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  • Taylor Swift a fait plus pour la NFL que bien des quarterbacks

    Taylor Swift a fait plus pour la NFL que bien des quarterbacks

    On pourra toujours ricaner sur les réseaux, parler de “girlfriends shots” et compter le nombre de fois où la caméra s’attarde sur un rouge à lèvres plutôt que sur un schéma tactique. Les faits, eux, sont là. En moins d’une saison, Taylor Swift a offert à la NFL ce qu’aucune campagne marketing n’avait réussi à produire en années de communication ciblée. Une nouvelle audience, massive, engagée, qui n’était pas censée exister.

    La ligue n’a pas changé ses règles, les Chiefs n’ont pas modifié leur playbook. Ce qui a changé, c’est qui regarde. Du jour au lendemain, des adolescentes, des jeunes femmes, leurs mères, se sont mises à suivre les matchs, à apprendre ce qu’est un touch down, à chercher Travis Kelce sur le terrain parce qu’elles l’ont d’abord cherché dans un clip. Les audiences féminines ont grimpé, les produits dérivés se sont envolés, les Chiefs sont devenus bien plus qu’une franchise performante. Ils sont devenus un point de rendez vous culturel.

    Il a fallu encaisser, aussi. Les blagues lourdes, les “elle détourne Kelce de sa saison”, les “elle ruine le football”. Comme si le football était un sanctuaire sacré qu’il faudrait protéger de la moitié de la population. Comme si une femme qui remplit des stades en solo depuis quinze ans ne pouvait pas comprendre ce que signifie la pression d’un quatrième quart temps.

    La vérité est simple. Taylor Swift n’a pas affaibli la NFL, elle l’a agrandie. Elle a ajouté un étage au stade, un étage fait de fans qui ne se reconnaissaient pas dans l’esthétique viriliste du sport mais qui comprennent très bien ce que veut dire s’investir corps et âme dans quelque chose. On peut continuer à prétendre qu’elle n’est là que pour la romance. Ou bien enfin accepter qu’elle est devenue, malgré elle, la preuve vivante qu’un sport ne meurt pas quand il se féminise. Au contraire, il se met enfin à la hauteur de son époque.

  • Georges Condo s’invite au Musée d’Art Moderne de Paris

    Georges Condo s’invite au Musée d’Art Moderne de Paris

    Le Musée d’Art Moderne de Paris organise une retrospective du peintre et sculpteur Georges Condo à travers une belle exposition composée de 80 peintures, de 110 dessins et de plus d’une vingtaine de sculptures, à voir jusqu’au 8 février 2026.

    L’ exposition s’articule autour d’un parcours composé de différentes thématiques : le rapport à l’Histoire de l’Art, la figure humaine et l’abstraction. Georges Condo, artiste américain contemporain célèbre pour son art abstrait, s’est également inspiré des grands maîtres de la peinture comme Picasso ou Francis Bacon pour inventer son propre univers.

    Il s’agit de la plus importante exposition réalisée sur ce peintre. Organisée en dialogue avec Georges Condo cette rétrospective fait découvrir à travers une belle scénographie des facettes encore méconnues de cet artiste. On découvre des toiles immenses, des portraits recomposés, de l’abstraction ainsi que de la figuration. Georges Condo est un artiste aux multiples facettes, rempli d’une énergie folle, d’un grain de folie , qui peut montrer un aspect comique tout comme réfléchi à travers ses œuvres.

    De nombreuses peintures proviennent de musées américains et européens et de collections privées. C’est une exposition à ne pas manquer car c’est la première fois que toutes ses toiles sont réunies pour faire revivre l’émergence de cette nouvelle génération de peintres américains.
    Tarif plein : 17 euros
    Adresse : 11 avenue du Président Wilson; 75016, Paris
    Crédit photo : ABH
  • SMIC 2026, petite hausse, grandes attentes

    SMIC 2026, petite hausse, grandes attentes

    Le rapport annuel du groupe d’experts sur le SMIC vient de tomber et il donne le ton des débats sociaux à venir. Selon leurs projections, le salaire minimum légal devrait augmenter d’environ 1,4 % au 1er janvier 2026, soit une vingtaine d’euros de plus pour atteindre autour de 1 827 euros brut mensuels. Une hausse mécanique liée à l’inflation et à l’évolution des salaires les plus modestes, qui s’inscrit dans la logique habituelle d’indexation.

