Le nouveau film Five Nights at Freddy’s 2 tient ses promesses : mélange dense d’horreur, de tension psychologique et de fidélité au jeu qui a rendu la saga culte.
Dans ce deuxième opus, l’univers du jeu, celui de la pizzeria hantée et des animatroniques meurtriers, est exploité avec soin. Les animatroniques ont gagné en variété et en étrangeté : leurs apparitions, variées et visuellement impressionnantes, sont des mélanges de cauchemars et d’esthétique soignée. Les jumpscares sont efficaces, bien dosés, et parviennent à réellement surprendre, un net progrès par rapport au premier film. Le film ne se contente pas d’exploiter la peur gratuite, il travaille aussi son écriture et la psychologie de ses personnages. On sent que l’équipe a écouté les critiques du premier volet : l’écriture est plus soignée, les personnages plus nuancés, et l’émotion, de la culpabilité, de la peur, du traumatisme, pèse sur l’intrigue sans jamais tourner au mélo.
Ce qui fonctionne particulièrement ici, c’est cette capacité à mêler respect du fan-service (référence aux jeux, animatroniques variés, univers fidèle) et ambition cinématographique plus sérieuse. On ressent la volonté de ne pas se contenter d’un simple remake horrifique, mais de creuser l’univers, d’enrichir les motivations, de donner du poids aux personnages. Et malgré le bon moment passé, il est clair que le film ne révolutionne pas le genre, mais il atteint son but : il effraie, il choque, mais surtout, il engage. On ressort du cinéma avec le sentiment d’avoir assisté à un véritable film d’horreur, pas juste à un divertissement tiré d’un jeu vidéo, créé pour attirer les fans et faire du profit dessus.
