Digne des plus grandes tables étoilées, Les Terraillers est l’occasion de s’offrir un repas gastronomique à un prix raisonnable. Une formule déjeuner est disponible tous les jours à 75 euros composé de deux plats au choix. On peut également tester le menu en trois services (107 euros) à choisir dans le menu découverte. On se délectera de la Carabineros cuite au barbecue, sa tête farcie façon gratin et d’un maigre en vapeur et émulsion de coquillages. La framboise infusée au thym comblera les plus gourmands.
Catégorie : Culture
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Détour à Biot aux Terraillers
S’offrir une table gastronomique dans le village typique de Biot, situé entre Nice et Antibes, est une bonne idée en cette fin d’automne. Situé dans une ancienne poterie restée en l’état, Les Terraillers, une étoile Michelin, est un restaurant tenu par la même famille depuis cinq décennies.C’est le talentueux Michaël Fulci, passé par les cuisines des plus grands chefs comme Roger Vergé ou Alain Ducasse qui nous régale dans son établissement. Dès l’entrée, on ressent une atmosphère authentique et accueillante dans un décor cosy et charmant avec des voûtes, des poutres apparentes et des pierres anciennes.On déguste une cuisine qui met en valeur le produit, subtil twist entre tradition et modernité.
Digne des plus grandes tables étoilées, Les Terraillers est l’occasion de s’offrir un repas gastronomique à un prix raisonnable. Une formule déjeuner est disponible tous les jours à 75 euros composé de deux plats au choix. On peut également tester le menu en trois services (107 euros) à choisir dans le menu découverte. On se délectera de la Carabineros cuite au barbecue, sa tête farcie façon gratin et d’un maigre en vapeur et émulsion de coquillages. La framboise infusée au thym comblera les plus gourmands.Michael Fulci est un chef étoilé discret, qui a reçu les honneurs du Gault et Millau avec 3 toques et 16/20. Il a une excellente maîtrise du produit et les assiettes sont dressées avec un souci du détail et de la précision. C’est une table qui conjugue raffinement, élégance et convivialité.Profitez en pour découvrir le joli village de Biot avec sa verrerie ainsi que le Musée Fernand Léger. -

Role Model électrise le Trianon
Role Model a enflammé Paris le 14 novembre au Trianon avec un concert porté par une intensité rare et une communion totale avec son public. Tucker Pillsbury, l’artiste derrière ce nom désormais incontournable, s’est fait connaître grâce à sa présence en ligne, son esthétique profondément sensible et sa tournée en ouverture de Gracie Abrams qui l’a propulsé dans une nouvelle dimension. Aujourd’hui, il s’impose comme une figure majeure de la pop alternative, porté par des titres devenus cultes pour sa communauté, tels que Some Protector, Writings On The Wall ou Sally When The Wine Runs Out.
Fort d’un passage explosif au Royaume Uni où les salles sautaient à l’unisson, il a fait vibrer Paris avec la même force. Dès les premières notes, l’énergie a traversé la salle comme une vague. Le public sautait, criait, chantait, et le sol du Trianon tremblait littéralement sous l’intensité collective. Role Model, fidèle à sa douceur habituelle, a veillé sur son audience tout en la galvanisant, s’assurant que chacun vive le concert dans une atmosphère de sécurité et d’émotion.
Le moment le plus attendu de la soirée est arrivé avec la traditionnelle sélection de la Sally, un rituel devenu emblématique de ses concerts. Durant Sally When The Wine Runs Out, Role Model fait monter sur scène une personne du public qu’il choisit pour son énergie, sa présence et sa capacité à porter l’ambiance du moment. Parfois, la Sally est une célébrité comme Lewis Capaldi ou Niall Horan, créant des moments inattendus pour les fans.
À Paris, la Sally était une fan remarquée par Tucker et son équipe pendant le concert grâce à son enthousiasme débordant. Une fois sur scène, la Sally ne chante pas mais devient le centre d’attention d’un morceau entier : elle danse, profite, et partage un moment de complicité qui électrise toute la salle. Elle incarne l’énergie du public, devient presque le personnage principal de la chanson le temps de quelques minutes, apportant une dimension humaine, spontanée et profondément touchante à la performance.
