Après une longue pause et quelques mystères entourant leurs projets, le groupe britannique Radiohead a effectué un retour en grande pompe sur scène, offrant à leurs fans un concert qui restera dans les annales. Dès les premières notes, la magie s’est rallumée : Thom Yorke et ses compagnons ont dépoussiéré leur répertoire comme un trésor qu’on redécouvre, alternant classiques intemporels et morceaux récents, dans un équilibre maîtrisé.
Ce soir-là, la scénographie aussi était à la hauteur : projections visuelles hypnotiques, jeux de lumière ciselés, son pur et puissant. Le public, électrifié, retrouvait non seulement le groupe de sa jeunesse, mais une version affûtée et consciente de son héritage. Pas de posture nostalgique, mais une renaissance assumée.
Radiohead ne joue plus pour surprendre à tout prix, mais pour affirmer. Affirmer que l’art traverse les décennies, que le public retrouve ce qui l’a fait vibrer, et que la scène n’est pas un souvenir figé mais un moment vivant. Leur retour ne s’adresse pas qu’aux quinquagénaires : il transcende les générations.
Ce concert marque un jalon. Non un retour simple, mais la réaffirmation d’une légende. Pour ceux qui étaient présents, c’était « absolument historique ».
