Auteur/autrice : Alya

  • Albanie : Edi Rama nomme une ministre… d’IA ! Une révolution au Parlement

    Albanie : Edi Rama nomme une ministre… d’IA ! Une révolution au Parlement

    Le Premier ministre albanais Edi Rama crée la surprise en annonçant la nomination de Diella, première “ministre de l’Intelligence Artificielle” du pays. Sa mission ? Déployer l’IA au cœur du fonctionnement gouvernemental, notamment en mettant en place 83 assistants parlementaires virtuels destinés à moderniser, accélérer et optimiser le travail des députés. Rama présente cette initiative comme un “saut nécessaire vers l’avenir”, affirmant que l’IA permettra de réduire la bureaucratie, améliorer la transparence et libérer du temps pour les élus afin de se concentrer sur la stratégie plutôt que l’administratif. Si certains saluent une avancée visionnaire, d’autres redoutent une déshumanisation de la politique et un risque de dépendance technologique. L’Albanie devient toutefois l’un des premiers pays européens à intégrer l’IA de façon institutionnelle, un laboratoire politique que l’Europe observe déjà de près.

  • Chien 51 : quand l’ambition mord plus fort que le talent

    Chien 51 : quand l’ambition mord plus fort que le talent

    Chien 51 avait tout pour intriguer : un pitch futuriste, une promesse d’exploration sociale et un univers dystopique. Mais entre ambition et exécution, le film se perd. Le jeu d’acteur frôle parfois le théâtre de quartier, manquant cruellement de naturel. L’histoire, qui se veut profonde et visionnaire, s’enlise dans des dialogues forcés et une pseudo-philosophie préfabriquée. Les effets spéciaux, pourtant essentiels dans ce type d’univers, paraissent datés, presque amateurs, réduisant l’impact de scènes censées impressionner. On sent le désir de faire “intelligent” et “différent”, mais l’écriture manque de cohérence et de rigueur. Le résultat est un film qui se prend trop au sérieux, sans jamais convaincre ni émouvoir. Dommage, car l’idée de départ contenait un vrai potentiel, mais l’exécution transforme la curiosité en déception.

    Actuellement au cinéma

    Chien 51 (100 minutes) par Cédric Jimenez 

    Crédit photo : Chi-Fou-Mi Productions/Studiocanal/France 2 Cinéma/Jim Films/Artémis Production

  • Born to Act: Jeremy Allen White embrase le biopic Springsteen

    Born to Act: Jeremy Allen White embrase le biopic Springsteen

    Le biopic consacré à Bruce Springsteen avait une pression énorme sur ses épaules : comment capturer l’âme d’un artiste aussi iconique sans tomber dans le cliché ? Bonne nouvelle : le film réussit haut la main, porté par une performance magistrale de Jeremy Allen White. L’acteur, déjà salué pour The Bear, offre un Springsteen vulnérable, habité, terriblement humain. À ses côtés, Jeremy Strong surprend par son intensité contenue, apportant un contrepoids dramatique qui ancre le récit dans une authenticité rare. Le film ne se contente pas d’être un hommage ; il enrichit notre regard sur l’artiste en explorant ses doutes, ses premières désillusions et la solitude derrière la légende. Sans chercher à mythifier, il humanise. Les choix de mise en scène, parfois audacieux, réinventent le biopic musical trop souvent formaté. Un film vibrant et sincère, à l’image de Springsteen.

    Actuellement en salle.

    Par Scott Cooper (120 minutes)

    Crédit photo : Détail de l’affiche de « Deliver me from nowhere » – Scott Cooper

  • JPMorgan Chase volte-face crypto : Bitcoin & Ethereum acceptés en garantie

    JPMorgan Chase volte-face crypto : Bitcoin & Ethereum acceptés en garantie

    Révolution dans la finance institutionnelle : la banque JPMorgan prévoit d’autoriser ses clients institutionnels à utiliser leurs avoirs en Bitcoin (BTC) et Ethereum (ETH) comme garantie de prêt d’ici la fin de l’année.  Ce tournant marque une reconnaissance du crypto-actif au niveau bancaire traditionnel, après des années de scepticisme. Le dispositif prévoit le recours à un dépositaire tiers pour conserver les actifs numériques affectés en garantie. L’enjeu : faire sortir les cryptos de la marginalité et les intégrer aux circuits financiers classiques, avec tout ce que cela peut comporter comme risques (volatilité, régulation, contagion). Pour les institutions, c’est « go all-in » sur le « crypto collateral ». L’économie financière entre dans une nouvelle ère, où le digital n’est plus accessoire mais actif. À surveiller : comment les régulateurs européens réagiront, et si cette ouverture sera durable ou temporaire.

