Obésité : cinq nouveaux gènes découverts, le risque redéfini

Une étude publiée récemment met en lumière cinq gènes jusqu’alors inconnus liés à l’obésité, identifiés à partir de variantes « protein-truncating » dans six groupes ancestraux.  Parmi eux, les gènes YLPM1 et RIF1 affichent des effets comparables à ceux des gènes classiques comme MC4R. Les chercheurs ont également tracé des liens entre ces gènes, des protéines plasmatiques spécifiques et des pathologies associées (diabète de type 2, hypertension, reflux gastro-œsophagien). L’étude redéfinit ainsi le paysage génétique de l’obésité : loin d’être un seul facteur génétique ou environnemental, le phénomène émerge d’une interaction complexe de variantes rares à fort impact et de profils polygéniques. Ces résultats offrent de nouvelles pistes thérapeutiques, mais aiguillent aussi vers une médecine plus personnalisée selon l’ascendance. Le message est clair : prévenir et traiter l’obésité ne passera plus seulement par régime et exercice, mais par la compréhension fine du risque individuel.