    Dans le contexte actuel, ce chiffre résonne pourtant de manière particulière. Les prix de l’alimentation et du logement restent élevés, le reste à vivre se réduit pour une partie croissante des ménages et les inégalités de niveau de vie se creusent. Dans ces conditions, une augmentation d’une poignée d’euros apparaît surtout comme un signal symbolique, insuffisant pour compenser plusieurs années de perte de pouvoir d’achat. Les syndicats mettent déjà en avant la difficulté de boucler les fins de mois, tandis que le patronat redoute une nouvelle hausse automatique des coûts pour les petites entreprises fragilisées.

    Le rapport des experts confirme leur ligne traditionnelle, hostile à tout « coup de pouce » gouvernemental, c’est à dire à une revalorisation supérieure au minimum légal. Cette prudence vise à préserver l’emploi peu qualifié et à éviter un effet d’écrasement des grilles salariales, mais elle entretient aussi un sentiment de décalage avec la réalité quotidienne des salariés payés au SMIC.

    Dans les mois qui viennent, le gouvernement va devoir trancher entre la continuité technocratique et un geste plus politique en direction des travailleurs précaires. Le débat promet d’être vif à l’approche de 2026, sur fond de tensions sociales latentes et de revendications croissantes autour du partage de la valeur. Une certitude se dessine déjà, le SMIC reste au cœur du contrat social français et chaque euro supplémentaire concentre bien plus d’enjeux que son simple montant.

  • Braqueuses en demi teinte

    Braqueuses en demi teinte

    Le film Le gang des Amazones s’appuie sur un matériau de base fascinant. L’histoire vraie de ces amies d’enfance du Vaucluse, qui ont braqué plusieurs banques au début des années 1990, possède une puissance évidente. Dimension sociale, sororité, rage face à la précarité, tout est réuni pour un polar nerveux et profondément émouvant. Le film a le mérite de remettre en lumière ce fait divers méconnu et de rappeler que derrière un surnom médiatique se cachent des trajectoires complexes, marquées par les injustices et les renoncements.

    Sur le papier, l’idée de concentrer six années d’histoire dans un long métrage pouvait donner un récit dense, tendu, presque suffocant. Pourtant, la mise en scène se perd parfois dans des choix déroutants. Des scènes s’étirent sans réelle nécessité, d’autres semblent ajoutées pour l’effet plus que pour le sens. La volonté de ne pas faire de la pure fiction est affichée, mais la réalisation adopte souvent les tics d’un film très romancé, au point de faire vaciller le sentiment de réalisme. Le résultat donne une narration inégale, où l’émotion brute de l’histoire vraie se dilue par moments.

    Le casting féminin est solide sur le papier et l’alchimie entre les actrices se ressent dans certaines scènes de groupe, touchantes et vivantes. Cependant, le jeu d’acteur souffre d’un excès de surlignage. Beaucoup de séquences sonnent comme une pièce de théâtre de boulevard, avec des réactions appuyées, des intonations trop théâtrales et des élans dramatiques qui auraient gagné à être retenus. Dans une histoire aussi grave, cette tendance au jeu « too much » rend certains moments difficiles à prendre pleinement au sérieux et crée un décalage gênant avec la réalité des femmes dont le film s’inspire.

    Le film donne envie de se plonger dans la véritable histoire de ces Amazones, de lire leurs témoignages et de comprendre ce qu’elles ont réellement vécu. On ressort partagé entre la satisfaction d’avoir découvert un sujet fort et le regret que sa mise en images manque de nuance, de précision et de sobriété. Sans la force du réel qui le soutient, Le gang des Amazones paraîtrait nettement moins indispensable.

    Sortie en salle en France le : 12 novembre 2025

    Réalisé par : Mélissa Drigeard

    Durée : 125 minutes

    Note de la rédaction : 3/5

    Crédit photo : Cheyenne federation France 2 Cinéma

  • Pierre Hermé allie gourmandise et écologie pour les fêtes

    Pierre Hermé allie gourmandise et écologie pour les fêtes

    Novembre est le mois de la sensibilisation de la protection des coraux. Pierre Hermé et Coral Planters proposent une collaboration à travers une magnifique collection sur le thème de la mer pour soutenir la restauration des récifs coralliens et sensibiliser le grand public.

