Étiquette : à la une

  • Une prime controversée pour les maires

    Une prime controversée pour les maires

    Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2025, le Sénat a adopté une prime de 500 € destinée aux maires, inscrite dans le projet de budget 2026. Présentée comme une « prime régalienne », cette aide a été votée malgré des débats souvent houleux. Plusieurs élus ont critiqué un geste jugé symbolique, alors que les collectivités locales font face à des défis budgétaires et humains beaucoup plus lourds.

    Officiellement, la mesure vise à reconnaître le rôle central des maires, ces responsables de communes qui gèrent quotidiennement des services publics, des écoles, des infrastructures, et qui sont souvent confrontés à des responsabilités extrêmement variées et intensives. Dans un contexte où les collectivités doivent concilier équilibre des finances, transition écologique et maintien des services, cette prime est censée souligner l’importance de leur fonction.

    Le débat a pris une autre tournure lorsqu’on rappelle que les sénateurs sont élus par des grands électeurs, une majorité étant composée de maires et d’élus locaux. Cette donnée crée un effet de miroir politique : ceux qui votent cette prime sont souvent les mêmes qui exercent des responsabilités municipales. Pour certains observateurs, cela soulève la question d’un geste plus politique que pragmatique, une attention portée à un public très influent plutôt qu’une réponse structurante aux besoins des territoires.

    Dans un contexte budgétaire tendu, avec des économies envisagées sur d’autres postes, notamment liés à l’écologie ou aux investissements durables, la prime de 500 € est perçue par beaucoup comme un coup de pouce ponctuel plutôt qu’un soutien réel. Pour les maires, elle ne remplace pas les besoins de financement des services publics locaux, ni les attentes fortes en matière de transition énergétique ou de solidarité territoriale.

    Cette mesure illustre ainsi la complexité des arbitrages budgétaires au moment où l’action publique locale appelle des ressources plus conséquentes, et où la reconnaissance symbolique peine à répondre aux défis concrets des communes françaises.

  • L’envie d’avoir envie à L’Envie

    L’envie d’avoir envie à L’Envie

    Après la Colère et l’Orgueil, le chef, star des réseaux sociaux Eloy Spinnler à ouvert Envie, un nouveau restaurant, sous forme de buffet.

    Chez Envie le Banquet, on est loin des formules à volonté gargantuesques valorisant plus la quantité que la qualité. Ici, les petits producteurs sont mis en avant, tout comme les bons produits. Le Chef, formé chez les plus grands, propose de la gastronomie sous forme de buffet et surtout s’engage à limiter le gaspillage en revendiquant un concept anti gaspi.

    Ce nouveau restaurant prend place au coeur du marais, rue du Temple à Paris. La décoration est de style Art déco pour une ambiance bistrot raffiné. Ici le mot d’ordre est convivialité. Les salles sont réparties sur deux étages proposant différents salons. Il est possible de s’attabler dans la chapelle avec son magnifique vitrail et sa table de partage, dans le jardin d’hiver, ou dans la galerie de l’Ambassadeur.

    Depuis son ouverture, ce concept de buffet moderne zéro déchets ne désemplit pas. Le buffet prend place face à une cuisine ouverte. Plusieurs stands sont à découvrir. Le comptoir du maraîcher propose une multitude de salades et de légumes cuisinés aux multiples saveurs. Des pâtés en croûte combleront les amateurs de produits du terroir. Il y a également un stand écailler bien sourcé, avec des crustacés et différents gravlax, le coin fromagerie avec une sélection de 25 fromages à déguster avec une variété de pains.

    La cuisine ouverte propose quelques plats chauds comme une blanquette, des gnocchis ou un kebab de volaille. Le concept « ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre » est mis en valeur. En effet, les plats sont servis en petites portions, d’où le concept anti-gaspi. Le buffet des desserts donne vraiment Envie. Composé de cookies, de tartes ainsi que de douceurs de l’enfance comme un onctueux riz au lait, des cannelés, une compote de fruits, une mousse au chocolat ou un flan.

    Plusieurs formules sont proposées avec un tarif de 37 euros au déjeuner en semaine et à 54 euros le week-end et le soir. Belle initiative pour les enfants qui mangent gratuitement jusqu’à 5 ans.

