Chien 51 : quand l’ambition mord plus fort que le talent

Chien 51 avait tout pour intriguer : un pitch futuriste, une promesse d’exploration sociale et un univers dystopique. Mais entre ambition et exécution, le film se perd. Le jeu d’acteur frôle parfois le théâtre de quartier, manquant cruellement de naturel. L’histoire, qui se veut profonde et visionnaire, s’enlise dans des dialogues forcés et une pseudo-philosophie préfabriquée. Les effets spéciaux, pourtant essentiels dans ce type d’univers, paraissent datés, presque amateurs, réduisant l’impact de scènes censées impressionner. On sent le désir de faire “intelligent” et “différent”, mais l’écriture manque de cohérence et de rigueur. Le résultat est un film qui se prend trop au sérieux, sans jamais convaincre ni émouvoir. Dommage, car l’idée de départ contenait un vrai potentiel, mais l’exécution transforme la curiosité en déception.

Actuellement au cinéma

Chien 51 (100 minutes) par Cédric Jimenez 

Crédit photo : Chi-Fou-Mi Productions/Studiocanal/France 2 Cinéma/Jim Films/Artémis Production