    La collection Abysses plonge les gourmets au cœur des océans. Elle s’inspire des œuvres de la céramiste d’art Courtney Mattison. Il s’agit d’une plongée inspirante, une invitation à l’inconnu pour cette nouvelle collection créée pour les fêtes de fins d’année. De magnifiques œuvres d’art en chocolat dans des écrins luxueux alliant les thèmes de Noël et de la mer.
    Chaque écrin célèbre le monde abyssal. Imaginés par la céramiste, ce sont de véritables objets de décoration aux saveurs infiniment gourmandes propre à Pierre Hermé. On retrouve les recettes signatures ainsi que des créations exclusives.
    Le calendrier de l’Avent peut prendre place sur la table d’un salon, tout comme les incroyables pièces en chocolat Récifs, sculptures chocolatées sur le thème des océans.

    Cette nouvelle collection est composée dans les règles de l’art à la façon Pierre Hermé. Des pralinés amandes ou aux noix de pécan, des tablettes praliné sarrasin sont à déguster sans modération. Chaque année, le célèbre pâtissier concocte des bûches de haute volée. Pour l’ édition 2025, la sculpture s’invite dans la pâtisserie de luxe avec des bûches d’exception, hymne à la beauté de l’écosystème marin comme la bûche Anthéa, composée d’une pâte sablée infiniment pistache, d’une mousse au chocolat noir, d’une crème au chocolat et d’un praliné pistache. Chaque client peut devenir acteur de cette belle initiative et adopter un corail. Pierre Hermé permet au plus grand nombre de faire preuve de responsabilité et de contribuer à préserver la planète tout en dégustant ses créations d’exception.

    Un geste gourmand et responsable en achetant par exemple le récif chocolat noir praliné noisettes avec adoption d’un corail (49e).

    Collection Abysses à retrouver dans toutes les boutiques Pierre Hermé ainsi qu’en livraison dans toute la France.
  • Taïwan muscle son bouclier

    Taïwan muscle son bouclier

    À Taipei, le président Lai Ching-te vient de franchir une nouvelle étape dans la stratégie de dissuasion de l’île face à la pression militaire grandissante de la Chine. Ce mercredi, il a présenté un plan historique de dépenses avec un budget de défense supplémentaire d’environ 40 milliards de dollars sur plusieurs années, destiné à transformer la posture militaire de Taïwan.

    Ce programme prévoit la construction d’un réseau de défense aérienne en couches, surnommé T Dome, conçu pour détecter et intercepter missiles et drones, ainsi que le renforcement de la flotte de navires et de systèmes antimissiles. L’objectif affiché est d’augmenter le budget de la défense à environ 5 pour cent du PIB d’ici 2030, une hausse spectaculaire pour cette économie insulaire qui vit déjà sous la menace permanente de son puissant voisin.

    Pékin considère toujours Taïwan comme une province renégate et multiplie les incursions d’avions et de navires autour de l’île. En réponse, Lai insiste sur le droit de Taïwan à renforcer ses capacités, en parlant d’un investissement dans la paix par la dissuasion plutôt que dans l’escalade. Ce plan n’est toutefois pas acquis. Il devra être approuvé par un Parlement dominé par l’opposition, plus prudente sur l’ampleur de la dépense et sur le risque d’alimenter les tensions avec la Chine.

    Sur la scène internationale, ce tournant budgétaire est suivi de près par les alliés de Taïwan, en particulier les États Unis, qui pressent depuis des années l’île de prendre davantage en charge sa propre sécurité. Le message envoyé par Taipei est clair. Dans un environnement indo pacifique de plus en plus instable, la survie de la démocratie taïwanaise passera par un arsenal plus moderne, plus dense et mieux coordonné. L’annonce de mercredi ancre cette conviction dans des chiffres rarement atteints, transformant un débat stratégique en engagement chiffré sur le long terme.

  • Hong Kong en flammes

    Hong Kong en flammes

    Depuis mercredi, Hong Kong vit l’une des pires tragédies de son histoire récente. Un gigantesque incendie a ravagé le complexe résidentiel Wang Fuk Court, dans le district de Tai Po, au nord de la ville. La propagation fulgurante des flammes à travers plusieurs tours d’habitation a transformé, en quelques heures, un quartier ordinaire en scène de catastrophe. Le dernier bilan fait état d’au moins plusieurs dizaines de morts et de centaines de disparus, alors que les secours fouillent encore les étages noircis par la fumée.

    Le feu serait parti d’une zone en travaux, où des échafaudages en bambou entouraient les façades. Ce matériau, symbole du génie artisanal hongkongais, se retrouve aujourd’hui au cœur des interrogations sur la sécurité des chantiers. Les bâches plastiques, l’isolant inflammable et les vents de saison auraient agi comme un accélérateur, faisant grimper les flammes de tour en tour à une vitesse qui a surpris même les pompiers les plus expérimentés.