    Envie le Banquet est un beau concept de buffet à volonté chic et raffiné dans un esprit raisonné.
    On ressent bien le souhait du chef de proposer des produits haut de gamme tout en simplicité dans une ambiance conviviale.

    Note de la rédaction 7,5/10
    148 rue du Temple, 75003 Paris
  • Surenchère à Hollywood

    Surenchère à Hollywood

    Le rachat annoncé par Netflix de Warner Bros Discovery semblait acquis. L’accord, conclu début décembre, valorisait l’ensemble autour de 83 milliards de dollars et portait sur les studios comme sur la plateforme HBO Max. Trois jours plus tard, le scénario se retourne : Paramount Skydance dépose une contre-offre hostile de 108,4 milliards de dollars, visant cette fois l’intégralité du groupe, des studios aux plateformes, en passant par les chaînes de télévision (CNN, Discovery, etc.).

    La réaction des marchés ne se fait pas attendre : l’action WBD bondit de près de 5 %, tandis que Netflix recule. Paramount assure offrir une valeur supérieure aux actionnaires et promet un financement intégral en numéraire, là où l’offre de Netflix combinait actions et dette. Cette surenchère jette un pavé dans la mare hollywoodienne. L’hypothèse d’un rachat total de Warner, chaînes comprises, alimente les craintes d’une concentration médiatique sans précédent et d’un remodelage profond de l’industrie du divertissement.

    La date limite pour répondre à l’offre est fixée au 22 décembre. Les regards se tournent désormais vers le conseil d’administration de Warner Bros Discovery, sommé de trancher : rester fidèle à l’accord initial avec Netflix ou accepter la proposition, plus généreuse, de Paramount Skydance.

  • L’essor discret d’Ethereum ravive l’optimisme sur les altcoins

    L’essor discret d’Ethereum ravive l’optimisme sur les altcoins

    Sur le marché des cryptomonnaies ce 8 décembre 2025, Ethereum attire d’autant plus l’attention qu’il vient de franchir un cap technique jugé significatif, ce qui ravive l’espoir d’un retournement haussier après plusieurs mois de tendance baissière.

    Ce regain de confiance apparaît sur fond d’un rebond global des cryptos, avec, selon certaines analyses, des altcoins en position de profiter du regain d’intérêt des investisseurs.  Dans ce contexte, certains jetons jugés plus « de niche » ou « à fort potentiel » pourraient profiter d’un effet de rattrapage, pour peu que le marché reste stable.

    Cependant cette dynamique ne garantit aucune explosion rapide : l’ensemble du marché reste soumis à la volatilité, aux décisions réglementaires, et à l’impact des taux d’intérêt mondiaux. À court terme, l’évolution d’Ethereum et d’autres altcoins doit donc être envisagée sous l’angle d’un pari spéculatif, soumis à de fortes incertitudes.

  • Chine :  l’excédent commercial dépasse 1 000 milliards de dollars

    Chine : l’excédent commercial dépasse 1 000 milliards de dollars

    L’économie chinoise vient de franchir un seuil historique : l’excédent commercial cumulé des 11 premiers mois de 2025 a atteint 1 076 milliards de dollars, un record absolu pour Pékin.

    Ce résultat est porté par une hausse des exportations tout en maintenant des importations mesurées, malgré un recul sensible des livraisons chinoises vers les États-Unis en novembre.  Les analystes expliquent cette performance par la capacité des entreprises chinoises à rediriger une partie de leurs exportations vers l’Europe, l’Asie du Sud-Est et d’autres marchés moins soumis aux tensions commerciales.

    Cette manne commerciale conforte la Chine dans son rôle de géant manufacturier mondial, mais elle alimente aussi des inquiétudes à l’international. Certains pays pourraient intensifier les recours aux mesures protectionnistes ou aux surtaxes pour protéger leur propre industrie face à un concurrent qui domine largement les échanges mondiaux.

    Ce seuil record pose la question de la durabilité d’un modèle économique basé autant sur les exportations, surtout dans un contexte où la demande intérieure chinoise reste affaiblie. Pour l’heure Pékin semble miser sur cette dynamique extérieure pour stabiliser son économie.

  • Les glaces Magnum chaudement accueillies en bourse

    Les glaces Magnum chaudement accueillies en bourse

    Le 8 décembre 2025, The Magnum Ice Cream Company (filiale des glaces auparavant détenue par Unilever) a fait son entrée en Bourse. Son introduction a été fixée à 12,80 € par action, ce qui valorise la société à environ 7,9 milliards d’euros.

