Auteur/autrice : Alya

  • Crypto à rendement : l’ETF s’emballe

    Crypto à rendement : l’ETF s’emballe

    La société suisse 21Shares a annoncé début octobre 2025 une amélioration de son produit phare, l’ETF sur l’Ethereum (« TETH »), en y intégrant une fonction staking permettant aux détenteurs de percevoir des revenus passifs générés par la validation du réseau.  Bien que le rendement exact (6-7 %) ne soit pas toujours explicitement publié, l’initiative marque un tournant : les ETF crypto deviennent non plus de simples paniers d’actifs, mais des véhicules de rendement.

    Ce format s’adresse à un investisseur qui cherche plus qu’une spéculation : un revenu potentiel, encadré par la finance traditionnelle. Cependant, prudence : comme tout produit crypto, les risques restent élevés, volatilité, régulation encore incertaine, infrastructure technologique…

    Pour autant, 21Shares ouvre une voie nouvelle. Et si le « hold » laissait place au « stake & hold » ?

  • Coinbase Global et American Express collaborent pour lancer « Coinbase One Card » aux US

    Coinbase Global et American Express collaborent pour lancer « Coinbase One Card » aux US

    Aux États-Unis, Coinbase, célèbre plateforme de crypto-monnaies, a annoncé le lancement de sa première carte de crédit co-brandée avec American Express : la « Coinbase One Card ».  Cette carte sera réservée aux membres de l’abonnement Coinbase One et offrira entre 2 % et 4 % de « cash-back » en bitcoin sur chaque achat, à partir de l’automne 2025. 

    La carte est émise par First Electronic Bank et fonctionne sur le réseau American Express, tandis que Coinbase gère les récompenses en crypto et l’intégration wallet. 

    Ce lancement illustre un mouvement plus large : l’intégration de la crypto dans les produits financiers grand public, au-delà du simple investissement, avec la promesse d’un usage quotidien. Mais attention : ces offres sont souvent soumises à conditions (adhésion à un abonnement, seuils d’actifs détenus, etc.).

    Pour les utilisateurs européens, ce type d’offre n’est pas encore disponible, mais cela pourrait donner le ton de ce qui va arriver en matière de convergence crypto/paiement.

  • Des moustiques en Islande : le froid abandonne son dernier bastion

    Des moustiques en Islande : le froid abandonne son dernier bastion

    Pour la première fois dans l’histoire moderne, des moustiques ont été identifiés sur le sol islandais. Trois spécimens de l’espèce Culiseta annulata ont été capturés près de Kjós, à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavík. L’Islande, jusque-là l’un des rares territoires au monde épargnés, du fait de son insularité et ses hivers rigoureux, constate que le changement climatique bouscule désormais ses équilibres. 

    Ce n’est pas de la simple curiosité entomologique : l’arrivée de moustiques dans une région jusque-là indemne signale une modification tangible des écosystèmes, avec des implications sanitaires (vecteurs de maladies), écologiques (perturbation faune/flore) et sociales (adaptation nécessaire).

    Ce constat rappelle que le réchauffement ne se manifeste pas seulement par des températures plus élevées, mais par la migration d’espèces et la recomposition des territoires de vie. L’Islande n’échappera plus aux mouches qui piquent, et ce simple fait en dit long sur l’ampleur du basculement.

  • Japon : quand une femme brise la dernière barrière

    Japon : quand une femme brise la dernière barrière

    Sanae Takaichi est devenue le 21 octobre 2025 la première femme à occuper le poste de Première ministre du Japon.  Âgée de 64 ans, membre du parti conservateur Liberal Democratic Party (LDP) et disciple de l’ancien premier ministre Shinzō Abe, elle hérite d’un mandat fragile, sa coalition est à deux voix de la majorité. 

    Sa feuille de route est claire : relancer l’économie japonaise, renforcer la défense nationale, réaffirmer l’alliance américano-japonaise.  Cependant, sur le front des droits des femmes et de l’égalité, le symbolique pourrait surpasser le substantiel : elle a nommé seulement deux femmes ministres et s’oppose à certaines avancées sociétales. 