  • Nominés 2026 pour le Songwriters Hall of Fame : Swift, Byrne & co

    Nominés 2026 pour le Songwriters Hall of Fame : Swift, Byrne & co

    La liste des nominés pour l’édition 2026 de la prestigieuse Songwriters Hall of Fame a été dévoilée : elle comprend notamment Taylor Swift, LL Cool J, David Byrne, P!nk, Sarah McLachlan et Richard Carpenter.  Leurs œuvres traversent les genres : pop, rock, hip-hop, folk… Le critère d’éligibilité est clair : 20 ans après leur première sortie commerciale.  La nomination d’artistes contemporains comme Taylor Swift souligne la montée en reconnaissance du rôle d’auteur-compositeur-interprète dans un contexte où l’industrie musicale se transforme. Il ne s’agira plus seulement de la voix ou de la vedette, mais de celui/celle qui écrit la chanson. Pour les amateurs de musique, cette annonce est un signal à suivre.

  • Astérix en Lusitanie : la potion… portugaise !

    Astérix en Lusitanie : la potion… portugaise !

    Les irréductibles Gaulois s’en vont en Lusitanie : l’album numéro 41 de la série Astérix, signé par le scénariste Fabcaro et le dessinateur Didier Conrad, est sorti le 23 octobre 2025.  Le cadre ? Le Portugal, ou plutôt l’ancienne « Lusitanie ». Le ton est donné : fado, jeux de mots typiquement Gaulois et une dose d’humour historique sous le signe de l’évasion.  Pour les fans, c’est l’occasion de retrouver Astérix et Obélix dans un décor nouveau, mêlant tradition BD et exotisme accessible. À lire pour l’ambiance, mais aussi pour observer comment la série se renouvelle tout en restant fidèle à elle-même.

    Astérix en Lusitanie, chez Albert René, 48 pages, 10€90

  • Le Tour de France 2026 : surtout un tour… en France

    Le Tour de France 2026 : surtout un tour… en France

    Le mythique Tour de France déroulera ses 21 étapes en juillet 2026, alliant plaine, montagne et chrono.  Toutefois, à y regarder de près, ce « tour » reste essentiellement un panorama national. Certes les caméras filment sommets, cols, arrivées de prestige ; mais l’événement demeure largement enfermé dans un périmètre hexagonal, renforçant l’idée d’un spectacle pour la France plutôt que d’une course d’envergure mondiale. Le retrait du parcours prévu du col des Saisies, pour cause sanitaire et sociale, souligne combien l’épreuve reste prise dans des logiques territoriales.  Cette réalité ne diminue en rien l’effort des concurrents, ou l’émotion des fans : mais elle invite à interroger la nature même de la compétition : est-ce un vrai « tour » du monde du cyclisme ou une vitrine franco-centrée ? Le jour où le peloton traversera systématiquement plusieurs pays par édition, peut-être le Tour se fera-t-il plus global. Pour l’heure, il demeure avant tout un miroir de la France cycliste.

  • « Logocratie » : la langue du pouvoir ment

    « Logocratie » : la langue du pouvoir ment

    Dans son essai Logocratie, l’universitaire et chroniqueur Clément Viktorovitch décrit une mutation politique inquiétante : « quand la parole officielle s’affranchit du réel, c’est la démocratie elle-même qui chancelle. »  En France, les débats sur les retraites illustrent ce glissement : promesses répétées de ne pas reculer l’âge de départ à la retraite, suivies de lois visant précisément cette reculade.  Le motif : rendre acceptable une réforme impopulaire par le verbe plutôt que par la réalité. Viktorovitch parle de « logocratie », un régime où ce n’est plus seulement le pouvoir qui s’exerce, mais la parole du pouvoir qui impose, manipule, détourne. Dans ce contexte, le recours croissant à des techniques de communication, de sur-médiatisation, de « élément de langage » concentre l’autorité non plus sur le « quoi » mais sur le « comment ». Ce n’est pas un détail : c’est un changement de régime. Le citoyen ne débat plus d’un projet, il subit un discours. Et le mensonge, ou la promesse non tenue, devient normalisé. Il faut donc rester vigilant : décrypter, poser des questions, ne plus se contenter d’écouter.

