« London Consensus » monte en puissance : l’ère du néolibéralisme remis en cause

Un débat économique majeur s’est ouvert à Londres autour d’un nouveau concept baptisé “London Consensus”, présenté comme une alternative au modèle néolibéral classique en pleine crise de légitimité. Selon The Guardian, depuis la crise financière de 2008 et la montée des populismes, les principes du “Washington Consensus” sont de plus en plus contestés, et cette nouvelle école de pensée cherche à réconcilier croissance, équité et durabilité. 

Dans cette vision, l’État reprend un rôle actif : régulation renforcée, taxation des entreprises technologiques, investissement public dans les infrastructures et la transition écologique. Le modèle “laisser-faire” est mis à mal par les inégalités croissantes, la puissance des plateformes numériques, et les effets du changement climatique. Le livre récemment publié et cité dans l’article propose ainsi un “écran de rechange” pour le libéralisme d’après-guerre.

Ce mouvement trouve un écho en Europe et au Royaume-Uni, où les gouvernements cherchent à sortir du carcan strictement libéral. Toutefois, les États-Unis, sous la direction de Donald Trump, restent sceptiques et attachés à une approche “America First”. À terme, ce débat pourrait redéfinir la géographie économique mondiale : qui fera le “consensus” de demain ?