    L’accession de Takaichi marque donc un tournant symbolique majeur, mais les défis à venir sont nombreux : gouverner sans majorité, sortir d’une longue période de stagnation économique, répondre aux pressions diplomatiques régionales. Un nouveau chapitre pour le Japon s’ouvre, incertain mais chargé d’enjeux.

  • Télécoms : vers une hausse des tarifs mobiles ?

    Télécoms : vers une hausse des tarifs mobiles ?

    En France, le débat est lancé : alors que des discussions vont bon train pour faire évoluer le marché des opérateurs, avec un possible scénario où un trio formé par Bouygues Telecom, Free Mobile et Orange pourrait se partager SFR, l’heure est surtout à la mise en lumière d’un autre défi majeur : la qualité du réseau.

    L’ARCEP a publié un audit pour 2024 montrant des progrès dans l’ensemble, mais des disparités persistantes, notamment en train, en intérieur ou dans les zones moins denses.  Par ailleurs, l’autorité a mis en demeure tous les grands opérateurs pour retards dans le déploiement de la fibre et dans la couverture des zones blanches mobiles. 

    Avant de donner « un feu vert » à une augmentation régulière des prix des forfaits mobiles, l’État pourrait donc exiger un seuil minimal de qualité de service : taux de couverture, débit garanti, latence maîtrisée. Il ne suffit plus d’offrir un réseau, il faut qu’il fonctionne partout et bien. Ce cadre permettrait de rassurer l’usager tout en contraignant les opérateurs à investir de manière visible.

  • Giorgia Meloni : trois ans au pouvoir, entre continuité et crispation

    Giorgia Meloni : trois ans au pouvoir, entre continuité et crispation

    Trois ans après son arrivée à la présidence du Conseil, Giorgia Meloni s’est solidement installée dans le paysage politique italien. À la tête du parti Fratelli d’Italia, elle a su consolider une base électorale fidèle, notamment grâce à un discours identitaire et sécuritaire clair. Mais derrière cette stabilité apparente, son bilan divise profondément.

    Sur le plan économique, Meloni revendique une baisse du chômage et une meilleure attractivité pour les entreprises, mais la croissance reste fragile et les inégalités persistent. Ses réformes fiscales profitent surtout aux classes moyennes et supérieures, tandis que les travailleurs précaires et le sud du pays continuent de souffrir d’un manque de soutien structurel.

    Côté immigration, sa politique de fermeté a séduit une partie de l’électorat, mais suscité de vives critiques d’ONG et d’institutions européennes, dénonçant des atteintes aux droits fondamentaux. En politique étrangère, Meloni a maintenu un cap pro-européen pragmatique, malgré une rhétorique souverainiste souvent ambiguë.

    Son gouvernement, marqué par une communication maîtrisée et une forte personnalisation du pouvoir, reste sous tension : certains alliés populistes s’impatientent, tandis que l’opposition dénonce une dérive autoritaire et une instrumentalisation des médias publics.

    À trois ans de mandat, Meloni n’est plus une outsider. Elle est devenue le visage d’une Italie conservatrice, mais aussi le symbole d’un pays divisé entre stabilité politique et inquiétude démocratique.

  • Casse du Louvre : audition du PDG au Sénat, plongée dans les plus gros casses de l’histoire

    Casse du Louvre : audition du PDG au Sénat, plongée dans les plus gros casses de l’histoire

    Après un cambriolage spectaculaire au Louvre, un “casse” digne des plus grands films, le PDG du musée est convoqué devant le Sénat pour être auditionnée sur les failles sécuritaires. Cette affaire relance la mémoire des plus gros vols d’art de l’histoire : comme le casse du Isabella Stewart Gardner Museum de Boston en 1990, où plus de 500 millions de dollars d’œuvres furent dérobées, ou encore le vol de « Mona Lisa » en 1911, qui choqua le monde entier.

    L’audition vise à déterminer comment un musée de renommée mondiale, réputé inviolable, a pu être la cible d’un tel raid. Les sénateurs questionneront la PDG sur les dispositifs de surveillance, le recrutement des agents, la coordination avec les forces de l’ordre. Ils pourraient proposer des réformes, voire un renforcement des budgets pour la sécurité des institutions culturelles.