    La cotation a eu lieu simultanément sur plusieurs places de marché majeures : Euronext Amsterdam, la Bourse de Londres et le New York Stock Exchange, sous le ticker « MICC ».  Cette opération marque la volonté de la société de se recentrer exclusivement sur l’activité de crèmes glacées, séparée des autres domaines d’Unilever comme les soins ou les produits d’hygiène.

    Ce spin-off témoigne d’une stratégie de spécialisation, visant à maximiser la productivité et la valeur perçue par les marchés financiers. Toutefois les analystes avertissent que l’action pourrait subir une pression baissière à court terme, du fait de l’absence de critères immédiats pour l’inclusion dans les grands indices boursiers.

    Avec cette entrée en bourse, la crème glacée, jusque-là un secteur relativement discret, gagne en visibilité financière, démontrant l’intérêt croissant des marchés pour les biens de consommation gourmands spécialisés.

  • Trump sacré au nom de la paix : un symbole bancal

    Trump sacré au nom de la paix : un symbole bancal

    Selon des annonces faites lors du tirage au sort de la coupe du monde 2026, un nouveau prix, présenté comme le « prix de la paix FIFA », a été attribué à Donald Trump. Ce geste a immédiatement soulevé de nombreuses interrogations quant à sa signification réelle et aux motivations derrière cette inauguration. Ce prix semble vouloir symboliser une tentative de l’organisation de rapprocher sport et diplomatie, en liant le plus grand événement sportif mondial à un message de paix.

    Attribuer ce prix à Trump, personnalité profondément clivante sur la scène internationale, donne un signal ambigu. Pour certains, il s’agirait d’un appel à la réconciliation ou à la réinvention d’une image parfois antagoniste, un pari symbolique plutôt qu’un engagement concret. Pour d’autres, le geste semble cohérent avec une stratégie de médiatisation forte : le choix d’un homme politique aussi visible assure une couverture planétaire massive pour le tournoi, presque en détournant l’attention vers l’ensemble de l’événement.

    Ce prix de la paix reste flou dans ses intentions et sa portée. Il ne garantit en rien un rôle réel de médiateur ou un changement substantiel de politique, et pourrait être perçu comme un symbole opportuniste. Dans ce contexte, l’attribution du prix à Trump illustre moins un engagement pour la paix qu’un effort de comm’ autour d’un événement global, laissant planer le doute sur la sincérité d’un tel hommage.

  • GP Abu Dhabi : Norris sacré

    GP Abu Dhabi : Norris sacré

    Le Grand Prix d’Abu Dhabi 2025 a livré un dénouement spectaculaire pour le championnat de Formule 1. Le 2025 Abu Dhabi Grand Prix s’est achevé le 7 décembre sur la victoire de Max Verstappen (Red Bull), mais c’est Lando Norris (McLaren) qui a enfin conquis le titre mondial. En terminant troisième de la course, Norris a doublé Verstappen au classement final avec 423 points contre 421, mettant fin à plusieurs saisons de domination du Néerlandais.

    Derrière Verstappen, c’est Oscar Piastri, coéquipier de Norris, qui a pris la deuxième place du podium, confirmant la belle saison de McLaren. La course elle-même s’est déroulée sans incidents majeurs : les 58 tours du circuit de Yas-Marina ont vu les 20 pilotes rallier l’arrivée, sans drapeau jaune ni safety car.

    Ce week-end a également braqué les projecteurs sur Sami “Sack” Hadjar, jeune pilote français considéré comme la future sensation du paddock. Présent sur place en tant que réserve et déjà courtisé par deux écuries pour 2026 après une saison impressionnante en F2, Hadjar incarne la relève. Sa progression fulgurante nourrit l’idée qu’un nouveau talent tricolore pourrait bientôt bousculer l’ordre établi, peut-être dès sa première saison en F1.

    Ce dénouement marque un tournant : Norris devient le premier Britannique sacré champion du monde depuis 2020 et offre à McLaren un nouveau triomphe historique. L’équilibre entre vitesse, régularité et sang-froid sous pression a payé : même si Max Verstappen a remporté la course, la constance de Norris sur la saison lui a offert le sacre.

