The Hunger Games sur scène à Londres : la révolte du public avant même le rideau

La première représentation de The Hunger Games : On Stage à Londres a tourné au désastre. Prévue à 19h30 au nouveau Troubadour Canary Wharf Theatre, la séance n’a commencé qu’après plus d’une heure de retard, dans une salle encore en chantier. Des spectateurs racontent des couloirs encombrés, des sorties de secours limitées et des places inaccessibles.

Le pire : certaines personnes ont été contraintes de repartir, après qu’on leur a annoncé que leurs sièges “n’existaient pas” dans la configuration réelle de la salle. Une spectatrice handicapée, pourtant placée en zone « accessible », a témoigné : « Je ne voyais rien depuis mon siège, c’était comme regarder un mur. » D’autres dénoncent « une organisation catastrophique », « du personnel dépassé », ou encore « un théâtre visiblement pas prêt pour ouvrir».

Sur les réseaux, les commentaires traduisent la déception :

« C’est inacceptable, j’ai attendu une heure dans le froid pour apprendre qu’on ne pouvait pas me placer. »

« On nous a fait entrer dans une salle inachevée. Les escaliers étaient dangereux et la visibilité horrible. »

« Comment un spectacle d’une telle ampleur peut-il débuter dans un tel chaos ? »

Pourtant, le casting promettait un événement de prestige : John Malkovich, immense acteur américain, prête son image au personnage du Président Snow, via des séquences filmées projetées pendant la pièce. Mais son nom, jusque-là gage d’excellence artistique, se retrouve désormais associé à ce fiasco retentissant. Si la production ne parvient pas à redresser la barre avant l’ouverture officielle du 12 novembre, ce projet, qui devait marquer une révolution du théâtre immersif à Londres, pourrait bien devenir un symbole de mégalomanie mal exécutée.

Un lancement qui, au lieu d’enflammer le Capitole, a surtout mis le feu… à la patience du public.