Catégorie : Actu

  • Climat : 13 pays signent contre la désinformation

    Climat : 13 pays signent contre la désinformation

    Lors de la COP30 à Belém-Brésil, 13 pays dont Brésil, Canada et Chili ont signé une « Déclaration sur l’intégrité de l’information » visant à lutter contre la désinformation climatique.  

    Pour la première fois, la question de l’intégrité de l’information figure au cœur de l’agenda officiel des COP, soulignant l’impact de la désinformation sur l’action climatique. Le texte engage les signataires à promouvoir une information fondée sur des données scientifiques fiables et à combattre activement les récits erronés qui sapent la réponse au changement climatique.  

  • Libération de Boualem Sansal signe un répit diplomatique

    Libération de Boualem Sansal signe un répit diplomatique

    La grâce accordée à Boualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné depuis novembre 2024, traduit un glissement diplomatique entre Alger, Berlin et Paris. L’Algérie a accepté de le gracier à la suite d’une médiation allemande, mettant fin à une détention d’environ un an.  

    Condamné à cinq ans de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale », Sansal était devenu un symbole des tensions franco-algériennes.  Cette libération intervient au moment où l’Algérie renforce ses liens économiques et énergétiques avec l’Allemagne, et pourrait être interprétée comme la marque d’une réorientation diplomatique plus large.

  • Sarkozy retrouve la liberté

    Sarkozy retrouve la liberté

    La remise en liberté de Nicolas Sarkozy a marqué un tournant dans l’actualité judiciaire et politique. Condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen, l’ancien président était incarcéré depuis plus de trois semaines à la prison de la Santé.  Le 10 novembre 2025, la cour d’appel de Paris a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire, assortie d’une interdiction de quitter le territoire et d’entrer en contact avec certaines personnes, notamment le ministre de la Justice.  Ce retour à la liberté, après l’inédit emprisonnement d’un ex-chef d’État, ravive le débat sur l’égalité devant la justice et la place des anciens dirigeants dans le système pénal.  Le procès en appel reste à venir, et l’équilibre entre mise en liberté provisoire et gravité de la condamnation continue à stimuler les commentaires.

  • Trump relance la guerre verbale avec la France

    Trump relance la guerre verbale avec la France

    Donald Trump a récemment lâché dans une interview : « We’ve had a lot of problems with France », évoquant des désaccords persistants avec l’alliance franco-américaine. Il a ensuite comparé la France à la Chine, déclarant : « They’re not the French, they’re the Chinese. » Ces propos, teintés d’ironie et de provocation, s’inscrivent dans sa rhétorique isolationniste et nationaliste alors qu’il tente de renforcer sa position en politique étrangère. Cette sortie, qui a fait bondir la diplomatie française, reflète la stratégie de Trump : durcir le ton face aux alliés traditionnels pour flatter son électorat protectionniste. Elle souligne aussi la fragilité actuelle des relations transatlantiques, à l’heure où Washington et Paris cherchent à concilier intérêts économiques et équilibre géopolitique.

  • Ukraine : 100 millions de dollars de corruption dans l’énergie

    Ukraine : 100 millions de dollars de corruption dans l’énergie

    Dans un contexte de guerre, le National Anti‑Corruption Bureau of Ukraine (NABU) a arrêté cinq personnes et identifié sept suspects dans une enquête portant sur 100 millions de dollars de rétrocommissions dans le secteur de l’énergie, notamment via l’entreprise nucléaire Energoatom. L’affaire révèle que des fournisseurs liés à Energoatom auraient été forcés de verser 10-15 % de leur contrat en pots-de-vin. Les autorités soulignent que l’enquête ne compromet pas la sécurité ou les opérations de l’entreprise, mais que les détournements ont eu lieu dans un contexte déjà extrêmement fragile. Parallèlement, le président Volodymyr Zelensky a validé l’opération et rappelle que la lutte contre la corruption est un élément clé de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Ce scandale met une pression accrue sur un pays en guerre pour consolider ses institutions et rassurer ses partenaires internationaux.

  • Le français père de l’IA, quitte Meta

    Le français père de l’IA, quitte Meta

    Le chercheur franco-américain Yann LeCun, figure majeure de l’intelligence artificielle, lauréat du prix Turing, annonce son départ du géant Meta Platforms pour lancer sa propre start-up visant à développer des « world models », des IA capables de comprendre le monde physique au-delà du texte. Jusqu’ici directeur du laboratoire FAIR (Fundamental AI Research) depuis 2013, il s’éloigne alors que Meta recentre sa stratégie sur les grands modèles de langage (LLM) et l’IA commerciale rapide. Ce départ marque un tournant : LeCun prône une approche plus « longue vue », alors que l’industrie actuelle reste focalisée sur l’efficacité et la monétisation rapide. Il reste à voir si son pari permettra à l’Europe, et à la France, de retrouver une place de choix dans la course mondiale à l’IA.