    Un Grand Prix qui restera dans les mémoires non pour un exploit spectaculaire en piste, mais pour un scénario final riche en suspense, avec un champion couronné grâce à la maîtrise et à l’endurance, tandis que la nouvelle génération, incarnée par Hadjar, frappe déjà à la porte.

  • Voyage gustatif en Grèce chez Gaia Monaco

    Voyage gustatif en Grèce chez Gaia Monaco

    Ouverte depuis plusieurs années, cette table grecque moderne propose une cuisine authentique remise au goût du jour.

    Installée dans la galerie Charles III, à deux pas de la Place du Casino, Gaia mise sur une décoration élégante aux teintes claires. La terrasse couverte est agréable et la salle intérieure plus intimiste. Un immense comptoir prend place au centre du restaurant, proposant les plus beaux produits de la mer. Des poissons de la pêche du jour, du poulpe ainsi que les plus nobles des crustacés sont exposés.

    Situé en plein coeur de Monaco, cette table hellénique assure un service de qualité, avec un personnel prévenant et à l’écoute des attentes du client. Assiette de bienvenue composé d’olives, de différents pains et de légumes du soleil marinés à l’huile d’olive est mise à disposition à l’arrivée.

    Le menu conçu par les experts culinaires Izu Ani et le Chef Orestis revendique une fusion entre une cuisine grecque familiale et un esprit gastronomique et contemporain. Chaque plat est un hommage à la cuisine égéenne. C’est un véritable voyage gustatif où se mêlent produits venant directement de Grèce et ingrédients sourcés d’une extrême fraîcheur.

    Bien que le menu soit varié, la carte fait la part belle aux produits de la mer avec une une belle sélection de crudos. Parmi les plats emblématiques figurent la daurade entière servie avec ses différents condiments (42 euros), le carpaccio de thon fumé au foin, vinaigrette truffe noire (35 euros).

    On retrouve également les incontournables de la cuisine hellénique comme la salade grecque servie avec une excellente fêta vieillie en fût (19 euros), un caviar d’aubergine (14 euros) ou un tzatziki gourmand servi avec un pain pita sortant du four.

    Le fish market est un incontournable. La sélection de poissons et fruits de mer est impressionnante. Le client choisi sa technique de cuisson préférée; en croûte de sel, à l’harissa ou cuit à la speciota.
    Les amateurs de produits carnés se délecteront avec le cabri braisé (500g 98 euros). Coup de cœur pour les linguine au homard sauce tomate cerises, fenouil, olives de kalamata (78 euros).

    Pour finir sur une note sucrée, testez la glace au yaourt grec accompagnée de miel noix et beignets grecs (38 euros).

    Gaia est une table incontournable à Monaco réservée à une clientèle exclusive étant donné les tarifs élevés. À réserver pour une occasion particulière car la cuisine et les saveurs valent le déplacement.

    Note de la rédaction 8/10
    15 Galerie Charles III, 98000, Monaco
    On retrouve aussi Gaia à Londres, Dubai, Doha…
    Crédit photos : ABH
  • Un “half-time show” à la Coupe du Monde 2026 ?

    Un “half-time show” à la Coupe du Monde 2026 ?

    Le projet de prévoir un spectaculaire « half-time show » lors de la Coupe du Monde 2026 suscite des interrogations sur l’identité du football mondial. Une telle performance, inspirée du show du Super Bowl, pourrait introduire une dose de spectacle typiquement américain dans un tournoi traditionnellement axé sur le sport et le globe.

    Pour certains, cela pourrait moderniser la compétition, en attirant de nouveaux publics et en offrant une expérience TV encore plus spectaculaire. Pour d’autres, c’est un risque de dilution culturelle, un pas vers la globalisation d’un modèle de divertissement imposé, qui pourrait faire perdre une part d’authenticité au tournoi. On craint que le sport ne devienne un simple show, où la performance artistique compterait presque autant que le jeu.

    Mais au-delà de la polémique, l’idée illustre l’évolution des grands événements sportifs vers des formats plus “média-friendly”, cherchant à générer des audiences massives et des retombées commerciales importantes. Le débat reste ouvert sur ce que la Coupe du Monde représente réellement : un rendez-vous populaire centré sur le football, ou un divertissement global calibré.