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  • Propagande et corruption au pays de Galles

    Propagande et corruption au pays de Galles

    Au pays de Galles, un procès très scruté met en lumière les liens troubles entre politique locale et influence étrangère. l’ancien dirigeant de Reform au Pays de Galles, Nathan Gill, a reconnu huit faits de corruption après avoir reconnu avoir touché des pots de vin pour relayer une propagande favorable à la Russie. Les procureurs l’accusent d’avoir accepté de l’argent en échange de prises de position publiques alignées sur les intérêts du Kremlin, notamment sur la guerre en Ukraine et les sanctions occidentales.

    Les enquêteurs ont retracé des flux financiers opaques transitant par des sociétés écrans et des intermédiaires installés hors du Royaume Uni. En contrepartie, le responsable politique multipliait les discours et interventions médiatiques reprenant les éléments de langage de la propagande russe, minimisant les crimes de guerre et attaquant la politique de soutien militaire à Kiev.

    Cette affaire intervient dans un climat de vigilance accrue autour de l’ingérence étrangère dans la vie politique britannique. Les services de sécurité alertent régulièrement sur les tentatives de déstabilisation informationnelle, qu’elles passent par des campagnes en ligne, des relais politiques complaisants ou des réseaux de financement occultes.

    Le verdict du 21 novembre : 10 ans et demi de prison. Cela doit envoyer un signal de fermeté contre ce type de collusion. Au delà du cas individuel, le dossier relance le débat sur la transparence des financements politiques, la régulation du lobbying et les moyens de détecter les opérations d’influence sponsorisées par des puissances étrangères. Une condamnation lourde serait interprétée comme un avertissement adressé à tous les acteurs tentés de monnayer leur voix au profit de récits hostiles aux intérêts britanniques et européens.

  • Taylor Swift reine absolue des classements

    Taylor Swift reine absolue des classements

    Taylor Swift vient d’inscrire une nouvelle ligne spectaculaire à son palmarès déjà vertigineux. La chanteuse devient la première artiste de l’histoire à voir une chanson et un album débuter simultanément à la première place du Billboard Hot 100 et du Billboard 200, puis conserver ces deux places durant leurs six premières semaines.

    Concrètement, son nouveau single domine le classement des titres les plus écoutés et vendus aux États Unis, tandis que son album écrase la concurrence en ventes physiques, numériques et en streaming. Ce double règne de six semaines illustre la puissance de sa fanbase mondiale, mais aussi la maîtrise millimétrée de sa stratégie de sorties, entre éditions spéciales, marketing digital et présence constante dans l’actualité culturelle.

    Les plateformes de streaming enregistrent des records d’écoutes, avec des premiers jours comparables à ceux de grandes sorties de blockbusters hollywoodiens. Les versions alternatives, remixes et contenus exclusifs entretiennent la dynamique. Sur les réseaux sociaux, chaque parole, visuel ou performance devient un événement disséqué en temps réel.

    Cette domination prolongée renforce le statut de Taylor Swift comme figure centrale de l’industrie musicale contemporaine. Elle impose son rythme à l’agenda des sorties, influence les stratégies des maisons de disques et redessine les frontières entre pop, auteur compositeur et phénomène culturel global.

    Elle possède sa propre société de production, Taylor Swift Productions pour produire ses films de concert, clips…Pour sa musique elle est signée chez le label Republic Records / Universal qui s’occupe de la distribution et du marketing.

    Pour les autres artistes, concurrencer un tel rouleau compresseur relève de la gageure. Pour le public, cette séquence confirme que la “Swiftmania” ne montre aucun signe d’essoufflement, bien au contraire.

     

    Crédit photo : ABH

  • Retour à Panem : le teaser qui fascine déjà

    Retour à Panem : le teaser qui fascine déjà

    Un an avant sa sortie en salles, The Hunger Games The Sunrise on the Reaping vient de dégainer un teaser d’une précision chirurgicale qui réunit déjà plus de 109 millions de vue dans sa première journée. Moins de deux minutes qui suffisent à rappeler pourquoi cette saga est devenue culte, tout en annonçant un nouvel acte nettement plus sombre et plus intime. Centré sur les 50ᵉ Hunger Games, le film nous ramène au Second Quarter Quell et à l’origine traumatique de Haymitch Abernathy, ici incarné par Joseph Zada.

    Dès les premiers plans, la mise en scène retrouve l’ADN visuel de la franchise tout en le raffinant. La photographie joue sur des contrastes très littéraires entre la lumière crue des districts, poussiéreuse et presque sépia, et la froideur clinique du Capitole, saturée de blancs glacés et de rouges impériaux autour du nouveau Président Snow interprété par Ralph Fiennes. Les couleurs, les textures de décors et de costumes semblent directement sortis des descriptions du roman de Suzanne Collins, comme si l’image venait combler les interstices laissés par le texte.

