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  • France : moins de bébés, plus de retraités

    France : moins de bébés, plus de retraités

    En 2024, le nombre de naissances en France a atteint 663 000, un niveau jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce chiffre marque une baisse de 2,2 % par rapport à 2023. Le taux de fécondité s’établit désormais à 1,62 enfant par femme, une chute dramatique qui s’inscrit dans une tendance profonde de déclin démographique.

    Le vieillissement de la population s’accélère. Selon un rapport publié le 2 décembre 2025 par Cour des comptes, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus pourrait représenter près d’un tiers de la population d’ici 2070, tandis que la population en âge de travailler devrait diminuer sensiblement.

    L’impact sur les finances publiques est redoutable. Si les dépenses par tête, retraites, santé, dépendance, sont maintenues, la part des dépenses publiques pourrait grimper jusqu’à 60,8 % du PIB d’ici 2070, un niveau comparable aux pics exceptionnels de crise.  Le modèle de protection sociale, fondé sur la solidarité entre générations, se trouve ainsi mis à mal : moins de cotisants, plus de retraités, et une pression croissante sur les ressources.

    Ce basculement démographique impose des choix difficiles. Augmenter l’âge de départ à la retraite, repenser le financement des systèmes de santé et de solidarité, adapter les politiques d’immigration ou encourager une plus grande participation au marché du travail… Les défis sont nombreux, et il s’agit d’un tournant pour la France. Si rien n’est fait, l’équilibre budgétaire, social et générationnel pourrait vaciller.

    Face à ce basculement historique, les marges de manœuvre se réduisent. Le modèle actuel, fondé presque exclusivement sur la répartition, apparaît de plus en plus fragile dans une société où les actifs sont moins nombreux et les retraités toujours plus nombreux. Dans ce contexte, l’idée d’un système mixte, associant répartition et capitalisation, revient avec insistance dans le débat public. Il ne s’agirait plus d’un changement idéologique, mais d’un ajustement pragmatique : permettre à chacun d’épargner une part de sa retraite tout en préservant le socle solidaire. Car à démographie inversée, financement inchangé devient illusion. La question n’est plus vraiment de savoir si le système devra évoluer, mais à quelle vitesse et sous quelle forme.

  • La chute brutale de Ynsect, l’échec d’un rêve green

    La chute brutale de Ynsect, l’échec d’un rêve green

    C’est officiellement terminé pour Ynsect. Le 2 décembre 2025, le tribunal de commerce d’Évry a prononcé la liquidation de cette start-up française emblématique, pionnière dans la production de protéines et d’engrais à base d’insectes. Malgré des levées de fonds spectaculaires depuis sa création en 2011, plusieurs centaines de millions de dollars, l’entreprise n’a pas réussi à sécuriser les financements nécessaires pour poursuivre son activité. Le dossier était pourtant suivi par l’une des administratrices judiciaires les plus aguerries du pays, Hélène Bourbouloux. Un symbole, à lui seul, de l’ampleur des enjeux et de la gravité de la situation.

    La chute est d’autant plus marquante qu’Ynsect incarnait, il y a encore quelques années, l’un des visages les plus prometteurs de l’agriculture durable. Sa gigantesque usine de 45 000 m² dans la Somme, inaugurée en 2021, devait faire de la France un leader mondial des protéines alternatives. Elle ferme aujourd’hui définitivement ses portes, scellant l’échec d’un projet qui portait l’espoir d’un modèle plus écologique et innovant.

    Cette disparition met en lumière les limites très concrètes des ambitions vertes lorsqu’elles se heurtent aux réalités économiques. Produire des protéines d’insectes ne suffit pas : encore faut-il un marché structuré, des débouchés solides, des prix compétitifs et une rentabilité durable. Ynsect n’aura jamais réussi à réunir ces équilibres.

    La fin de l’aventure laisse derrière elle des salariés, des investisseurs désillusionnés et une question plus large : les alternatives écologiques peuvent-elles s’imposer sans un modèle économique robuste ? L’histoire d’Ynsect rappelle que l’écologie industrielle, aussi prometteuse soit-elle, reste avant tout une affaire de viabilité financière.

  • La farce tragique de la reprise de Brandt

    La farce tragique de la reprise de Brandt

    Le 2 décembre 2025, le gouvernement a lancé un appel solennel aux banques et investisseurs pour sauver l’entreprise Brandt, alors que l’audience devant le tribunal des affaires économiques de Nanterre se tient ce mercredi.  L’État a promis une aide initiale de 5 millions d’euros et, avec les contributions déjà annoncées de la métropole d’Orléans et de la région Centre-Val de Loire, environ 15 millions ont été mobilisés.  Mais le sauvetage est conditionné à un investissement total de 20 à 25 millions d’euros, indispensable pour éviter l’arrêt des salaires après mi-décembre.