  • Révolution IA : l’IA – générative mise en question

    Révolution IA : l’IA – générative mise en question

    Un tribunal allemand a statué que OpenAI avait violé les droits d’auteur en utilisant sans licence des paroles de chansons dans ses modèles d’IA, imposant un paiement de dommages à la société de gestion des droits GEMA. Le jugement souligne qu’un modèle de langue ne peut pas se contenter d’« apprendre des motifs », mais assume la responsabilité des contenus générés. Cette décision pourrait bouleverser le secteur de l’IA générative en Europe : les fabricants de modèles devront peut-être désormais acquérir des licences pour les œuvres utilisées, ce qui pourrait freiner l’innovation ou relocaliser la recherche dans des zones à régulation faible. Le débat sur l’équilibre entre créativité, propriété intellectuelle et algorithmes fait rage.

  • Le halal s’impose dans les fast-foods français

    Le halal s’impose dans les fast-foods français

    Five Guys, Popeyes, et d’autres grandes enseignes de restauration rapide multiplient les ouvertures de restaurants proposant une offre 100 % halal. Ce virage stratégique répond à une demande croissante d’une jeunesse française diverse, urbaine et connectée, longtemps ignorée par les géants du secteur.

    Selon BFMTV, ces chaînes adaptent leurs cartes, leurs approvisionnements et leur communication pour séduire un public dont le pouvoir d’achat et l’influence culturelle pèsent désormais sur les choix de marché. L’objectif : capter un segment estimé à plusieurs milliards d’euros par an, en pleine expansion dans les grandes métropoles.

    Les enseignes locales comme Nabab ou O’Tacos avaient ouvert la voie. Aujourd’hui, les marques américaines comprennent que la fidélité se construit aussi sur la reconnaissance culturelle. “Tu te sens un peu plus à ta place”, confie un client interrogé à Paris, symbole d’une normalisation du halal dans la consommation quotidienne.

    Au-delà du marketing, cette évolution illustre une recomposition silencieuse du paysage alimentaire français, où la diversité devient un moteur économique autant qu’un fait social. Le halal n’est plus une niche : il s’impose comme un standard, révélateur d’une France plus pluraliste et assumée.

  • Washington veut une force internationale à Gaza

    Washington veut une force internationale à Gaza

    Les États-Unis préparent une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU visant à déployer une force internationale dans la bande de Gaza. L’initiative, portée par le représentant américain Mike Waltz, s’inscrit dans la nouvelle stratégie de Washington pour stabiliser l’enclave après des décennies de guerre et de blocus.

    Le projet a été soumis aux dix membres élus du Conseil ainsi qu’à plusieurs puissances régionales : Égypte, Qatar, Émirats arabes unis, Arabie saoudite et Turquie. Il prévoit la création d’une “force de stabilisation internationale” mandatée par l’ONU pour sécuriser le territoire et faciliter la reconstruction.

    Selon des sources diplomatiques, l’Indonésie et d’autres pays du Sud global ont exprimé leur intérêt à participer, à condition qu’un mandat clair encadre l’intervention. Aucune date de vote n’a encore été fixée, mais Washington espère rallier ses alliés avant la fin du mois.

    Cette proposition marque un tournant potentiel dans la gestion du conflit israélo-palestinien : pour la première fois, une présence militaire multinationale pourrait être instituée à Gaza sous autorité onusienne, redéfinissant les équilibres régionaux.

  • Meta : l’empire sous sanctions, procès et soupçons

    Meta : l’empire sous sanctions, procès et soupçons

    Depuis cinq ans, Meta avance comme un colosse aux pieds juridiques fissurés. La maison-mère de Facebook accumule les sanctions, les procédures et les enquêtes, symbole d’un pouvoir numérique devenu trop massif pour se cacher derrière le vernis de l’innovation. En Europe, l’offensive réglementaire a été frontale : amendes record pour abus de position dominante, condamnations pour exploitation indue des données personnelles, et mise en cause sous le Digital Services Act pour incapacité à maîtriser la circulation de contenus illégaux. L’entreprise a été contrainte de revoir son modèle « consentir ou payer », jugé comme une pression systémique sur les utilisateurs.

    De l’autre côté de l’Atlantique, le feuilleton antitrust n’est pas terminé. La Federal Trade Commission poursuit sa croisade, accusant Meta d’avoir verrouillé le marché social en rachetant plutôt qu’en rivalisant. Instagram et WhatsApp restent les pièces centrales de cette construction hégémonique ; la justice américaine veut prouver qu’elles ont servi à étouffer la concurrence, non à la stimuler.

    À cela s’ajoutent les actions privées, les plaintes d’États américains, les enquêtes sur la protection des mineurs et les soupçons croissants sur le rôle de la plateforme dans la propagation de contenus toxiques. Meta, autrefois enfant prodige de la Silicon Valley, se retrouve ainsi dans une posture paradoxale : poids lourd technologique, mais institution considérée comme un risque systémique.