Auteur/autrice : Alya

  • C’est quoi le FOMO ?

    C’est quoi le FOMO ?

    Dans l’écosystème crypto, le FOMO n’est pas un simple réflexe psychologique : c’est un moteur collectif qui façonne les marchés et renverse les stratégies les plus rationnelles. Les données recueillies auprès de 1 248 investisseurs sont implacables : 60 % craignent avant tout de manquer une envolée brutale des prix, celle qui transforme une position dormante en gains réels. Cette peur n’est pas abstraite ; elle influence directement le geste d’achat. 58 % reconnaissent prendre “souvent” des décisions sous pression, tandis que 26 % l’admettent “occasionnellement”. Autrement dit, près de neuf détenteurs sur dix opèrent sous une tension permanente, celle de passer à côté du moment où tout bascule.

    À l’inverse, seul un noyau réduit, 17 %, redoute surtout de manquer une chute importante permettant d’accumuler. La psychologie dominante ne vise donc pas l’optimisation du prix, mais la capture du mouvement. 20 % déclarent craindre les deux extrêmes à parts égales, signe d’une volatilité perçue comme double menace.

    Et au bout de la chaîne, une minorité quasi mythologique : 3 % des crypto-holders affirment ne pas se laisser influencer par les variations de prix.

    Le FOMO n’est donc pas un accident : c’est la force structurante de ce marché, son pouls, sa tentation, et parfois son piège.

    Photo : IA

  • Luxe en justice, quand  un héritier d’Hermès réclame 14 milliards

    Luxe en justice, quand un héritier d’Hermès réclame 14 milliards

    Un des héritiers de Hermès, Nicolas Puech (82 ans), a engagé une action civile contre LVMH et son président Bernard Arnault, réclamant 14 milliards d’euros. Il affirme avoir été dépossédé de six millions d’actions Hermès, soit environ 5,76 % du capital, estimées aujourd’hui à 14,3 milliards d’euros.

    Selon les documents déposés, ces titres lui avaient été légués par sa famille. Il accuse son ancien gestionnaire de fortune, Éric Freymond, aujourd’hui décédé, de les avoir vendues en 2008 au profit de LVMH, sans son consentement. Le contentieux remonte à la montée de LVMH au capital de Hermès, qui avait à l’époque provoqué de vives réactions en Bourse.

    LVMH et la famille Arnault ont fermement rejeté ces accusations. Dans un communiqué, ils affirment n’avoir « à aucun moment détourné des actions de Hermès » ni détenu d’actions « cachées ».  L’affaire intervient alors que des poursuites pénales pour « abus de confiance » et « escroquerie » touchent Éric Freymond, désormais disparu, et un volet judiciaire est en cours.

    Pour Nicolas Puech, la procédure civile vise à obtenir réparation, la restitution des actions ou une compensation équivalente. D’après les informations disponibles, la prochaine étape judiciaire est une audience prévue le 19 février 2026.

    Ce dossier relance l’un des conflits les plus emblématiques du luxe français. Il expose les héritages, les transferts de fortune opaques et la rivalité historique entre deux géants du secteur, tout en remettant en question les mécanismes de gouvernance et de transparence dans les grandes fortunes.

  • Vie privée ou l’illusion du vide

    Vie privée ou l’illusion du vide

    Vie Privée s’ouvre sur une promesse forte : celle d’un thriller psychologique centré sur une figure fascinante, le docteur Lilian Steiner, psychiatre froide et brillante, interprétée par une Jodie Foster impériale. Dès les premières minutes, le film installe un climat troublant : ses patients doutent d’elle, se détachent, certains sombrent. L’un d’eux meurt dans des circonstances ambiguës. Le point de départ est captivant, presque vertigineux. Tout semble annoncer une enquête sombre, une plongée dans un labyrinthe mental inquiétant.

