Catégorie : Actu

  • COP30 : Le site évacué après un incendie

    COP30 : Le site évacué après un incendie

    À Belém, au Brésil, la COP30 a vécu une journée de chaos après un incendie qui a forcé l’évacuation du site des négociations climatiques. Le feu s’est déclaré dans la zone des pavillons, là où les pays, ONG et entreprises exposent leurs projets et initiatives vertes. En quelques minutes, une épaisse fumée a envahi le centre de conférence, poussant les organisateurs à déclencher une évacuation générale.

    Selon les autorités brésiliennes et les Nations unies, treize personnes ont été prises en charge pour inhalation de fumées, mais aucune victime grave n’est à déplorer. Les pompiers sont parvenus à maîtriser le feu en quelques minutes seulement. Les premiers éléments pointent vers un problème électrique, possiblement lié à un générateur ou à une installation temporaire, dans un site encore en travaux au début du sommet.

    L’évacuation a interrompu des discussions de dernière minute alors que les négociateurs tentaient de boucler un accord sur la sortie des énergies fossiles et le financement climatique. Une partie des activités a repris plus tard dans la journée, dans des zones jugées sûres, tandis que l’accès aux pavillons endommagés restait interdit.

    Au delà de l’incident, cet épisode met en lumière la fragilité logistique d’un sommet présenté comme crucial pour la crédibilité des engagements climatiques. Il rappelle surtout que même les grands rendez vous de la transition énergétique ne sont pas à l’abri de défaillances très terrestres, capables de mettre en suspens, le temps d’un incendie, la diplomatie climatique mondiale.

  • Meta condamné en Espagne

    Meta condamné en Espagne

    Meta aime se présenter en champion de la connectivité, du « rapprochement des gens » et des petites entreprises. Mais derrière le storytelling léché, la justice espagnole vient de rappeler une réalité beaucoup moins vertueuse : le groupe de Mark Zuckerberg a été condamné à verser 479 millions d’euros à 87 médias numériques pour concurrence déloyale.

    Au cœur de l’affaire, un mécanisme bien connu : Meta aurait profité de la publicité ciblée sur Facebook et Instagram en violant le RGPD, engrangeant un avantage massif sur des médias qui, eux, respectent les règles. En clair : quand les éditeurs peinent à monétiser leurs contenus, Meta prospère en exploitant des données personnelles qu’il n’était pas censé utiliser de cette manière.

    Cette condamnation n’est pas un simple accroc d’image. Elle s’ajoute à une longue liste de sanctions et enquêtes dans le monde entier pour atteintes à la vie privée, abus de position dominante ou manque de transparence algorithmique. Meta paye des amendes à répétition, tout en continuant de générer des milliards de bénéfices grâce à la publicité.

    La décision espagnole pourrait faire école. Si d’autres pays ou groupes de médias s’en inspirent, la note pourrait grimper, et l’argument de la « plateforme neutre » deviendrait encore plus difficile à soutenir. Car derrière les promesses de Metaverses et d’innovation, une question persiste : peut-on encore parler d’entreprise « vertueuse » quand le modèle économique repose sur la collecte massive de données et sur une position ultra-dominante, au détriment des acteurs de l’information ?

    Pour l’instant, Meta paie… et continue de tourner. Mais chaque nouvelle condamnation fragilise un peu plus le récit d’une tech bienveillante qui ne ferait que « connecter le monde ».

  • Coupe-du-Monde 2026 : Trump lance le “Pass FIFA”

    Coupe-du-Monde 2026 : Trump lance le “Pass FIFA”

    Donald Trump a dévoilé un nouveau dispositif intitulé « Pass FIFA » destiné à accélérer les démarches de visa pour les supporters internationaux souhaitant assister à la Coupe du Monde de football 2026. Le programme vise à faciliter et à sécuriser l’obtention de l’autorisation d’entrée aux États-Unis, Canada et Mexique, les trois pays hôtes du tournoi. Selon les premières indications, les demandeurs bénéficieront d’un traitement prioritaire et d’un accès numérique simplifié.
    Le Pass FIFA s’inscrit dans la stratégie de Trump pour valoriser l’événement comme un vecteur majeur de rayonnement économique et diplomatique. Certains observateurs y voient une réponse directe aux critiques sur le coût et la complexité logistique des grands événements sportifs internationaux. Cependant, les détails opérationnels du dispositif restent encore à préciser, notamment sur le coût additionnel pour les supporters et les garanties de temps de traitement.
  • États-Unis ouvrir les dossiers Epstein, une transparence explosive

    États-Unis ouvrir les dossiers Epstein, une transparence explosive

    Aux États-Unis, le nom d’Epstein hante la vie politique depuis des années. Avec l’Epstein Files Transparency Act, désormais signé par Donald Trump, le Congrès impose au ministère de la Justice de publier l’ensemble des documents non classifiés liés à Jeffrey Epstein et à son réseau, dans un délai d’environ 30 jours.

