En France, Louise et Gabriel restent les prénoms les plus donnés, portés par un goût national
pour les valeurs sûres : des sonorités douces, classiques, faciles à transmettre à toutes les
générations. Jadis très variées, les tendances se recentrent aujourd’hui sur des prénoms courts,
internationaux et peu marqués socialement.
Cette logique se retrouve chez nos voisins. En Italie, Sofia et Leonardo caracolent en tête :
une fidélité à la tradition latine, mais avec une envie de simplicité et d’élégance.
En Espagne, Hugo et Lucia dominent, reflet d’une génération attirée par des prénoms
universels, rapides à écrire, faciles à prononcer dans plusieurs langues, un héritage de
décennies d’ouverture culturelle.
En Angleterre, Olivia et Noah conservent leur avance : des prénoms globalisés, portés par les
séries, la pop culture et une influence mondiale de la culture anglo-saxonne. Pourquoi cette convergence ? Parce que les familles cherchent aujourd’hui des prénoms «passe-partout » : faciles à porter à l’étranger, immédiatement identifiables, et suffisamment intemporels pour accompagner un enfant toute sa vie. À l’heure des mobilités, de l’exposition médiatique permanente et du travail international, un prénom devient presque un petit passeport culturel.
Ainsi, de Paris à Londres, de Milan à Madrid, l’Europe semble s’unifier autour de la même
recette : des prénoms courts, doux, modernes… mais profondément enracinés dans une
mémoire collective qui rassure autant qu’elle inspire.