La demande ayant explosé, une deuxième date a été ajoutée le 15 novembre, preuve de l’engouement massif autour de l’artiste. Deux soirs d’émotion, de puissance et d’unité qui confirment que Role Model ne fait pas que donner un concert : il crée une expérience.
Note de la rédaction : 8,5 sur 10
Photo ABH
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Les prénoms passe-partout dominent
En France, Louise et Gabriel restent les prénoms les plus donnés, portés par un goût national
pour les valeurs sûres : des sonorités douces, classiques, faciles à transmettre à toutes les
générations. Jadis très variées, les tendances se recentrent aujourd’hui sur des prénoms courts,
internationaux et peu marqués socialement.Cette logique se retrouve chez nos voisins. En Italie, Sofia et Leonardo caracolent en tête :
une fidélité à la tradition latine, mais avec une envie de simplicité et d’élégance.
En Espagne, Hugo et Lucia dominent, reflet d’une génération attirée par des prénoms
universels, rapides à écrire, faciles à prononcer dans plusieurs langues, un héritage de
décennies d’ouverture culturelle.En Angleterre, Olivia et Noah conservent leur avance : des prénoms globalisés, portés par les
séries, la pop culture et une influence mondiale de la culture anglo-saxonne. Pourquoi cette convergence ? Parce que les familles cherchent aujourd’hui des prénoms «passe-partout » : faciles à porter à l’étranger, immédiatement identifiables, et suffisamment intemporels pour accompagner un enfant toute sa vie. À l’heure des mobilités, de l’exposition médiatique permanente et du travail international, un prénom devient presque un petit passeport culturel.Ainsi, de Paris à Londres, de Milan à Madrid, l’Europe semble s’unifier autour de la même
recette : des prénoms courts, doux, modernes… mais profondément enracinés dans une
mémoire collective qui rassure autant qu’elle inspire. -

Sabrina Carpenter modernise Alice
Sabrina Carpenter va incarner Alice dans une nouvelle adaptation musicale du récit emblématique Alice aux Pays des Merveilles. Ce rôle marque une étape importante dans sa trajectoire : non seulement elle joue l’héroïne, mais elle est aussi productrice du film aux côtés de Marc Platt, déjà connu pour ses productions ambitieuses.
La mise en scène sera assurée par Lorene Scafaria, qui a déjà fait ses preuves avec des œuvres comme Hustlers et des épisodes de Succession, promettant une relecture moderne, audacieuse et musicale du classique de Lewis Carroll. Le projet allie le charme onirique du conte et une dimension contemporaine, portée par la créativité et l’énergie de Carpenter.
Pour la jeune artiste, cette expérience est doublement significative : elle peut exprimer sa fibre musicale tout en explorant le cinéma d’une manière plus engagée, en participant à la production. Le film pourrait aussi redéfinir la figure d’Alice, la rendant plus proche des nouvelles générations, sans trahir la magie intemporelle du récit original.
Cette adaptation très attendue suscite déjà l’enthousiasme parmi les fans, qui voient en Carpenter une Alice à la fois rêveuse et déterminée. Le projet s’annonce comme un pont entre conte classique et pop culture, une promesse d’émotion, de chansons et d’imaginaire revisité.
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Le St. Regis Saadiyat : cinq étoiles, et quelques échafaudages en plus
Il y a deux St. Regis à Abu Dhabi, la capitale des Émirats Arabe Unis. Nous sommes
descendus au plus accueillant des deux hôtels de luxe du groupe Mariott, le Saadiyat. Si les
prix sont indécents, comme il se doit pour un hôtel de luxe, les chambres sont spécieuses et
confortables. Service impeccable. La plage est belle. Vue sur les travaux à droit et à gauche,
c’est le revers de la médaille dorée de ces pays qui construisent à tour de bras.
On regrettera d’autres travaux, au beau milieu de l’hôtel. Sans prévenir qui que ce soit bien
sûr, on monte un échafaudage à un jet de pierre de la piscine adulte qui devrait être la plus
tranquille. Le SPA n’est pas accessible comme ça sur simple envie de faire un jacuzzi, il faut
soit aller à la salle de sport, en face, soit payer. Les gentilles hôtesses nous feront entrer
gracieusement.On se restaure correctement. Les vins sont hors de prix et mauvais. Le superbe bar fumoir ne
propose que des cigares de qualité moyenne. Pas de Havane en cave. Regrets.