    Le casting aligne une concentration de talents rarement vue dans un blockbuster de studio. Autour de Joseph Zada, on retrouve Whitney Peak en Lenore Dove, Mckenna Grace en Maysilee Donner, Elle Fanning en Effie Trinket, Jesse Plemons en Plutarch Heavensbee, Maya Hawke, Glenn Close, Kieran Culkin ou encore Ralph Fiennes en Snow succédant à Donald Sutherland et Tom Blyth. La distribution ressemble à un pont entre cinéma indépendant et franchise majeure, ce qui se ressent dans le jeu, déjà très incarné dans les fragments de dialogues que laisse entendre le teaser.

    Le montage refuse la sur-explication. Quelques visions du plateau des Jeux, un compte à rebours, un geste de Lenore tendant le briquet emblématique à Haymitch, la rumeur lointaine de la révolte. Le teaser joue sur la mémoire du spectateur, sur ce qu’il sait déjà du futur de Panem, pour charger chaque plan d’une mélancolie presque rétroactive. C’est un préquel qui semble assumer pleinement l’idée de tragédie annoncée.

    Reste deux grandes attentes. D’abord la bande-annonce officielle, qui devra dévoiler la mécanique émotionnelle des Jeux sans trop en sacrifier les surprises. Ensuite, la bande-son, devenue marqueur identitaire de la saga, après les contributions originales de Taylor Swift, Lorde ou Olivia Rodrigo pour les précédents films. Rien n’a encore été confirmé, mais la simple idée de voir cette nouvelle génération d’acteurs associée à une nouvelle génération musicale suffit à nourrir l’anticipation.

    À un an de sa sortie, Sunrise on the Reaping s’impose déjà comme plus qu’un simple retour de franchise iconique. Ce teaser donne le sentiment d’un monde que l’on connaît par cœur, mais filmé avec la distance lucide d’un récit historique. Si le film tient les promesses de ces premières images, Panem n’a pas fini de hanter l’imaginaire collectif.

    Lien vers le teaser : https://www.youtube.com/watch?v=MPjxijuBuSo

    Crédit photo : crédit : Murray Close/ Lionsgate

  • Tensions maximales sur le bitcoin

    Tensions maximales sur le bitcoin

    Le marché des cryptomonnaies vient de connaître un nouveau coup de chaud. Dans la nuit, le bitcoin a décroché sous les 81 000 dollars, avec un passage éclair vers 78 000 dollars sur certaines plateformes. Cette chute brutale a provoqué plus de 2 milliards de dollars de liquidations sur les marchés dérivés, emportant avec elle une vague de positions fortement levierisées.

    En quelques heures, des milliers de traders ont vu leurs positions clôturées de force. Les algorithmes de trading à haute fréquence et la panique sur les marchés à terme ont amplifié le mouvement. Les données montrent un mur d’ordres de vente, déclenchés par des marges insuffisantes et des appels de marge impossibles à honorer.

    En toile de fond, les investisseurs digèrent un cocktail de mauvaises nouvelles. Des chiffres de l’emploi américain plus solides qu’attendu renforcent le scénario de taux directeurs élevés plus longtemps, ce qui réduit l’appétit pour les actifs risqués. Parallèlement, des sorties importantes sont enregistrées sur les ETF bitcoin, signe qu’une partie des institutionnels réduit son exposition après la folle envolée des derniers mois.

    Les analystes restent partagés. Certains y voient une simple correction dans un cycle toujours haussier à long terme. D’autres soulignent la fragilité d’un marché dopé au levier et vulnérable au moindre choc macroéconomique. Le niveau des 74 000 dollars est désormais surveillé comme un seuil technique majeur. En attendant, la séance illustre une nouvelle fois la violence des mouvements possibles sur le bitcoin, même à ces niveaux de valorisation record.

  • Inde : Une punition qui tourne au drame

    Inde : Une punition qui tourne au drame

    En Inde, l’indignation monte après la mort d’une élève de 12 ans, punie pour un simple retard à l’école. La collégienne, en classe de sixième dans une école de Vasai, près de Mumbai, a été forcée par sa professeure à effectuer 100 squats avec son cartable sur le dos pour être arrivée avec quelques minutes de retard.

