Lors de son déplacement à Gyeongju (Corée du Sud) pour le sommet APEC Economic Leaders’ Meeting 2025, le Mark Carney-Premier ministre canadien a annoncé un virage géostratégique : le Canada entend doubler ses exportations hors États-Unis au cours de la prochaine décennie, et renforcer ses partenariats de défense et économique dans la région Indo-Pacifique.
Un accord de « sécurité et défense Canada-Corée » a été signé, portant sur la cyber-défense, l’espace et les menaces hybrides. Parallèlement, Ottawa a proposé d’accueillir le sommet APEC de 2029 et lancé des négociations commerciales avec la Thaïlande. Le message est limpide : le Canada veut s’affranchir de la seule dépendance vis-à-vis de son voisin du Sud.
Mais cette stratégie ne va pas sans défis : le marché américain reste majoritaire pour les exportations canadiennes, et diversifier signifie aussi gérer des risques nouveaux, géopolitiques, logistiques, et environnementaux. De plus, la coordination avec les alliés traditionnels (OTAN, États-Unis) devient plus complexe.
Pour les acteurs canadiens, c’est une période charnière : investissements infrastructurels, transition vers les “minerais critiques”, intelligence artificielle et marchés asiatiques sont désormais au centre du projet. Cela pourrait ouvrir de nouvelles opportunités, mais aussi exiger des ajustements profonds.
