Catégorie : Actu

  • Miss Tahiti s’impose : Miss France 2026

    Miss Tahiti s’impose : Miss France 2026

    La soirée du 6 décembre 2025 au Zénith d’Amiens a consacré Hinaupoko Deveze, Miss Tahiti, comme nouvelle Miss France 2026. À 23 ans, elle succède à Angélique Angarni-Filopon. Trente candidates, représentant chaque région, ont défilé face aux téléspectateurs de TF1 pour obtenir la désormais célèbre écharpe.

    La cérémonie a mêlé élégance, costumes régionaux et moments de forte émotion, notamment lors du passage de témoin entre l’ancienne Miss et la nouvelle. Plusieurs candidates se sont distinguées, mais c’est Miss Tahiti qui a conquis le cœur du jury et du public. L’événement, ancré dans la tradition mais toujours très suivi, a une nouvelle fois montré son rôle d’institution culturelle populaire.

    Le couronnement de Hinaupoko Deveze symbolise à la fois l’unité nationale et la diversité des territoires français. Ce sacre vient clore une année marquée par des débats autour de l’image et de la modernisation de l’élection, tout en rappelant l’importance de ce rendez-vous télévisuel et social pour beaucoup de familles.

  • America First durcit le ton avec l’Europe

    America First durcit le ton avec l’Europe

    La nouvelle stratégie de sécurité nationale présentée par Washington marque un tournant brutal : pour l’administration Trump, l’Europe traverse un « effacement civilisationnel », incapable de contrôler ses frontières et de préserver son ordre interne. Le document, dévoilé cette semaine, acte une rupture : les États-Unis ne considèrent plus l’Union européenne comme un stabilisateur stratégique, mais comme un territoire fragilisé par les flux migratoires et les rivalités internes.

    La Maison-Blanche annonce la fin du soutien automatique aux politiques européennes et la mise en place d’une coopération conditionnelle, centrée uniquement sur les intérêts américains. Le texte insiste sur l’exigence de “mettre fin aux flux migratoires incontrôlés”, en Californie comme en Méditerranée, et réaffirme que la puissance américaine doit redevenir le premier rempart civilisationnel face au chaos global.

    Pour Bruxelles, c’est un avertissement géopolitique clair : la protection américaine n’est plus un acquis, mais une monnaie d’échange.

     

    Crédit photo : IA

  • La France hérite d’un groupe piégeux pour le Mondial 2026

    La France hérite d’un groupe piégeux pour le Mondial 2026

    Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, organisé à Washington, a offert aux Bleus de l’équipe de France un groupe aussi jouable que potentiellement explosif. En poule, La France affrontera le Sénégal, la Norvège et le vainqueur du barrage intercontinental, un inconnu qui peut transformer la dynamique du groupe selon l’équipe qualifiée.
    Le Sénégal reste l’une des sélections africaines les plus constantes, capable de perturber n’importe quel favori grâce à son intensité et à son jeu vertical. La Norvège, emmenée par une génération physique et ambitieuse, impose un rapport de force différent mais tout aussi exigeant.
    Pour les Bleus, l’objectif sera clair : éviter le démarrage poussif qui a parfois compliqué leurs grandes compétitions récentes. Dans un Mondial élargi et très politique dans sa mise en scène américaine, la France devra affirmer d’entrée une maîtrise collective solide pour tenir son statut.
  • Warner passe sous pavillon Netflix

    Warner passe sous pavillon Netflix

    C’est un véritable coup de tonnerre dans l’industrie mondiale du divertissement. Netflix a officiellement annoncé le rachat de Warner Bros. Discovery pour la somme colossale de 82,7 milliards de dollars. Une opération historique qui inclut non seulement le mythique studio hollywoodien, mais aussi l’ensemble de ses chaînes, ses plateformes HBO et HBO Max, ainsi que son immense catalogue cinéma et télévision. Un détail symbolique et stratégique n’échappe pas aux observateurs : Netflix et Warner Bros. Discovery génèrent chacun environ 39 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, ce qui illustre l’ampleur titanesque de cette fusion.

    Avec cette acquisition, Netflix met la main sur des franchises majeures : Harry Potter, l’univers DC, Game of Thrones, The Last of Us, mais aussi des monuments de l’animation comme les Looney Tunes, désormais intégrés à son catalogue. Une prise de pouvoir culturelle et économique sans précédent, qui traduit une volonté claire de domination totale du streaming, face à Disney, Amazon et Apple.

    Ce rachat pourrait bouleverser durablement l’équilibre du secteur, en concentrant une puissance créative inédite entre les mains d’une seule plateforme. Pour Hollywood comme pour le cinéma mondial, il s’agit d’un renversement historique, dont les conséquences dépasseront largement le simple affrontement entre plateformes.

