Au Soudan, les Forces de soutien rapide, puissantes milices paramilitaires engagées depuis 2023 dans une guerre dévastatrice contre l’armée régulière, ont annoncé une trêve humanitaire unilatérale de trois mois. Leur chef affirme vouloir faciliter l’acheminement de l’aide et l’évacuation des civils pris au piège des combats.
Mais le commandement de l’armée soudanaise a aussitôt jugé cette initiative « inacceptable », l’accusant de n’être qu’une manœuvre de communication destinée à redorer l’image des FSR à l’international. Il appelle au contraire la population à poursuivre la résistance. Sur le terrain, les ONG peinent à vérifier si le cessez-le-feu est réellement observé, dans un pays ravagé par les frappes aériennes, les déplacements massifs et l’effondrement des infrastructures.
L’ONU et plusieurs capitales occidentales plaident pour transformer cette annonce en véritable cessez-le-feu négocié, seule issue pour freiner une crise humanitaire décrite comme l’une des plus graves au monde.