Notre conseil : réserver tôt pour un bon prix. N’y allez pas pour le silence. Essayez le Hyatt à
500 mètres qui offre des chambres aussi grandes, de meilleurs tarifs et probablement plus
de calme pour une architecture similaire.

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Retard pour GTA 6 : la patience des joueurs mise à l’épreuve
L’anticipation autour de Grand Theft Auto VI monte depuis des années, mais les fans devront patienter encore : le studio Rockstar Games a annoncé un nouveau report de la sortie au 19 novembre 2026, après une précédente date fixée à mai 2026. Ce retard soulève des interrogations sur les versions PC qui, historiquement conçues après les consoles, pourraient arriver… fin 2027 ou au-delà. Du côté de l’industrie, les répercussions se font déjà sentir : ce report pourrait retarder la sortie des futures consoles de nouvelle génération, comme le PS6 ou la prochaine Xbox. Malgré cette déconvenue, l’éditeur tente de compenser à sa manière : la version multijoueur de la génération actuelle est désormais gratuite sur Xbox pendant un temps limité.
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Olivia Rodrigo : quand la pop s’érige contre la propagande d’État
Le 8 novembre 2025, Olivia Rodrigo a pris la parole avec une force inattendue, provoquant un véritable séisme politique et culturel. La chanteuse américaine de 22 ans, icône d’une génération entière, a découvert que sa chanson All-American Bitch avait été utilisée sans son accord dans une vidéo officielle publiée sur le compte du Department of Homeland Security et relayée par la Maison-Blanche de Donald Trump. Le clip, destiné à promouvoir une campagne de “self-deportation” pour les immigrés sans papiers, montrait des images de l’ICE accompagnées du slogan glaçant : “Leave now using the CBP Home app. If you don’t, you will face the consequences.”
Face à ce détournement, Olivia Rodrigo n’a pas mâché ses mots :
“Don’t ever use my songs to promote your racist, hateful propaganda.”
En quelques minutes, son commentaire a envahi les réseaux sociaux, devenant un symbole de résistance culturelle face à l’instrumentalisation politique de l’art. La Maison-Blanche a rapidement retiré la musique du clip, remplacée par un simple message : “This song is currently unavailable.”
Ce geste d’Olivia prend une dimension d’autant plus forte qu’elle reste une artiste jeune, encore récente dans l’industrie, mais déjà capable d’affronter publiquement un gouvernement. À seulement 22 ans, elle s’impose non seulement comme une autrice-compositrice talentueuse, mais aussi comme une voix de conscience dans une Amérique divisée.
Depuis ses débuts avec Drivers License, Olivia Rodrigo a toujours mêlé émotion brute et lucidité sociale. Mais avec cet épisode, elle franchit un cap : elle prouve qu’elle n’est pas seulement une pop star, mais une artiste engagée, consciente du poids de ses mots et de sa musique. Dans un pays où la culture devient parfois un outil de manipulation politique, Olivia rappelle qu’elle appartient d’abord à ceux qui l’écoutent, pas à ceux qui gouvernent.
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Lorde en apesanteur à Paris
Le 10 novembre 2025, nous étions au Zénith de Paris où vibrait au rythme d’une émotion rare : c’était le premier soir européen du Ultrasound World Tour, la nouvelle tournée mondiale de Lorde. La veille, sa date au Luxembourg avait été annulée au dernier moment à cause d’une maladie, transformant Paris en ouverture inattendue et hautement symbolique. La chanteuse néo-zélandaise, née Ella Yelich-O’Connor, est entrée sur scène dans une atmosphère suspendue, presque religieuse, avant de faire exploser la salle avec Hammer, premier titre de son nouvel album Virgin.
Connue depuis 2013 pour Royals, hymne adolescent devenu classique, Lorde a depuis sculpté un univers unique : une pop introspective et viscérale, entre mélancolie et euphorie. Avec Virgin, elle explore la peau, le corps et la métamorphose, des thèmes qui prennent une dimension presque physique sur scène. «I think that Ultrasound could be our masterpiece, » confiait-elle avant la tournée. Ce soir-là, à Paris, cette promesse a pris forme.