    Très vite, la jeune élève se plaint de douleurs intenses au dos et aux jambes. Son état se dégrade dans les jours suivants. Elle est hospitalisée à Mumbai, où elle décède une semaine plus tard. Les premières conclusions de l’autopsie évoquent une forte anémie, une fragilité préexistante qui aurait rendu son corps incapable de supporter un tel effort.

    Sa famille accuse l’école et l’enseignante d’avoir fait preuve d’une violence injustifiable. Pour eux, la punition reste au cœur du drame, quelles que soient les explications médicales. L’établissement, lui, assure qu’il ne s’agissait que d’un exercice collectif et que la professeure n’aurait pas identifié la jeune fille dans le groupe.

    L’affaire relance le débat sur les châtiments corporels à l’école, officiellement interdits, mais encore fréquents dans certaines régions. Associations et responsables politiques réclament des sanctions exemplaires et davantage de contrôles dans les établissements. Derrière les chiffres et les communiqués, reste l’image insupportable d’une enfant morte pour quelques minutes de retard et un “exemple” que des adultes ont voulu donner à une classe entière.

    Photo générée via IA

  • Bond Street ou quand le mètre carré devient un produit de luxe

    Bond Street ou quand le mètre carré devient un produit de luxe

    20 000 euros le mètre carré par an. C’est le tarif désormais atteint sur New Bond Street à Londres, devenue la rue commerçante la plus chère du monde, selon une étude de Cushman & Wakefield.   Les loyers y grimpent à 2 231 dollars par “square foot” et par an, soit un record mondial. Autrement dit, chaque vitrine est un actif financier plus qu’un espace de vente.

    Comme le rappelle L’Envers du Globe, cette inflation immobilière place la rue londonienne devant des géants historiques comme la 5ᵉ Avenue à New York ou la Via Monte Napoleone à Milan. Les Champs-Élysées restent l’artère parisienne la plus convoitée, mais à environ 12 000 euros le mètre carré, ils paraîtraient presque « abordables » en comparaison.

    Ce classement révèle une chose : les grandes artères commerciales ne sont plus seulement des lieux de shopping, mais des vitrines mondialisées pour les marques de luxe. Louer quelques dizaines de mètres carrés sur Bond Street, c’est surtout acheter du prestige, de la visibilité et une place dans l’imaginaire global du luxe.

    En parallèle, ces niveaux de loyers actent l’exclusion quasi totale des commerces indépendants. À ce prix, seuls les groupes internationaux peuvent suivre, contribuant à l’uniformisation des centres-villes : mêmes enseignes, mêmes façades, mêmes expériences aseptisées.

    Si Bond Street devient le symbole de cette surenchère, la tendance est globale. Les grandes métropoles transforment leurs rues les plus emblématiques en actifs financiers, décorrélés de l’économie réelle et du pouvoir d’achat des habitants. Le commerce de proximité, lui, est relégué dans les rues secondaires, loin des flux et des touristes, mais aussi loin des rendements à deux chiffres qui excitent les investisseurs.

    Luxe pour les uns, vitrine inaccessible pour les autres : le mètre carré n’a jamais été aussi stratégique.

  • Le marché crypto cherche son souffle

    Le marché crypto cherche son souffle

    Le marché des cryptomonnaies évolue dans une zone de tension rare : un équilibre fragile entre des niveaux techniques surchauffés et une liquidité qui s’effiloche. Bitcoin oscille sous les sommets sans parvenir à déclencher la nouvelle impulsion que beaucoup anticipaient. C’est moins un signe de faiblesse qu’un aveu : la dynamique haussière manque désormais de carburant immédiat. Le marché attend un catalyseur, un vrai, pas une rumeur de plus ni un micro-mouvement de whales.

    Les altcoins, eux, vivent un paradoxe : certains affichent des performances éclatantes sur 24 heures, tandis que d’autres se disloquent sous la pression. Cette dispersion croissante n’est pas un bug du marché, mais un indicateur avancé : l’argent intelligent trie, sélectionne, discrimine. Le temps des “alts qui montent ensemble” appartient déjà au passé.

    La structure reste haussière à long terme, mais fracturée à court terme. Les volumes se contractent, les carnets deviennent plus creux, et les corrections ponctuelles prennent davantage d’ampleur qu’elles ne le devraient. Rien d’alarmant : c’est le cycle naturel d’un marché arrivé trop vite, trop haut.

    Ce moment de flottement ne doit pas être lu comme une menace, mais comme une respiration. Les investisseurs qui savent patienter, ou accumuler intelligemment, transforment ces zones de doute en opportunités. Le prochain mouvement se prépare dans le silence, pas dans l’euphorie. Et lorsque Bitcoin tranchera enfin, toute la structure suivra.