    Ce qui rend la situation particulièrement pathétique c’est l’écart entre le discours solennel sur le “sauvetage d’un fleuron du made in France” et la réalité industrielle. Brandt, malgré son histoire et ses 700 salariés en France, n’a pas su s’adapter face à la concurrence internationale et à la crise du secteur du gros électroménager.  Le projet de reprise en Scop,  où les salariés deviendraient eux-mêmes actionnaires,  est présenté comme une “dernière chance”.

    Cette tentative sauvetage contraste avec l’absence d’offre ambitieuse de repreneurs, ce qui révèle un désintérêt des investisseurs pour des marques en déclin, en dépit des appels à la “patrie industrielle”.  Derrière les déclarations politiques, c’est un miracle industriel que l’on tente de préserver, mais un miracle qui repose sur un pari : que les banques acceptent de “jouer le jeu” en 24 heures, sur la foi d’un discours “patriote”.

    La résilience de Brandt dépend aujourd’hui de décisions financières instantanées tandis que l’entreprise lutte pour maintenir ses usines, ses savoir-faire, et éviter un énième naufrage industriel français. Le décalage entre le vernis politique et la réalité économique met en lumière la tonalité tragique,  presque grotesque,  de ce sauvetage express.

  • De KKR à Millennium, les fonds affluent vers les Émirats

    De KKR à Millennium, les fonds affluent vers les Émirats

    Face à un contexte mondial incertain, plusieurs grands fonds alternatifs américains et internationaux se tournent vers les Émirats arabes unis, attirés par un climat fiscal favorable, des régulations souples et une proximité avec les marchés émergents.  Selon les Echos, des acteurs comme KKR ou Millennium Management figurent parmi ceux qui réorientent leurs actifs, cherchant à diversifier leurs bases géographiques et à profiter d’un environnement perçu comme plus stable en période de turbulences financières.

    Cette stratégie traduit un phénomène plus large : un exode des capitaux vers des zones de moindre imposition, mais aussi vers des centres financiers alternatifs, loin des pressions réglementaires et du contexte inflationniste qui pèse sur les marchés occidentaux.  Les Émirats, et plus largement le Golfe, apparaissent comme un refuge pour ces fonds cherchant à préserver leur rendement tout en restant proches des marchés émergents d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.

    Pour les pays hôtes, cette affluence de capitaux constitue à la fois une opportunité et un défi. À court terme, elle peut stimuler l’investissement, le développement de services financiers, voire la création d’emplois liés à la gestion d’actifs. À long terme, elle pose la question de la transparence, de la régulation financière et de l’impact de ces flux sur les inégalités.

    En Europe, cette tendance pose également un sérieux défi à la compétitivité des hubs financiers traditionnels : si les fonds continuent à chercher des juridictions plus accueillantes, les marchés européens pourraient voir une partie de leurs capitaux fuir vers d’autres rivages.

  • Médecins en colère, la sécu met le feu au secteur

    Médecins en colère, la sécu met le feu au secteur

    À partir du 5 janvier 2026, les médecins libéraux prévoient une grève d’une ampleur « sans précédent », en réaction au projet de budget 2026 de la Sécurité sociale. Le texte envisage notamment de supprimer la négociation conventionnelle, ouvrant la voie à des révisions unilatérales des tarifs par l’Assurance maladie, notamment dans des disciplines sensibles comme l’imagerie, la radiothérapie ou la dialyse. Pour la profession, il s’agit d’une remise en cause profonde du modèle de médecine libérale, pilier de l’accès aux soins depuis l’après-guerre.

    La mobilisation s’appuie également sur un malaise ancien. Aujourd’hui, une consultation de médecine générale est rémunérée 26,50 €, un des tarifs les plus bas en Europe de l’Ouest. À ce niveau de rémunération, les praticiens doivent pourtant assumer seuls leurs charges : loyers, matériel, assurances, logiciels, salaires éventuels… À cela s’ajoute une charge administrative croissante. Lorsqu’un patient bénéficiant de la CMU se présente, les médecins doivent vérifier les droits, gérer les rejets, compléter des formulaires : « une part du travail administratif de l’Assurance maladie est reportée sur les cabinets », soulignent plusieurs syndicats.

    La profession appelle ainsi au report des rendez-vous à partir du 5 janvier, à une suspension partielle de l’alimentation du dossier médical partagé, ou encore à la demande systématique de validation des arrêts maladie par l’Assurance maladie. Les représentants des médecins évoquent une « attaque inédite depuis 1945 » et alertent sur le risque d’un accès aux soins fortement perturbé dans de nombreux territoires.

    Au-delà du mouvement, c’est l’avenir même du système de santé français qui se trouve interrogé. Entre une médecine de ville fragilisée, un hôpital saturé et un système de retraites sous tension, l’ensemble du modèle social semble atteindre ses limites. La France devra, tôt ou tard, trancher un débat devenu incontournable : comment préserver un accès équitable aux soins sans réformes structurelles profondes et durablement financées ?