    Ce casse du Louvre rappelle que, malgré les avancées technologiques, la valeur inestimable des œuvres d’art continue d’attirer des criminels prêts à prendre des risques extrêmes, et soulève la question de la protection patrimoniale à l’ère moderne.

  • Sarkozy en prison : ses premières heures

    Sarkozy en prison : ses premières heures

    L’arrestation de Nicolas Sarkozy a provoqué une onde de choc politique. Ses premières heures en détention sont désormais scrutées : arrivé dans un centre pénitentiaire discret, l’ancien président aurait été accueilli par un rituel carcéral classique, fouille, prise d’empreintes, visite médicale, attribution d’un numéro.

    Selon des sources proches, Sarkozy, habitué des salons dorés de l’Élysée, découvre un monde brutalement différent. Les codétenus, intrigués, lui ont jeté un regard mêlé de respect et de curiosité. Il bénéficie toutefois d’un régime spécifique, comme souvent pour des personnalités de haut rang : surveillance accrue, droits de visite stricts, possibilité de faire valoir des privilèges liés à son ancien statut.

    Sur le plan psychologique, son entourage évoque un personnage résilient, capable de transformer cette épreuve en un acte politique : déjà des soutiens s’activent à l’extérieur, et des alliés parlent de martyrisation. Mais derrière la posture médiatique, l’ancien chef de l’État fait face à une réalité concrète et contraignante, l’enfermement, loin des ors du pouvoir.

  • En liste pour le Goncourt 2025 : La nuit au cœur de Nathacha Appanah

    En liste pour le Goncourt 2025 : La nuit au cœur de Nathacha Appanah

    Les violences conjugales et les féminicides sont au cœur de l’actualité. De nombreux récits et témoignages sur ce sujet ont été publiés. 

    Nathacha Appanah publie en cette rentrée littéraire un récit poignant sur le destin de trois femmes étant sous l’emprise de leur conjoints, dont une seule est en vie aujourd’hui, l’autrice. Ces trois histoires s’entrelacent autour de faits journalistiques, intimes et psychologiques. 

    Nathacha Appanah se fait le porte-parole d’Emma sa cousine, de Chahinez Daoud, brûlée vive par son mari en 2021. 

    On retrouve ici la belle plume de la romancière, un livre poignant, un véritable récit de mémoire ainsi qu’un exécutoire. On peut ressentir une dimension philosophique à travers le texte. En effet, on ressent la culpabilité de Nathacha Appanah d’être la seule à avoir survécue à ces violences conjugales. Loin de se considérer comme victime, le pouvoir de ses mots font de la romancière un véritable porte parole. Une fois de plus, ce recueil nous montre que la littérature peut être un excellent moyen d’informer autrement et de faire comprendre qu’encore aujourd’hui malgré les nouvelles lois, il y a encore des failles et beaucoup de chemin à faire pour que des femmes comme Emma et Chahinez soient prises au sérieux pour éviter le pire. 

    Rendez-vous le 4 novembre pour la révélation du Prix Goncourt 2025. 

    Édition Gallimard, 21€

  • Duralex à nouveau en difficulté

    Duralex à nouveau en difficulté

    Le mirage de la Scop aura fait long feu rapidement. L’iconique verrerie Duralex, en difficulté financière il y a deux ans pour son deuxième redressement judiciaire quelques années, lance une campagne de financement participatif pour renforcer ses fonds propres et investir à La Chapelle-Saint-Mesmin. Objectif : réunir 3 millions d’euros afin de moderniser les fours et maintenir l’emploi de 230 salariés. Sur la plateforme Ulule, les contributeurs peuvent acquérir des verres numérotés ou parrainer une ligne de fabrication. Un marketing tout azimute qui ressemble à une course contre la montre. 

    « Duralex, c’est plus qu’une marque, c’est un geste français », dit la direction, misant sur l’attachement populaire à ces verres d’écoliers devenus icônes. En moins de 48 heures, la moitié de la somme visée était déjà promise. 

    Au-delà de ces énièmes difficultés, ce nouveau besoin de financement démontre qu’après avoir obtenu des dizaines de millions de l’Etat, de l’argent de la région et des localités, Duralex n’arrive pas à lever trois petits millions auprès de ses partenaires financiers.