    Plus de sept cents pompiers et des dizaines de camions ont été mobilisés, certains intervenants ayant été blessés, l’un ayant perdu la vie en service. Les autorités ont ouvert des centres d’accueil d’urgence pour les milliers d’habitants évacués, souvent sortis en tenue de nuit, laissant derrière eux souvenirs, papiers et vies entières réduites en cendres.

    Dans une ville où la pression immobilière pousse à rénover à marche forcée, ce drame ravive les peurs liées à la densité extrême, aux matériaux bon marché et aux inégalités qui exposent les plus modestes aux risques les plus lourds.

    Dans les rues de Hong Kong, les bougies s’alignent au pied des immeubles noircis. Le deuil se mêle à la colère et à une certitude partagée par de nombreux habitants. Au-delà de la fatalité, cette nuit de mercredi ressemble à un avertissement, un rappel brutal du prix à payer lorsque la sécurité devient variable d’ajustement dans une ville qui ne dort jamais.

  • La BCE hausse le ton contre les stablecoins

    La BCE hausse le ton contre les stablecoins

    La Banque centrale européenne alerte une nouvelle fois sur les risques systémiques posés par les stablecoins, dont l’essor rapide menace selon elle l’équilibre du système financier européen. Dans son analyse, l’institution souligne que ces actifs, USDT, USDC en tête, absorbent une part croissante de la liquidité autrefois détenue par les banques commerciales, affaiblissant mécaniquement leur base de dépôts.

    Avec un marché estimé à près de 280 milliards de dollars, et un rôle central dans plus de 80 % des transactions crypto, les stablecoins concentrent une puissance d’exécution qui pourrait, en cas de stress, provoquer une ruée incontrôlée vers la liquidité. La BCE redoute un scénario où les émetteurs seraient forcés de liquider massivement leurs réserves en bons du Trésor, créant une onde de choc sur les marchés obligataires et la zone euro.

    Elle appelle à un encadrement strict : transparence totale, audits renforcés et supervision rapprochée, faute de quoi ces actifs pourraient devenir un vecteur d’instabilité majeur.

  • Les robotaxis arrivent doucement en Europe

    Les robotaxis arrivent doucement en Europe

    Tout appareil électronique peut bugger. Même un robot taxi.

    L’Europe voit enfin poindre les premiers robotaxis, mais à un rythme mesuré, loin du déploiement fulgurant observé aux États-Unis ou en Asie. Plusieurs projets pilotes émergent : en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, où les autorités testent l’intégration de ces véhicules autonomes dans des environnements urbains réels. Les constructeurs et opérateurs, notamment Waymo et Baidu, visent une commercialisation progressive d’ici 2026-2027, mais tout dépendra du feu vert réglementaire.

    Le potentiel est majeur : réduction des coûts de transport, amélioration de l’accessibilité dans les zones peu desservies, optimisation du trafic et baisse des accidents liés aux erreurs humaines. Les robotaxis pourraient devenir un maillon clé de la mobilité du futur, en particulier pour les trajets courts et nocturnes.

    Cependant, l’Europe demeure prudente. Cadre légal strict, exigences de sécurité très élevées, infrastructures à adapter et scepticisme du public ralentissent l’adoption. La mutation avance, mais avec le tempo européen : lent, contrôlé, et sous haute surveillance institutionnelle.

  • Kiev approuve le plan de paix américain

    Kiev approuve le plan de paix américain

    Selon les informations publiées ce 25 novembre 2025, l’Ukraine aurait donné son feu vert au plan de paix proposé par les États-Unis, acceptant de plafonner ses forces armées à 800 000 soldats une fois le conflit terminé.

    Actuellement l’armée ukrainienne compte près de 900 000 soldats selon les sources, la réduction promise constituerait un geste fort de désescalade.

    Le plan, négocié à Genève avec le soutien américain, a été retravaillé à la hausse par rapport à l’offre initiale (qui prévoyait 600 000 hommes), afin de rendre l’accord acceptable pour Kiev sans fragiliser totalement sa défense.

    Un déplacement du président ukrainien vers Washington est envisagé dans les prochains jours pour entériner l’accord. Reste à obtenir la validation côté russe, et à s’assurer qu’une limitation de l’armée ne devienne pas un levier de pression sur les conditions de la paix.