  • Goldman Sachs à fond sur les ETF

    Goldman Sachs à fond sur les ETF

    Le géant financier Goldman Sachs vient d’annoncer l’acquisition pour environ 2 milliards de dollars d’un spécialiste des ETF, Innovator Capital Management, gestionnaire de près de 28 milliards de dollars d’encours répartis sur une centaine d’ETF.  L’objectif est clair : renforcer la position de Goldman sur un segment en pleine explosion, celui des ETF gérés activement, dits « defined out-come », qui offrent aux investisseurs un rendement ciblé tout en limitant les risques à la baisse.

    Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds d’investissement coté en Bourse qui regroupe un ensemble d’actions, d’obligations ou de matières premières. Il fonctionne comme une action : on peut en acheter ou en vendre à tout moment pendant les heures de marché. Son objectif principal est de répliquer la performance d’un indice (comme le CAC 40 ou le S&P 500), ce qui permet d’investir facilement dans un panier diversifié, souvent avec des frais beaucoup plus bas qu’un fonds géré activement. En résumé, un ETF c’est un moyen simple, économique et diversifié d’investir sans devoir choisir soi-même chaque action.

    Avec cette acquisition, Goldman Sachs Asset Management enrichit considérablement son catalogue, ajoutant des produits conçus pour les épargnants soucieux de stabilité et de flexibilité en période de volatilité des marchés.  Ce mouvement symbolise un tournant : les ETF passifs ne cessent de gagner en popularité, mais la demande pour des solutions plus sophistiquées, alliant diversification et gestion active, connaît un net regain.

    Cette opération confirme aussi la volonté de la banque de diversifier ses sources de revenus et de s’éloigner progressivement des activités bancaires traditionnelles, pour miser davantage sur la gestion d’actifs et le wealth management.  Pour les investisseurs, cela peut ouvrir l’accès à des produits plus adaptés à un environnement incertain, tout en maintenant la simplicité d’un ETF côté en bourse.

  • Paix en Ukraine, l’histoire en marche

    Paix en Ukraine, l’histoire en marche

    Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, le président français Emmanuel Macron a reçu le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée. La visite survient alors qu’un plan de paix porté par les États-Unis suscite de vifs débats et qu’une nouvelle série de pourparlers diplomatiques s’engage.

    L’entretien s’est centré sur les conditions d’une paix durable pour l’Ukraine, les garanties de sécurité pour Kyiv, et la coordination avec les pays européens dans le cadre des efforts menés par la communauté internationale.  Macron a clairement affirmé qu’aucun accord ne pourrait avancer sans la participation active des Européens, y compris la France, autour de la table des négociations.

    Zelensky, de son côté, a rappelé l’importance de préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine et la nécessité pour tout accord de respecter la souveraineté de son pays. Il a souligné l’urgence d’obtenir des garanties crédibles face à la poursuite des opérations militaires sur le terrain.

    La visite intervient au lendemain d’entretiens entre délégations ukrainienne et américaine en Floride, et avant une rencontre prévue entre un émissaire américain et le président russe. Le calendrier diplomatique apparaît donc chargé et déterminant pour l’issue des négociations de paix.

    En fin de journée, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer pour une sortie de crise coordonnée, tout en insistant sur la nécessité de maintenir la pression diplomatique et les sanctions contre les actes d’agression.

  • Pékin avance ses pions au Canada

    Pékin avance ses pions au Canada

    Le Canada voit l’influence du Pékin s’ancrer plus profondément, sans bruit, via des liens économiques, diplomatiques et communautaires.  L’expansion se fait progressivement, loin des projecteurs, mais avec détermination : des investissements stratégiques, des coopérations bilatérales et des échanges culturels permettent à la Chine de renforcer sa présence tout en contournant les résistances d’ordre politique.

    Cet ancrage discret met le Canada face à des dilemmes : comment préserver sa souveraineté tout en tirant parti des opportunités économiques offertes par Pékin ? Le défi est d’autant plus grand dans les secteurs sensibles, infrastructures, technologies, ressources naturelles, où les enjeux stratégiques sont élevés.

    À travers ces initiatives, la Chine consolide une position d’alliée, d’investisseur et d’acteur incontournable, au-delà des simples échanges commerciaux. Pour le Canada, cela pourrait signifier un rééquilibrage des alliances traditionnelles, avec des choix délicats à venir, parfois conflictuels.

    Dans un contexte mondial de rivalités croissantes entre grandes puissances, cette influence silencieuse montre à quel point les jeux de pouvoir passent aussi par l’économie, les investissements et le soft-power.