    Très vite, cependant, le film dévie de cette trajectoire. L’intrigue s’éloigne progressivement de la mort de la patiente pour se recentrer sur les relations personnelles, professionnelles et affectives de Lilian. L’attente d’un film policier laisse place à un objet nettement plus flou, oscillant entre drame psychologique, dialogues très français et situations parfois presque absurdes. L’ensemble devient un mélange étrange, dont le spectateur ressort souvent las. Certaines scènes loufoques parviennent à faire sourire, mais le reste se dilue dans des intrigues abracadabrantesques, parfois gratuites.

    Le point fort incontestable du film demeure Jodie Foster. Dans le rôle du docteur Steiner, l’actrice livre une performance d’une précision remarquable. Son français est impeccable, sa diction impressionnante, et son jeu d’une froideur parfaitement maîtrisée. Doublement oscarisée, elle n’avait plus rien à prouver, et pourtant, elle prouve encore. Grâce à elle, plusieurs moments gagnent en intensité intellectuelle, et certains passages sont portés par un humour discret mais efficace.

    Le film démarre donc solidement, servi par des acteurs convaincants. Mais après une première partie intrigante, la seconde s’étire et se dilue. Le ton se fait plus léger, sans jamais atteindre la vraie satire ni la farce assumée. Le thriller, pourtant promis au départ, s’efface peu à peu.

    La conclusion arrive enfin. À ce stade, l’intérêt se partage entre la curiosité de découvrir le dénouement et l’impatience de voir le film se terminer. L’intrigue se referme alors de manière plutôt fade. Là où un choc final ou une révélation marquante semblaient possibles, le résultat reste étonnamment plat. Aucun vertige, aucune véritable surprise : simplement la sensation que tout le dispositif patiemment construit mène à un aboutissement trop faible pour justifier le trajet.

    Une fin qui laisse un goût d’inachevé, et surtout une profonde frustration.

    En résumé, Vie Privée est un film à l’idée de départ séduisante, porté par une immense actrice, mais qui se perd en route. Dommage.

    Sortie en salles en France : 26 novembre 2025

    Réalisation : Rebecca Zlotowski

    Durée : 107 minutes

    Note de la rédaction : 2/5

  • Netflix à l’assaut de Hollywood

    Netflix à l’assaut de Hollywood

    Le géant du streaming Netflix est entré en « négociations exclusives » pour acquérir les studios et l’activité streaming de Warner Bros Discovery (WBD), ce vendredi 5 décembre 2025.  L’offre proposée par Netflix valorise les actions WBD à 28 dollars pièce, ce qui représenterait, selon les sources, une transaction d’environ 60 à 75 milliards de dollars.

    Si l’accord se concrétise, ce serait une opération sans précédent dans l’industrie du divertissement, comparable au rachat de 21st Century Fox par Disney en 2019.  Netflix mettrait la main sur un immense catalogue de films, sur le service de streaming HBO Max ainsi que sur les studios historiques de Warner, ce qui lui permettrait de combiner distribution numérique et production cinéma/télé.

    Malgré cette avance, l’affaire n’est pas encore conclue et des obstacles demeurent, notamment d’un point de vue réglementaire : le projet d’un tel rapprochement suscite des inquiétudes quant à la concentration des contenus et au pouvoir des plateformes dominantes.  Plusieurs acteurs concurrents, comme Paramount Skydance et Comcast, avaient également déposé des offres, mais Netflix est aujourd’hui considéré comme le principal prétendant.

    Ce rapprochement pourrait redessiner le paysage mondial du cinéma et du streaming : Netflix ne serait plus simplement une plateforme de diffusion mais deviendrait un acteur intégré de la production et de la distribution, avec un catalogue et des franchises emblématiques.

  • Stablecoins : l’OCDE met en garde contre la domination de Tether et Circle

    Stablecoins : l’OCDE met en garde contre la domination de Tether et Circle

    L’OCDE tire la sonnette d’alarme : 87 % du marché mondial des stablecoins est aujourd’hui contrôlé par deux acteurs seulement, Tether (USDT) et Circle (USDC). Cette concentration extrême crée un risque systémique majeur dans un secteur devenu central pour les échanges crypto. Si l’un des deux émetteurs subissait un choc de liquidité, un « run » ou une perte de confiance, l’ensemble de l’écosystème serait immédiatement exposé à une rupture de parité, voire à une contagion sur les marchés traditionnels.

