Le dossier budgétaire s’est transformé en véritable course d’endurance pour le Premier ministre chargé de présenter un texte crédible sans majorité stable. La phase d’écriture et de négociation a mis en lumière l’extrême fragmentation de l’Assemblée et la difficulté à rassembler des voix sur les recettes comme sur les dépenses. Les marges de manœuvre sont réduites face à des engagements antérieurs et à une opinion publique sensible aux coupes et aux reports. Plutôt que de recourir à des mesures procédurales, le gouvernement a choisi d’engager une série de dialogues et de concessions ciblées pour tenter de désamorcer les blocages. Sur le plan économique, l’enjeu est double car tout retard ou incident budgétaire pourrait influencer les marchés, faire monter les taux et renchérir le poids de la dette. Concilier stabilité financière et acceptabilité politique est aujourd’hui l’objectif principal pour assurer la continuité de l’action publique et éviter une crise plus large.