  • Křetínský investit chez TotalEnergies et Casino : les milliardaires se muent en fonds souverains

    Křetínský investit chez TotalEnergies et Casino : les milliardaires se muent en fonds souverains

    Le milliardaire tchèque Daniel Křetínský entre au capital de TotalEnergies et de Casino, illustrant une tendance croissante : les grandes fortunes se comportent désormais comme des fonds souverains. Selon Le Figaro, Křetínský vise à sécuriser des positions stratégiques dans des acteurs majeurs de l’énergie et de la grande distribution, pour exercer un contrôle à long terme. Cette stratégie s’apparente à celle des véhicules d’investissement publics : injection de capitaux, influence décisionnelle, orientation stratégique.
    Chez TotalEnergies, l’entrée de Křetínský pourrait relancer un repositionnement autour des énergies renouvelables et du gaz, tandis que chez Casino, elle nourrit les spéculations sur une nouvelle ère de private-equity “vert”. Pour les marchés, cette évolution pose question : cette “privatisation des géants stratégiques” annonce-t-elle un changement de paradigme dans les mécanismes d’investissement à grande échelle ?
  • Gaga déstructure Bercy

    Gaga déstructure Bercy

    À l’Accor Arena, le Mayhem Ball de Lady Gaga ne se contente pas d’être un concert. Le 18 novembre 2025, c’est une pièce de théâtre géante qui s’empare de Bercy, découpée en actes, peuplée de personnages et de symboles, avec décors mouvants et costumes délirants. Après le succès de son album Mayhem et une tournée lancée à Las Vegas, Gaga transforme Paris en théâtre gothique où la pop devient opéra moderne.

    Le show est construit comme une tragédie en plusieurs actes, dans la lignée de ce qui a été présenté à Las Vegas et sur les autres dates de la tournée. La scène reprend l’idée d’un vieux théâtre italien en ruine, colonisé par le chaos et les néons. Acte I, “Velvet and Vice”, installe la tension avec Bloody Mary, Abracadabra et un défilé de silhouettes corsetées. Acte II plonge dans le cauchemar gothique avec Paparazzi, LoveGame et Alejandro, entre vitraux brisés et escaliers mouvants.

    Le cœur du show reste l’équilibre parfait entre les nouveaux morceaux et les bons morceaux des années. Die With a Smile et Abracadabra côtoient Bad Romance, Just Dance ou Paparazzi, dans une setlist pensée comme une ligne du temps émotionnelle, où chaque chanson raconte une étape de la métamorphose du personnage Gaga. Les fans retrouvent les refrains qui les ont fait grandir, mais enveloppés dans une imagerie plus sombre, presque shakespearienne.

    Entre chaque acte, de longs interludes visuels et sonores prennent le relais. Danseurs en armures baroques, projections d’orage, voix off qui murmurent des fragments de texte : l’histoire d’une héroïne monstrueuse, brisée puis couronnée, se dessine peu à peu. Les changements de costumes sont vertigineux, passant d’une robe-crinoline de sept mètres à une armure miroir, puis à un simple tailleur noir pour un moment piano voix, presque intime, sur Shallow.

    Le Mayhem Ball dure en moyenne autour de deux heures quinze, avec près de trente titres.  À Paris, Gaga joue quatre soirs, les 17, 18, 20 et 22 novembre 2025, tous sold out depuis des mois, preuve de l’attente démesurée autour de ce retour en salle plus “intime”.

    Note de la rédaction : 8/10 pour un show spectaculaire, théâtral et généreux, parfois un peu saturé, mais impossible à oublier.

  • Trump se rêve en banquier de l’Amérique

    Trump se rêve en banquier de l’Amérique

    Donald Trump remet en scène sa vision d’une économie nationalisée autour des géants industriels et financiers du pays, et esquisse les contours d’un modèle où l’État devient le catalyseur principal de la puissance corporate américaine. Selon Les Échos, Meta, Goldman Sachs et Boeing incarnent cette architecture stratégique : trois piliers, trois narrations, trois leviers de souveraineté économique.

    Meta s’inscrit comme fer de lance technologique, métavers, IA, infrastructures sociales, un outil d’influence globale que Trump voudrait ancrer dans une dynamique “made in America”. Goldman Sachs, elle, incarne la puissance financière intérieure : l’ancien président entend l’orienter vers un rôle quasi-institutionnel dans la distribution du capital national. Quant à Boeing, symbole militaire et industriel, il demeure au cœur d’un programme où défense, réindustrialisation et prestige technologique se confondent.

    Trump transforme ainsi ces entreprises en instruments de politique économique, comme s’il écrivait son propre manifeste industriel.