Trump voudrait ancrer dans une dynamique “made in America”. Goldman Sachs, elle, incarne la puissance financière intérieure : l’ancien président entend l’orienter vers un rôle quasi-institutionnel dans la distribution du capital national. Quant à Boeing, symbole militaire et industriel, il demeure au cœur d’un programme où défense, réindustrialisation et prestige technologique se confondent.
Trump transforme ainsi ces entreprises en instruments de politique économique, comme s’il écrivait son propre manifeste industriel.