    Cette loi, adoptée presque à l’unanimité à la Chambre (427 voix contre 1) puis au Sénat, impose la divulgation de milliers de pages : enquêtes, communications internes, documents du FBI et des procureurs. Objectif officiel : faire toute la lumière sur les crimes d’Epstein, les circonstances de sa mort en prison en 2019 et le rôle de ses complices, dont Ghislaine Maxwell déjà condamnée.

    Le texte prévoit des protections pour les victimes et pour les enquêtes en cours, mais interdit de censurer des informations pour des raisons « politiques » ou de simple embarras. Une disposition explosive, alors que les rumeurs de « liste de clients » impliquant personnalités politiques, économiques et médiatiques prospèrent depuis des années.

    Politiquement, le virage est spectaculaire. Trump et une partie des républicains avaient longtemps freiné la transparence au nom de la sécurité nationale et du secret des enquêtes, avant de céder sous la pression de l’opinion et d’élus des deux camps. La signature de la loi est présentée comme un geste de transparence, mais elle pourrait aussi ouvrir une séquence de révélations incontrôlables.

    Reste une inconnue : jusqu’où ira réellement la publication ? Entre documents techniquement « déclassifiés » mais illisibles, pages noircies et bataille judiciaire annoncée, la promesse de vérité totale sera mise à l’épreuve. Une chose est sûre : dans l’Amérique de 2025, les dossiers Epstein vont revenir au centre du jeu politique, et certains cercles de pouvoir ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

  • Bangladesh : chute de Sheikh

    Bangladesh : chute de Sheikh

    Le verdict est tombé à Dacca comme un coup de tonnerre. L’ancienne Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a été condamnée à mort pour crimes contre l’humanité, aux côtés de son ex-ministre de l’Intérieur Asaduzzaman Khan. Un tribunal spécial les a jugés responsables de la répression féroce du soulèvement étudiant de l’été 2024, un mouvement qui a fini par les chasser du pouvoir.

    Selon l’ONU, plus de 1 000 personnes auraient été tuées lors de ces semaines de manifestations, déclenchées par une réforme des quotas dans la fonction publique. Les forces de sécurité, accusées d’avoir eu recours à des drones, à des rafales tirées dans la foule et à une vague d’arrestations arbitraires, sont au cœur du dossier. Le tribunal considère que Hasina et son ministre ont non seulement laissé faire, mais orchestré cette répression pour se maintenir au pouvoir.

    L’ancienne dirigeante n’était pas présente à l’audience. Réfugiée en Inde depuis sa chute, elle dénonce un procès politique, mené par l’administration intérimaire de Muhammad Yunus, déterminée à effacer l’empreinte de son parti, désormais interdit. Les ONG de défense des droits humains partagent une partie du constat : si les crimes commis contre les manifestants doivent être jugés, la peine de mort les choque et la procédure suscite des doutes sur l’indépendance de la justice.

    Cette décision illustre un paradoxe glaçant. Pendant des années, Sheikh Hasina était présentée par ses alliés occidentaux comme un rempart contre l’islamisme et un pilier de stabilité dans une région fragile. Les images des cortèges de jeunes brandissant des portraits de victimes, les récits de familles fauchées par les balles et les drones, ont définitivement fissuré cette narration.

    Au-delà du sort de Hasina et de son ex-ministre, c’est l’avenir du Bangladesh qui se joue. Le pays entre dans une phase de recomposition totale, entre volonté de justice et soupçon de vengeance. Cette condamnation à mort ne referme pas les plaies du “juillet bangladais” : elle risque au contraire de les creuser encore.

  • Les juges US bloquent la Garde Nationale

    Les juges US bloquent la Garde Nationale

    Aux États-Unis, le bras de fer entre pouvoir exécutif et justice autour du déploiement de la Garde nationale a franchi une étape décisive. Un juge fédéral a jugé illégale l’utilisation de ces troupes par Donald Trump pour sécuriser la ville de Portland, dans l’Oregon, et a ordonné que cette mesure soit bloquée de manière permanente. Une décision qui éclaire d’un jour nouveau la stratégie sécuritaire de l’ancien président dans plusieurs métropoles.