  • Détour en Italie chez Casa Bini

    Détour en Italie chez Casa Bini

    Table discrète rue Grégoire de Tours dans le 6ème arrondissement de Paris, Casa Bini est une valeur sûre pour déguster une cuisine d’inspiration toscane.

    Cette table est reconnue pour ses préparations de carpaccios Terre Mer qui changent en fonction des saisons. Dès l’entrée, le dépaysement est assuré. Bienvenue dans une trattoria italienne composée de deux salles rustiques, de petites tables intimistes avec de jolies assiettes à l’esprit Dolce Vita. Les serveurs sont accueillants et souriants avec le souhait de vous faire sentir comme à la maison. La clientèle est cosmopolite avec quelques italiens et des habitués du quartier, mais aussi quelques touristes.

    On parcourt le menu en savourant de délicieuses olives vertes offertes en guise d’amuse bouche. La carte est variée, proposant des spécialités traditionnelles toscanes. La parmigiana di melanzane (16 euros) est bien exécutée, le tartare de thon rouge aux zestes de citron vert (21 euros) est quant à lui frais et rassasiant. Les casarecce au pesto de basilic (25 euros) sont classiques et sans fausse note. En pleine saison de la Truffe Blanche, Casa Bini propose un carpaccio de daurade ciboulette et son confit d’ aubergines (50 euros). Les desserts ont tous une touche italienne comme l’Affogato al caffe glace vanille maison noyée dans un café.

    Casa Bini est un restaurant sans prétention, avec des plats classiques de la cuisine italienne bien cuisinés mais sans originalité et avec un léger manque de saveur. Les plats sont relativement chers pour une trattoria de quartier.

    Note de la rédaction 6,5/10
    Crédit photo : ABH
  • Bugonia, quand croire devient une arme

    Bugonia, quand croire devient une arme

    Yorgos Lanthimos s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus singuliers de ces dernières années, façonnant un univers où l’absurde, la violence et le rire nerveux coexistent dans un même souffle. Après le triomphe de Pauvres créatures et l’ovni narratif que fut Kind of Kindness, tous deux portés par Emma Stone et déjà marqués par la présence troublante de Jesse Plemons, la collaboration entre le réalisateur grec et ses interprètes trouve dans Bugonia une nouvelle forme, plus radicale, plus frontalement politique, sans jamais renoncer à l’étrangeté qui fait sa marque.

    Bugonia, remake du film coréen Save the Green Planet!, suit Michelle Fuller, interprétée par Emma Stone, PDG d’un puissant laboratoire pharmaceutique, enlevée par Teddy, joué par Jesse Plemons, complotiste convaincu qu’elle est une extraterrestre responsable d’un plan d’extermination de l’humanité. De ce point de départ presque grotesque naît une œuvre profondément inconfortable, où la frontière entre bourreaux et victimes se dissout. Dans ce théâtre de la paranoïa, aucun personnage n’offre de position morale confortable, chacun révélant à quel point la nature humaine demeure contradictoire et insaisissable.

    La mise en scène de Yorgos Lanthimos, soutenue par le travail de Robbie Ryan à la photographie, embrasse ce chaos avec une précision sidérante. Le film oscille entre comédie noire, thriller psychologique et fable sociale, multipliant les ruptures de ton sans jamais perdre sa cohérence interne. Les dernières trente minutes, véritable déflagration de cruauté et de grâce morbide, atteignent un niveau de dérèglement exaltant, tout en donnant le sentiment d’un aboutissement logique, presque inévitable, à ce qui précédait.

    Emma Stone compose une Michelle Fuller à la fois dure, entraînée, parfaitement aguerrie au pouvoir, mais constamment traversée par la peur, la fragilité et la confusion, refusant toute simplification du personnage. Jesse Plemons excelle dans le rôle de cet homme dont les croyances délirantes frôlent le ridicule tout en demeurant glaçantes par les actes qu’elles autorisent. Aidan Delbis, interprétant Don, cousin et complice de Teddy, ajoute une couche supplémentaire de tragédie, incarnant ces existences marginalisées qui glissent dans la violence sans jamais être privées de leur libre arbitre.

    Bugonia se révèle ainsi comme une réflexion sombre sur le complotisme, la radicalisation en ligne, l’incapacité à distinguer réalité et fantasme, et la manière dont les plus vulnérables se forgent des récits qui justifient l’impensable.

    La collaboration entre Yorgos Lanthimos, Emma Stone et Jesse Plemons semble appelée à se prolonger, au plus grand plaisir des cinéphiles, tant elle engendre un cinéma rare, capable de sonder les zones les plus troublantes de l’âme humaine tout en offrant des propositions formelles d’une audace et d’une vitalité jubilatoires.

    Sortie en salle en France le 26 novembre 2025

    Durée : 118 minutes

    Réalisé par : Yorgos Lanthimos

    note de la rédaction 4,5+/5

    Crédit Photo : Focus Features