    L’organisation souligne également que ces entités ne disposent pas des protections bancaires classiques, notamment l’équivalent d’une assurance-dépôts, laissant les utilisateurs en première ligne en cas de défaillance. Autre point d’inquiétude : les réserves colossales de Tether et Circle sont massivement investies en dette américaine, créant un canal direct entre stress crypto et tension sur les taux souverains. Pour l’OCDE, la situation exige une régulation beaucoup plus stricte.

    Photo : IA

  • Brunch asiatique chez Monsieur Nakamoto à Cannes

    Brunch asiatique chez Monsieur Nakamoto à Cannes

    L’hôtel Mondrian à Cannes propose un brunch nippon méditerranéen au restaurant Monsieur Nakamoto tous les dimanches à partir de 12 heures.

    L’accueil se fait sur la terrasse ombragée et verdoyante face à la Croisette ou dans une salle à l’esprit contemporain les jours de mauvais temps. La formule brunch est à 78 euros avec cocktail de bienvenue, buffet à volonté avec jus, boissons chaudes et froides à discrétion. Il s’agit d’un des brunchs les moins chers de Cannes avec une belle variété dans le choix des mets. Le buffet mixe des classiques de la cuisine japonaise ainsi que différents plats aux saveurs méditerranéennes, avec des stands originaux comme le bar à soupe miso à composer soi même avec différents condiments. Il y a également l’incontournable bar à œufs en show cooking avec un choix de différents pains(brioché, céréales, pain de mie japonais) pour composer des œufs benedicte, florentins ou en cocotte.

    On retrouve également une belle variété de salades et de crudités, certaines avec une touche asiatique comme la salade de soba au soja, le potiron rôti au roquefort, un ceviche de dorade ou une mozzarella sur une fricassée de champignons. Il y a un petit plateau de charcuteries et fromages ainsi qu’un assortiment de sushis et sashimis saumon ultra frais et bien réalisés. La proposition de plats chauds est assez pauvre et n’est pas très bien présentée. On retrouve quelques brochettes de volaille yakitori, des baos de poisson, des gyosas et des mini pitas au bœuf.
    À côté d’un assortiment de viennoiseries et de pains individuels, on retrouve un bar à yaourts avec plusieurs toppings à incorporer. Le côté sucré et pâtisserie n’est pas ce qu’il y a de meilleur mais on retrouve quand même un choix de gâteaux qui plairont aux enfants comme la tarte poire chocolat, des cookies, madeleines ainsi qu’un tiramisu.

    Un guitariste est présent durant tout le brunch pour mettre une ambiance chaleureuse et festive.
    Un brunch convivial, sans prétention à tester en famille surtout pour les adeptes de saveurs asiatiques.

    Note de la rédaction : 6+/10
    45 Boulevard de la Croisette, 06400, Cannes
    Crédit photos : ABH
  • Ce que le palmarès Spotify 2025 révèle de la musique

    Ce que le palmarès Spotify 2025 révèle de la musique

    Chaque année, Spotify Wrapped donne l’illusion d’un simple jeu de chiffres. Mais derrière les milliards d’écoutes s’écrit le véritable récit de l’industrie musicale contemporaine. En 2025, voir Bad Bunny reprendre la première place mondiale devant Taylor Swift, pendant que “Die With A Smile” de Lady Gaga et Bruno Mars devient le titre le plus streamé et que l’album le plus écouté est lui aussi signé d’une star latino, raconte bien plus qu’un succès commercial : c’est le reflet d’un équilibre en mutation, sans pour autant bouleverser totalement l’ordre établi.

    Car si l’international gagne en visibilité, le cœur du streaming mondial reste profondément américain. Taylor Swift, The Weeknd, Drake, Billie Eilish, Kendrick Lamar, Bruno Mars, Ariana Grande, Rihanna ou Lana Del Rey occupent l’essentiel du top 25 global. Les États-Unis continuent d’imposer leurs figures, leurs narrations, leurs modèles de carrière et leurs machines industrielles. Le streaming n’a pas supprimé cette domination : il l’a plutôt rendue plus diffuse et plus permanente.

