Le géant américain du café Starbucks va céder 60 % du capital de sa filiale chinoise à l’investisseur hongkongais Boyu Capital pour un montant d’environ 4 milliards de dollars. L’opération se matérialise par la création d’une coentreprise dans laquelle Starbucks conservera 40 % des parts et la propriété de sa marque sur le marché chinois.
Présente en Chine depuis 1999, Starbucks compte environ 8 000 établissements dans l’Empire du Milieu, ce qui en fait son deuxième marché mondial derrière les États-Unis. Malgré cette taille, la marque a connu un recul significatif : ses ventes en Chine ont baissé de 14 % en 2024 à périmètre comparable. Cette contre-performance s’explique par une conjoncture économique morose et une concurrence accrue, notamment avec la chaîne locale Luckin Coffee, qui affiche déjà plus de 22 000 points de vente.
Selon le communiqué officiel, Boyu Capital, actif dans l’investissement chinois et déjà présent dans Alibaba ou CATL, va s’associer à Starbucks pour exploiter le potentiel de croissance du pays, notamment dans les villes de second rang. Le PDG de Starbucks, Brian Niccol, a déclaré que « la connaissance du marché local et l’expertise de Boyu vont nous aider à accélérer notre croissance en Chine ».
L’opération illustre un repositionnement stratégique : Starbucks recherche un partenaire local pour relancer sa dynamique en Chine, tout en déléguant une gestion majoritaire. Pour le groupe, cette réorientation pourrait permettre de stabiliser ses résultats dans un marché clé et complexe, tout en préservant sa présence et son image à long terme.