    Depuis des mois, Trump fait campagne sur la promesse d’“envoyer l’armée” dans les grandes villes dirigées par les démocrates, qu’il accuse de laxisme face à la criminalité. La Garde nationale est devenue un symbole de cette posture de fermeté. Mais la loi encadre strictement son déploiement sur le territoire américain : il faut des conditions d’insurrection, de rébellion ou d’urgence grave. À Portland, comme à Memphis ou Los Angeles, les juges considèrent que ces seuils n’étaient pas atteints.

    En déclarant illégale l’activation de la Garde nationale dans l’Oregon, la justice rappelle une limite fondamentale : même un président ne peut militariser l’espace public à sa guise. La décision ne vaut pas automatique interdiction pour toutes les villes du pays, mais elle crée un précédent lourd. D’autres recours, déjà déposés dans des États démocrates, s’appuieront sur ce jugement pour tenter d’obtenir, eux aussi, des blocages durables.

    Sur le terrain politique, Trump se pose en victime d’une justice “militante” qui empêcherait de “protéger les honnêtes citoyens”. Ses opposants l’accusent au contraire de transformer la Garde nationale en outil de communication électorale, au mépris des lois et des libertés civiles. Entre les deux, des maires démocrates, pris en étau entre la pression sécuritaire et la crainte d’une dérive autoritaire, voient dans la décision des juges un répit.

    Alors que la campagne présidentielle américaine s’intensifie, cette bataille juridique montre à quel point la question de l’ordre public est devenue un champ de confrontation institutionnelle. Les juges ne se contentent plus de commenter la Constitution. Ils fixent des lignes rouges à la tentation d’envoyer des soldats dans les rues.

  • La papeterie italienne Legami passe les Alpes

    La papeterie italienne Legami passe les Alpes

    La marque italienne Legami fait une entrée remarquée en France avec l’ouverture de sa première boutique physique à Serris, au centre commercial Val d’Europe.  Cet espace de 80 m² n’est pas un simple « corner » : il incarne une immersion complète dans l’univers joyeux et coloré de la marque, entre papeterie, accessoires ludiques et objets du quotidien.

    Legami, connue pour ses designs décalés, ses carnets rigolos, ses stylos originaux et ses accessoires tendance, vise un public urbain, créatif et connecté. L’ouverture d’un point de vente propre en France est une étape stratégique forte dans sa feuille de route internationale, lui permettant de tisser un lien direct avec ses clients.

    Ce magasin physique ouvre aussi la voie à une expérience plus tactile, où les clients peuvent feuilleter, tester et acheter des produits qui, en ligne, restent souvent abstraits. L’enseigne mise sur cette interaction directe pour renforcer sa fidélité et offrir un espace qui va au-delà du simple achat : un lieu d’inspiration.

    Avec cette expansion, Legami démontre sa vision d’une papeterie moderne, qui allie imagination, utilité et interaction. Ce pas en avant pourrait ouvrir la voie à d’autres boutiques en France, si la première réussite confirme le potentiel du marché local. Pour Legami, l’objectif est clair : faire de la France non seulement un marché de distribution, mais un véritable terrain d’expérience pour sa marque pop et singulière.

  • Shein sème la zizanie des marques au BHV

    Shein sème la zizanie des marques au BHV

    Le BHV Marais se retrouve au cœur d’une crise sans précédent alors que l’arrivée de Shein dans ses rayons provoque un exode massif de marques françaises. Dès l’annonce, des enseignes comme Odaje, Figaret Paris, Le Slip Français, Maison Lejaby ou Maison Pechavy ont décidé de rompre leur collaboration, dénonçant un clash éthique entre leurs valeurs responsables et le modèle ultra fast-fashion de Shein.

    Pour ces marques, se retrouver aux côtés d’un géant qui accélère la surproduction mondiale, utilise des circuits à faible coût et présente un lourd bilan écologique est impensable. La fondatrice de Pechavy affirme qu’elle « refuse d’apparaître en rayon à ses côtés » tant la dissonance est forte.  Parallèlement, plusieurs fournisseurs accusent le BHV de retards de paiement considérables, évoquant des pratiques qui fragilisent financièrement les petites marques.