    Ce classement illustre surtout la nouvelle nature de la longévité dans la musique. À l’ère du streaming, la réussite ne repose plus uniquement sur un tube, mais sur la capacité à transformer une discographie entière en outil de fidélisation. Taylor Swift incarne parfaitement ce modèle. Elle reste l’artiste féminine la plus écoutée au monde non grâce à un succès isolé, mais par une relation durable et presque institutionnelle avec son public. Drake, The Weeknd ou Rihanna fonctionnent selon la même logique : leurs catalogues sont devenus des espaces d’écoutes permanents.

    La place des femmes dans ce classement 2025 est à la fois emblématique et paradoxale. Taylor Swift, Billie Eilish, Ariana Grande, Lady Gaga, SZA, Sabrina Carpenter, Tate McRae y figurent avec force. Surtout, ce sont aujourd’hui les artistes féminines qui dominent l’impact culturel des albums, des tournées mondiales, des performances scéniques et de la mise en scène de la pop à l’échelle planétaire. Leurs projets sont événementiels, leurs shows redéfinissent les standards, leurs esthétiques façonnent la pop culture. Et pourtant, en volume brut de streams, le masculin reste majoritaire. Les femmes marquent l’industrie en profondeur, mais les chiffres continuent d’avantager structurellement les hommes.

    L’autre transformation majeure est géographique. Le succès de Bad Bunny, Rauw Alejandro, Peso Pluma, Fuerza Regida, Arijit Singh ou Pritam confirme que la mondialisation musicale ne se limite plus à l’export de l’anglais. Ces artistes sont d’abord portés par des bases culturelles solides, notamment les publics latino-américains ou sud-asiatiques, avant de toucher un public plus large. Le streaming permet désormais à des scènes locales de devenir visibles à l’échelle globale sans perdre leur ancrage culturel. L’international progresse donc réellement, mais sans effacer l’axe américain autour duquel il continue de graviter.

    Le marché américain, de son côté, apparaît de plus en plus autocentré. Le classement US 2025 est dominé par Taylor Swift, Drake, Morgan Wallen, Kendrick Lamar et Zach Bryan. L’Amérique consomme avant tout ses propres récits, pendant que le reste du monde diversifie progressivement ses références.

    Derrière ces dynamiques se cache une industrie profondément remodelée par l’algorithme. Le streaming a ouvert l’accès, mais il a aussi standardisé les trajectoires. Les artistes sont désormais en concurrence non seulement sur leur créativité, mais sur leur capacité à rester visibles dans les flux, à produire régulièrement, à nourrir la machine. L’album devient parfois un format stratégique plus qu’une œuvre pensée sur le temps long. Le succès devient mesurable, comparatif, chiffré.

    Le classement Spotify 2025 n’est donc pas qu’un palmarès. Il dessine les lignes de force d’une industrie plus ouverte, certes, mais toujours fortement hiérarchisée. Un monde où quelques superstars, encore majoritairement américaines, concentrent la majorité de l’attention, tandis que la diversité progresse, sans encore redistribuer totalement le pouvoir.

    Ce que ce Wrapped révèle, au fond, ce n’est pas seulement ce que nous écoutons. C’est le système qui organise, hiérarchise et conditionne désormais notre manière d’écouter le monde.

  • San Francisco contre les géants de l’ultratransformé

    San Francisco contre les géants de l’ultratransformé

    La ville de San Francisco a engagé une action judiciaire historique contre dix des plus grands groupes alimentaires mondiaux, dont Coca‑Cola, Kellogg, Nestlé USA, PepsiCo, General Mills ou Kraft Heinz.

    La plainte accuse ces entreprises d’avoir fabriqué et massivement commercialisé des aliments “ultratransformés” conçus pour être addictifs, et potentiellement responsables d’une “crise de santé publique”. Selon les autorités locales ces produits, sodas, snacks, céréales industrielles, plats préparés, représenteraient plus de 70 % des produits disponibles en supermarché aux États-Unis.