La mise en scène, conçue comme un voyage sensoriel, est l’une des plus saisissantes de sa carrière. Lorde évolue sur un tapis roulant pendant Supercut, comme entraînée dans une boucle émotionnelle infinie. Les écrans géants projettent des images aux allures de radiographies, illustrant le leitmotiv du spectacle : “see what’s under the skin”. La lumière se fait stroboscopique sur Buzzcut Season, aquatique sur Oceanic Feeling, et presque divine quand la chanteuse s’avance au bord de la scène puis traverse la foule pour interpréter David. Ce moment, l’un des plus intenses de la soirée, la voit marcher sur une diagonale lumineuse tendue vers la fosse, saluant les fans d’un regard chargé de reconnaissance.
Le set mêle les époques et les émotions : Green Light et Team déclenchent des cris de joie pure, Ribs fait chavirer la salle, Broken Glass et Man of the Year confirment la maturité du nouveau disque. Entre chaque titre, Lorde semble à la fois maîtresse de cérémonie et confidente, oscillant entre puissance et fragilité. Le public, conquis dès la première note, répond par une ferveur presque liturgique ; on chante, on pleure, on danse, on s’unit.
Lorde a toujours su transformer ses concerts en expériences émotionnelles totales, mais ce soir-là, Paris a touché quelque chose d’encore plus grand. Une communion, une renaissance, un moment suspendu entre la peau et la lumière. En refermant le show sur Ribs, elle sourit : la salle tout entière irradie avec elle. Et dans ce souffle final, une certitude : l’Ultrasound Tour n’est pas seulement un retour, c’est un manifeste. Une célébration de la vulnérabilité et du feu intérieur. Une nuit où la musique et le corps ne faisaient plus qu’un.
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La Maison Blanche manipule un tube de Taylor Swift
Une vidéo diffusée récemment par la Maison Blanche américaine détourne un morceau de la chanteuse Taylor Swift pour servir un discours patriotique, provoquant une onde de choc médiatique. Le clip institutionnel met en scène des drapeaux, des images symboliques de fierté nationale et un extrait musical qui n’a pas été autorisé pour cet usage. Cette appropriation soulève des questions sur la frontière entre communication politique et exploitation culturelle.
Taylor Swift, bien plus qu’une pop star, incarne un phénomène générationnel mondial. L’utilisation de son œuvre sans consentement explicite par une institution d’État touche au droit d’auteur, mais aussi à une économie de la symbolique : associer sa musique à un message gouvernemental, c’est accoler l’image d’une icône à une narration politique. Le débat va bien au-delà du copyright : il interroge la neutralité culturelle et l’appropriation des instruments artistiques dans l’espace public.
Face à la polémique, la Maison Blanche justifie le montage par un « usage court et contextuel », se réfugiant derrière le « fair-use » américain. Les juristes restent sceptiques et assurent que cet argument ne suffit pas à en décliner la responsabilité.
Pour Taylor Swift et ses ayants droit, cette manœuvre marquerait un précédent : quand la musique d’un artiste devient le réacteur d’un discours public sans accord, qui contrôle alors la narration ?
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Le grand retour de Radiohead : un événement historique sur scène
Après une longue pause et quelques mystères entourant leurs projets, le groupe britannique Radiohead a effectué un retour en grande pompe sur scène, offrant à leurs fans un concert qui restera dans les annales. Dès les premières notes, la magie s’est rallumée : Thom Yorke et ses compagnons ont dépoussiéré leur répertoire comme un trésor qu’on redécouvre, alternant classiques intemporels et morceaux récents, dans un équilibre maîtrisé.
Ce soir-là, la scénographie aussi était à la hauteur : projections visuelles hypnotiques, jeux de lumière ciselés, son pur et puissant. Le public, électrifié, retrouvait non seulement le groupe de sa jeunesse, mais une version affûtée et consciente de son héritage. Pas de posture nostalgique, mais une renaissance assumée.
Radiohead ne joue plus pour surprendre à tout prix, mais pour affirmer. Affirmer que l’art traverse les décennies, que le public retrouve ce qui l’a fait vibrer, et que la scène n’est pas un souvenir figé mais un moment vivant. Leur retour ne s’adresse pas qu’aux quinquagénaires : il transcende les générations.
Ce concert marque un jalon. Non un retour simple, mais la réaffirmation d’une légende. Pour ceux qui étaient présents, c’était « absolument historique ».