  • Netflix à l’assaut de Hollywood

    Netflix à l’assaut de Hollywood

    Le géant du streaming Netflix est entré en « négociations exclusives » pour acquérir les studios et l’activité streaming de Warner Bros Discovery (WBD), ce vendredi 5 décembre 2025.  L’offre proposée par Netflix valorise les actions WBD à 28 dollars pièce, ce qui représenterait, selon les sources, une transaction d’environ 60 à 75 milliards de dollars.

    Si l’accord se concrétise, ce serait une opération sans précédent dans l’industrie du divertissement, comparable au rachat de 21st Century Fox par Disney en 2019.  Netflix mettrait la main sur un immense catalogue de films, sur le service de streaming HBO Max ainsi que sur les studios historiques de Warner, ce qui lui permettrait de combiner distribution numérique et production cinéma/télé.

    Malgré cette avance, l’affaire n’est pas encore conclue et des obstacles demeurent, notamment d’un point de vue réglementaire : le projet d’un tel rapprochement suscite des inquiétudes quant à la concentration des contenus et au pouvoir des plateformes dominantes.  Plusieurs acteurs concurrents, comme Paramount Skydance et Comcast, avaient également déposé des offres, mais Netflix est aujourd’hui considéré comme le principal prétendant.

    Ce rapprochement pourrait redessiner le paysage mondial du cinéma et du streaming : Netflix ne serait plus simplement une plateforme de diffusion mais deviendrait un acteur intégré de la production et de la distribution, avec un catalogue et des franchises emblématiques.

  • San Francisco contre les géants de l’ultratransformé

    San Francisco contre les géants de l’ultratransformé

    La ville de San Francisco a engagé une action judiciaire historique contre dix des plus grands groupes alimentaires mondiaux, dont Coca‑Cola, Kellogg, Nestlé USA, PepsiCo, General Mills ou Kraft Heinz.

    La plainte accuse ces entreprises d’avoir fabriqué et massivement commercialisé des aliments “ultratransformés” conçus pour être addictifs, et potentiellement responsables d’une “crise de santé publique”. Selon les autorités locales ces produits, sodas, snacks, céréales industrielles, plats préparés, représenteraient plus de 70 % des produits disponibles en supermarché aux États-Unis.

    Dans le viseur, l’impact sur la santé des consommateurs : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers. La ville réclame des compensations pour les coûts liés aux soins de santé, ainsi qu’un encadrement plus strict de la publicité et du marketing de ces produits, notamment auprès des enfants.  Cette action marque un tournant potentiel dans la lutte contre l’industrie de l’alimentation ultra-transformée, jusqu’alors rarement mise en cause à ce niveau.

  • La relance symbolique des recherches du vol MH370

    La relance symbolique des recherches du vol MH370

    Malaysia Airlines, ou plutôt le gouvernement malaisien, relance officiellement la traque de l’épave du vol MH370. Plus de 11 ans après sa disparition dans l’océan Indien, la recherche reprendra le 30 décembre 2025 avec l’aide de la société britannique Ocean Infinity, spécialisée dans l’exploration sous-maritime.

    L’opération s’annonce très ciblée : l’entreprise fouillera une zone restreinte, identifiée comme présentant la “plus forte probabilité” de localiser l’avion.  La mission s’étendra sur 55 jours, de façon intermittente, comme le prévoit le contrat, et se base sur des données et des analyses récentes.

    Ce retour sur le terrain ravive un espoir ancien chez les familles des 239 personnes à bord, et relance aussi les interrogations sur ce drame aérien resté sans réponse depuis 2014.  Les conditions techniques et météo pèsent toujours beaucoup, mais la mobilisation renouvelée montre que la quête de vérité n’est pas abandonnée.

  • Tragédie à Sumatra en Indonésie

    Tragédie à Sumatra en Indonésie

    L’île indonésienne de Sumatra est aujourd’hui le théâtre d’un drame d’une ampleur terrifiante. Les inondations et glissements de terrain qui frappent la région ont provoqué des destructions massives, des déplacements massifs de population et un bilan tragique : 712 morts confirmés et plus de 500 personnes portées disparues selon le dernier bilan officiel.

    Des millions d’habitants sont affectés. À ce jour, plus d’un million de personnes ont dû être évacuées et hébergées dans des abris provisoires, tandis que des zones entières sont isolées, parfois accessibles uniquement par les airs ou la mer.  Les pluies diluviennes de la mousson, exacerbées par des conditions climatiques extrêmes, ont provoqué des rivières débordantes, des maisons emportées, des terres ravinées, plongeant des villages entiers dans la désolation.

    L’ampleur de la catastrophe dépasse le cadre d’un simple événement naturel. Elle révèle la fragilité de certaines zones soumises à la crise climatique, l’insuffisance des infrastructures face à des événements extrêmes, et l’urgence d’un soutien international, humanitaire, logistique, pour aider les populations sinistrées.