    Dans le viseur, l’impact sur la santé des consommateurs : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers. La ville réclame des compensations pour les coûts liés aux soins de santé, ainsi qu’un encadrement plus strict de la publicité et du marketing de ces produits, notamment auprès des enfants.  Cette action marque un tournant potentiel dans la lutte contre l’industrie de l’alimentation ultra-transformée, jusqu’alors rarement mise en cause à ce niveau.

  • Five Nights at Freddy’s 2, quand le jeu devient un vrai film d’horreur

    Five Nights at Freddy’s 2, quand le jeu devient un vrai film d’horreur

    Le nouveau film Five Nights at Freddy’s 2 tient ses promesses : mélange dense d’horreur, de tension psychologique et de fidélité au jeu qui a rendu la saga culte.

    Dans ce deuxième opus, l’univers du jeu, celui de la pizzeria hantée et des animatroniques meurtriers, est exploité avec soin. Les animatroniques ont gagné en variété et en étrangeté : leurs apparitions, variées et visuellement impressionnantes, sont des mélanges de cauchemars et d’esthétique soignée. Les jumpscares sont efficaces, bien dosés, et parviennent à réellement surprendre, un net progrès par rapport au premier film.  Le film ne se contente pas d’exploiter la peur gratuite, il travaille aussi son écriture et la psychologie de ses personnages. On sent que l’équipe a écouté les critiques du premier volet : l’écriture est plus soignée, les personnages plus nuancés, et l’émotion, de la culpabilité, de la peur, du traumatisme, pèse sur l’intrigue sans jamais tourner au mélo.

    Le casting marque un vrai atout. On retrouve avec plaisir le duo historique sur grand écran : Matthew Lillard et Skeet Ulrich, réunis pour la première fois depuis leur collaboration dans le film culte des années 90, Scream. À leurs côtés, Josh Hutcherson (Mike) et Elizabeth Lail (Vanessa) offrent des interprétations solides, crédibles, contribuant à rendre l’horreur plus concrète, on s’attache aux personnages avant même d’avoir peur pour eux.

    Ce qui fonctionne particulièrement ici, c’est cette capacité à mêler respect du fan-service (référence aux jeux, animatroniques variés, univers fidèle) et ambition cinématographique plus sérieuse. On ressent la volonté de ne pas se contenter d’un simple remake horrifique, mais de creuser l’univers, d’enrichir les motivations, de donner du poids aux personnages. Et malgré le bon moment passé, il est clair que le film ne révolutionne pas le genre, mais il atteint son but : il effraie, il choque, mais surtout, il engage. On ressort du cinéma avec le sentiment d’avoir assisté à un véritable film d’horreur, pas juste à un divertissement tiré d’un jeu vidéo, créé pour attirer les fans et faire du profit dessus.

    Réalisé par : Emma Tammi
    Sortie en salles en France le 3 décembre 2025
    durée : 104 minutes
    Note de la rédaction : 3,5 / 5
    Crédit photo : Universal
  • La relance symbolique des recherches du vol MH370

    La relance symbolique des recherches du vol MH370

    Malaysia Airlines, ou plutôt le gouvernement malaisien, relance officiellement la traque de l’épave du vol MH370. Plus de 11 ans après sa disparition dans l’océan Indien, la recherche reprendra le 30 décembre 2025 avec l’aide de la société britannique Ocean Infinity, spécialisée dans l’exploration sous-maritime.

    L’opération s’annonce très ciblée : l’entreprise fouillera une zone restreinte, identifiée comme présentant la “plus forte probabilité” de localiser l’avion.  La mission s’étendra sur 55 jours, de façon intermittente, comme le prévoit le contrat, et se base sur des données et des analyses récentes.

    Ce retour sur le terrain ravive un espoir ancien chez les familles des 239 personnes à bord, et relance aussi les interrogations sur ce drame aérien resté sans réponse depuis 2014.  Les conditions techniques et météo pèsent toujours beaucoup, mais la mobilisation renouvelée montre que la quête de vérité n’est pas abandonnée.