    Le propriétaire du BHV, la SGM, défend le partenariat avec Shein comme une stratégie de revitalisation du magasin : selon ses dirigeants, l’ultra fast-fashion pourra attirer un flux massif de visiteurs et dynamiser un lieu historique.  Dès la première semaine, le magasin a enregistré un afflux impressionnant : d’après des chiffres relayés, 50 000 visiteurs sont venus juste pour le corner Shein.

    Mais la tension ne faiblit pas : les marques quittent les rayons beauté (Aime, Skin&Out)  , les enseignes luxe (Dior, Guerlain, Sandro, Maje) ont fermé leurs concessions récemment  , et certains dénoncent un « signal négatif » adressé au secteur de la mode responsable.

    Au-delà d’un simple scandale, c’est une fracture profonde dans le commerce parisien qui se joue : une partie de l’industrie refuse de sacrifier ses principes pour des retombées économiques, et le BHV, en persistant avec Shein, prend le pari risqué d’un modèle qui pourrait diviser durablement son image et sa clientèle.

  • La BD se rebelle à Angoulême

    La BD se rebelle à Angoulême

    Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême traverse une tempête historique. En 2025, près de 400 auteurs ont signé une tribune dénonçant le manque de transparence, l’opacité financière et une gouvernance jugée conforme à des intérêts privés, centrés sur la société 9e Art+ qui organise le salon.  Parmi les signataires : des grands noms tels que Riad Sattouf, Lewis Trondheim, Art Spiegelman ou Catherine Meurisse.

    Leur revendication est simple : tourner la page de 9e Art+ et remettre le festival aux mains d’une organisation plus collective, plus transparente et surtout plus respectueuse de l’âme de la BD.  Ce malaise profond trouve un écho majeur dans toute la profession, jusqu’aux éditeurs, qui expriment une défiance croissante face à une structure jugée trop opaque et trop mercantile.

    En réponse à la pression grandissante, l’association propriétaire du festival, le FIBD, a décidé d’annuler les résultats de son dernier appel d’offres et de lancer un nouveau processus de sélection.  9e Art+ ne sera pas reconduit au-delà de 2027, selon les annonces : un tournant majeur pour un événement qui risque de perdre certains de ses piliers artistiques s’il ne se réforme pas.

    Le mot-dièse #NOFIBD2026 circule massivement dans la communauté BD sur les réseaux sociaux.  Certains auteurs refusent déjà de participer à l’édition 2026, estimant que sans remise en question profonde, le festival pourrait se vider de son sens.

    Au-delà du simple clash entre organisateurs et auteurs, c’est un véritable débat sur l’identité du FIBD qui se joue : festival historique de la bande dessinée, il est aujourd’hui appelé à se réinventer pour retrouver une légitimité collective, loin des tensions commerciales et des conflits de gouvernance.

  • Kiev meurtrie par les drones russes

    Kiev meurtrie par les drones russes

    La capitale ukrainienne a été frappée par une attaque de drones russes qui a causé au moins six morts, selon les premières sources. Ce nouvel acte de violence ravive la tension déjà vive et interroge la sécurisation des zones civiles à Kiev. L’attaque s’inscrit dans un contexte d’escalade militaire, où les drones se multiplient et représentent une menace grandissante pour les populations civiles.

    Les autorités ukrainiennes, ainsi que les observateurs internationaux, s’inquiètent de l’évolution du conflit : les frappes de drones montrent non seulement une capacité technologique accrue, mais aussi une stratégie visant à semer la terreur parmi les civils. Ces événements soulignent la vulnérabilité des grandes villes face à des attaques asymétriques, et la difficulté de protéger des populations en zones densément peuplées.

    Sur le plan humanitaire, la situation devient de plus en plus critique : les services d’urgence sont mobilisés, les hôpitaux débordés, et les civils vivent dans une peur permanente. Cette attaque vient rappeler que la guerre en Ukraine n’est pas seulement un affrontement militaire classique, mais aussi une guerre de technologies, où les drones et les nouvelles armes jouent un rôle central.

    Sur le plan diplomatique, l’incident pourrait renforcer l’appel à un soutien international accru pour Kiev. Il ravive les appels à l’aide depuis l’Occident, en soulignant la nécessité de dissuader l’usage de drones létaux ciblant des infrastructures civiles. La communauté internationale pourrait être amenée à redoubler d’efforts pour fournir des systèmes de défense anti-drones ou renforcer les sanctions contre les acteurs responsables.