    Ce drame souligne aussi l’urgence d’une prise de conscience collective : face au changement climatique, certaines régions du monde sont déjà en première ligne. Sumatra en est un exemple tragique. Le prix humain est immense, et il faudra du temps, des ressources et une solidarité mondiale pour réparer les dégâts, quand bien même le retour à la vie normale parait aujourd’hui d’une brutalité difficile à imaginer.

    Ce drame rappelle enfin une réalité brutale : les inondations et glissements de terrain font partie des risques récurrents en Indonésie, notamment pendant la saison de la mousson. Mais l’ampleur exceptionnelle de la catastrophe actuelle, par son bilan humain, l’étendue des destructions et le nombre de déplacés, dépasse largement les épisodes habituels. Elle pose une question désormais incontournable : comment mieux anticiper, protéger et adapter ces territoires où l’exceptionnel est en train de devenir la norme ?

  • Paix en Ukraine, l’histoire en marche

    Paix en Ukraine, l’histoire en marche

    Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, le président français Emmanuel Macron a reçu le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée. La visite survient alors qu’un plan de paix porté par les États-Unis suscite de vifs débats et qu’une nouvelle série de pourparlers diplomatiques s’engage.

    L’entretien s’est centré sur les conditions d’une paix durable pour l’Ukraine, les garanties de sécurité pour Kyiv, et la coordination avec les pays européens dans le cadre des efforts menés par la communauté internationale.  Macron a clairement affirmé qu’aucun accord ne pourrait avancer sans la participation active des Européens, y compris la France, autour de la table des négociations.

    Zelensky, de son côté, a rappelé l’importance de préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine et la nécessité pour tout accord de respecter la souveraineté de son pays. Il a souligné l’urgence d’obtenir des garanties crédibles face à la poursuite des opérations militaires sur le terrain.

    La visite intervient au lendemain d’entretiens entre délégations ukrainienne et américaine en Floride, et avant une rencontre prévue entre un émissaire américain et le président russe. Le calendrier diplomatique apparaît donc chargé et déterminant pour l’issue des négociations de paix.

    En fin de journée, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer pour une sortie de crise coordonnée, tout en insistant sur la nécessité de maintenir la pression diplomatique et les sanctions contre les actes d’agression.

  • La Turquie se place dans l’Ukraine d’après guerre

    La Turquie se place dans l’Ukraine d’après guerre

    Ministre des Affaires Etrangères Hakan Fidan avec Rustem Umerov, Secretaire Général de la Sécurité Nationale d’Ukraine

    Ankara avance ses pions pour peser dans le futur visage d’une Ukraine post conflit. Entre partenariat avec l’Union européenne et maintien de canaux ouverts avec Moscou, la diplomatie turque cultive une posture d’équilibriste assumée. Candidate officielle à l’UE depuis des années mais en froid avec Bruxelles sur de nombreux dossiers, la Turquie utilise le dossier ukrainien pour réaffirmer sa centralité stratégique entre mer Noire, Méditerranée et Caucase.

    Depuis le début de la guerre, Ankara a multiplié les gestes ambivalents. D’un côté, elle a livré à Kiev des drones devenus emblématiques, joué les médiateurs pour les accords céréaliers et fermé les détroits aux navires de guerre. De l’autre, elle a maintenu un lien économique étroit avec la Russie, qui reste un partenaire énergétique et commercial majeur. Cette double posture lui permet aujourd’hui de se positionner comme interlocuteur incontournable pour la reconstruction de l’Ukraine comme pour la future architecture de sécurité en Europe orientale.

    Pour l’Union européenne, la Turquie est à la fois un partenaire nécessaire et un voisin difficile. Sa capacité à contrôler les flux migratoires, à sécuriser une partie du flanc sud-est de l’OTAN et à dialoguer avec Moscou lui donne un poids considérable dans les négociations en coulisses. Dans la perspective d’une Ukraine rapprochée de l’UE, voire candidate à l’adhésion, Ankara peut offrir des corridors logistiques, des coopérations industrielles et une expertise militaire qui compteront au moment de rebâtir les infrastructures, l’énergie et la défense du pays.

    Cette stratégie comporte toutefois des risques. La Turquie doit veiller à ne pas apparaître comme trop complaisante envers Moscou, au risque de braquer les capitales européennes, tout en préservant ses intérêts économiques avec la Russie. Elle cherche à transformer cette position délicate en avantage, en se présentant comme puissance pivot dans la région des mers Baltique, Noire et Caspienne.

    Dans l’Ukraine d’après guerre, Ankara espère ainsi devenir un acteur clé, capable d’influencer à la fois le calendrier de la reconstruction et les nouveaux équilibres de sécurité continentale.