Le mirage de la Scop aura fait long feu rapidement. L’iconique verrerie Duralex, en difficulté financière il y a deux ans pour son deuxième redressement judiciaire quelques années, lance une campagne de financement participatif pour renforcer ses fonds propres et investir à La Chapelle-Saint-Mesmin. Objectif : réunir 3 millions d’euros afin de moderniser les fours et maintenir l’emploi de 230 salariés. Sur la plateforme Ulule, les contributeurs peuvent acquérir des verres numérotés ou parrainer une ligne de fabrication. Un marketing tout azimute qui ressemble à une course contre la montre.
« Duralex, c’est plus qu’une marque, c’est un geste français », dit la direction, misant sur l’attachement populaire à ces verres d’écoliers devenus icônes. En moins de 48 heures, la moitié de la somme visée était déjà promise.
Au-delà de ces énièmes difficultés, ce nouveau besoin de financement démontre qu’après avoir obtenu des dizaines de millions de l’Etat, de l’argent de la région et des localités, Duralex n’arrive pas à lever trois petits millions auprès de ses partenaires financiers.