  • RDC–Rwanda : la guerre froide des Grands Lacs

    RDC–Rwanda : la guerre froide des Grands Lacs

    La tension entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda n’est pas nouvelle, mais elle atteint depuis quelques mois un point d’ébullition. Officiellement, tout tourne autour du contrôle de l’est du Congo, officieusement, il s’agit d’un conflit d’influence, d’économie et de mémoire.

    Kinshasa accuse Kigali de soutenir militairement le M23, une rébellion armée opérant dans le Nord-Kivu, riche en or, coltan et cobalt, des ressources vitales pour les batteries et les technologies du XXIᵉ siècle. Le Rwanda nie, mais les rapports des Nations Unies sont explicites : des troupes rwandaises opèrent bel et bien dans la zone, souvent sous uniforme du M23.

    En réalité, cette guerre larvée est une bataille pour le contrôle de la richesse minière mondiale. La RDC détient près de 70 % du cobalt de la planète, tandis que le Rwanda, dépourvu de grandes réserves, s’est imposé comme un hub de transit pour les minerais, légaux ou non. Derrière ce face-à-face, on retrouve des puissances tierces : les États-Unis, la Chine et les Émirats, chacun jouant sa partition entre contrats miniers, sécurité régionale et influence stratégique.

    Mais il y a aussi le poids de l’histoire. Le traumatisme du génocide de 1994 continue d’empoisonner les relations : Kigali considère encore l’est congolais comme un refuge pour les milices hutu responsables du massacre, tandis que Kinshasa voit dans cette justification un prétexte colonial déguisé.

  • The Hunger Games sur scène à Londres : la révolte du public avant même le rideau

    The Hunger Games sur scène à Londres : la révolte du public avant même le rideau

    La première représentation de The Hunger Games : On Stage à Londres a tourné au désastre. Prévue à 19h30 au nouveau Troubadour Canary Wharf Theatre, la séance n’a commencé qu’après plus d’une heure de retard, dans une salle encore en chantier. Des spectateurs racontent des couloirs encombrés, des sorties de secours limitées et des places inaccessibles.

    Le pire : certaines personnes ont été contraintes de repartir, après qu’on leur a annoncé que leurs sièges “n’existaient pas” dans la configuration réelle de la salle. Une spectatrice handicapée, pourtant placée en zone « accessible », a témoigné : « Je ne voyais rien depuis mon siège, c’était comme regarder un mur. » D’autres dénoncent « une organisation catastrophique », « du personnel dépassé », ou encore « un théâtre visiblement pas prêt pour ouvrir».

    Sur les réseaux, les commentaires traduisent la déception :

    « C’est inacceptable, j’ai attendu une heure dans le froid pour apprendre qu’on ne pouvait pas me placer. »

    « On nous a fait entrer dans une salle inachevée. Les escaliers étaient dangereux et la visibilité horrible. »

    « Comment un spectacle d’une telle ampleur peut-il débuter dans un tel chaos ? »

    Pourtant, le casting promettait un événement de prestige : John Malkovich, immense acteur américain, prête son image au personnage du Président Snow, via des séquences filmées projetées pendant la pièce. Mais son nom, jusque-là gage d’excellence artistique, se retrouve désormais associé à ce fiasco retentissant. Si la production ne parvient pas à redresser la barre avant l’ouverture officielle du 12 novembre, ce projet, qui devait marquer une révolution du théâtre immersif à Londres, pourrait bien devenir un symbole de mégalomanie mal exécutée.

    Un lancement qui, au lieu d’enflammer le Capitole, a surtout mis le feu… à la patience du public.