À Paris, l’avenue la plus célèbre évolue sous l’emprise du groupe LVMH. Tiffany investit un immeuble de 2 100 m² rue de la Paix, avec ouverture prévue en 2028, tandis que le géant du luxe s’installe sur les Champs-Élysées en transformant façades et espaces publics. Une “malle géante” Louis Vuitton enveloppe l’immeuble 103-111, dissimulant d’imposants travaux, et suscitant critiques et recours judiciaires pour “publicité illégale” sur bâtiment classé. Le projet du nouvel hôtel Louis Vuitton à l’adresse emblématique, 6 000 m² de prestige, est en cours de réalisation.
Cette mutation marque une rupture : de plus en plus, les fast foods et commerces accessibles cèdent la place à des boutiques de luxe, cafés design, enseignes internationales, avec loyers prohibitifs. Le visage du commerce urbain parisiens se redessine : immersion dans l’univers du luxe, bâtiments transformés en vitrines de marque, et un espace anciennement populaire qui se “requalifie pour élites”.
Ces évolutions questionnent l’identité de l’avenue la plus parisienne, pour qui, pour quel public ?
