À Belém, au Brésil, la COP30 a vécu une journée de chaos après un incendie qui a forcé l’évacuation du site des négociations climatiques. Le feu s’est déclaré dans la zone des pavillons, là où les pays, ONG et entreprises exposent leurs projets et initiatives vertes. En quelques minutes, une épaisse fumée a envahi le centre de conférence, poussant les organisateurs à déclencher une évacuation générale.
Selon les autorités brésiliennes et les Nations unies, treize personnes ont été prises en charge pour inhalation de fumées, mais aucune victime grave n’est à déplorer. Les pompiers sont parvenus à maîtriser le feu en quelques minutes seulement. Les premiers éléments pointent vers un problème électrique, possiblement lié à un générateur ou à une installation temporaire, dans un site encore en travaux au début du sommet.
L’évacuation a interrompu des discussions de dernière minute alors que les négociateurs tentaient de boucler un accord sur la sortie des énergies fossiles et le financement climatique. Une partie des activités a repris plus tard dans la journée, dans des zones jugées sûres, tandis que l’accès aux pavillons endommagés restait interdit.
Au delà de l’incident, cet épisode met en lumière la fragilité logistique d’un sommet présenté comme crucial pour la crédibilité des engagements climatiques. Il rappelle surtout que même les grands rendez vous de la transition énergétique ne sont pas à l’abri de défaillances très terrestres, capables de mettre en suspens, le temps d’un incendie, la diplomatie climatique mondiale.









