Auteur/autrice : Alya

  • Atlas cérébral : la carte qui ouvre la voie aux thérapies contre Parkinson

    Atlas cérébral : la carte qui ouvre la voie aux thérapies contre Parkinson

    Une équipe de chercheurs de Duke‑NUS Medical School (Singapour) a publié l’un des atlas les plus détaillés du cerveau humain en développement, en analysant près de 680 000 cellules fœtales et en ciblant notamment le mésencéphale dopaminergique.  Grâce à ce travail, les scientifiques disposent désormais d’une référence fine pour produire en laboratoire des neurones dopaminergiques « haut rendement », aptes à des greffes thérapeutiques pour la Maladie de Parkinson. L’atlas fait apparaître des populations cellulaires « hors cible » jusqu’ici peu identifiées, révélant que de nombreux protocoles d’imagerie ou de greffe généraient des cellules indésirables. Ce niveau de précision ouvre la voie à de nouveaux traitements mieux calibrés, réduisant les effets secondaires. L’impact pourrait être majeur : cette avancée marque une étape dans la modélisation neurologique, la médecine régénérative et les stratégies contre les maladies dégénératives. Le contour du défi reste vaste : produire des greffes efficaces, sûres, à grande échelle et abordables. Mais la communauté scientifique dispose désormais d’un plan.

  • Vers un anti-venin universel : une avancée qui pourrait sauver des milliers de vies

    Vers un anti-venin universel : une avancée qui pourrait sauver des milliers de vies

    Dans le domaine de la santé, une percée majeure se profile : grâce au sang d’un homme ayant survécu à plus de 200 morsures de serpent, des chercheurs ont pu isoler des anticorps à large spectre, ouvrant la voie à un anti-venin capable de neutraliser les toxines de 19 espèces différentes de serpents venimeux. Jusqu’ici, les antivenins étaient spécifiques à chaque espèce ou famille, produits à partir d’animaux immunisés. Avec ce nouveau cocktail (combinaison d’anticorps humains et d’un inhibiteur de toxine), la protection est partielle ou totale selon les espèces, et les chercheurs parlent d’une “preuve de concept” pour un antivenin universel. Les enjeux sont énormes : chaque année, entre 81 000 et 138 000 décès sont attribués aux morsures de serpent, surtout en zones tropicales. Bien que des tests animaux restent à valider avant application humaine, cette avancée pourrait transformer la prise en charge des envenimations, notamment dans les pays aux ressources limitées. Une révolution potentielle dans un domaine longtemps figé. 

  • Heures creuses : cette révolution EDF qui va changer votre facture

    Heures creuses : cette révolution EDF qui va changer votre facture

    À compter du 1er novembre 2025, l’option “heures pleines/heures creuses” va subir une mutation profonde chez EDF et dans la gestion du réseau français. Le dispositif, en place depuis les années soixante, habituellement concentré la nuit, va désormais évoluer pour s’adapter à l’évolution de la production, notamment solaire, et à de nouveaux profils de consommation. Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), les heures creuses pourront désormais inclure 2 à 3 heures l’après-midi (11h-17h) en été, en plus des cinq heures consécutives de nuit. Le volume total reste 8 h/jour mais la répartition change. L’objectif : lisser la consommation et tirer profit des pics solaires. Cependant, près de 11 millions de foyers sont concernés et certains craignent une hausse de facture si les usages ne sont pas adaptés. Il est désormais essentiel pour les ménages de repenser les usages des appareils énergivores, programmer chauffe-eau, machine à laver ou recharge de véhicule. Une adaptation devenue incontournable dans un paysage énergétique transformé.

  • Oubliée sur une île de rêve : drame à bord d’une croisière australienne

    Oubliée sur une île de rêve : drame à bord d’une croisière australienne

    Une croisière de luxe au large de Lizard Island, dans la Grande Barrière de Corail, s’est transformée en tragédie. À 80 ans, Suzanne Rees s’était élancée pour une randonnée en fin d’étape. Se sentant mal, elle a été invitée à redescendre seule, mais le navire Coral Expeditions, Coral Adventurer, est reparti sans elle. Son absence n’a été signalée que vers 18h, plusieurs heures après le départ, déclenchant une recherche tardive. Elle a été retrouvée morte le lendemain. L’Australian Maritime Safety Authority (AMSA) a ouvert une enquête pour défaut de comptage des passagers et manquement aux protocoles. Un navire de 120 passagers est équipé de procédures de suivi : pourquoi ce maillon a-t-il failli ? Famille et experts évoquent une faute de bon sens. Ce drame interroge la sécurité des excursions en milieu isolé et le suivi des passagers lors des escales. 

  • Conflit au Moyen-Orient : Benjamin Netanyahu met en garde l’Iran et ses alliés

    Conflit au Moyen-Orient : Benjamin Netanyahu met en garde l’Iran et ses alliés

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lancé dimanche un avertissement aux groupes armés soutenus par l’Iran, notamment ­Hezbollah au Liban et les ­Houthis au Yémen : Israël se réserve le droit d’agir seul si leurs territoires deviennent des bases d’opérations contre l’État hébreu. 

    Cette déclaration survient après une série de frappes israéliennes au Liban et au Yémen. Netanyahu a déclaré que l’effort de désarmement de Hezbollah n’avance pas, et que le Yémen reste un théâtre “oublié” mais stratégique. Le pays redoute que les chaînes d’approvisionnement d’armes par l’Iran ne soient remises en place.

    Pour l’Europe, l’Asie et les marchés, cette montée de tension géopolitique représente un vent potentiellement défavorable : barrières douanières, coûts assurantiels de l’énergie, risques pour les navires dans le Golfe. Le scénario d’un embrasement plus large n’est pas exclu.

  • Hong Kong vise son objectif de croissance : défi ou relance ?

    Hong Kong vise son objectif de croissance : défi ou relance ?

    Hong Kong annonçait récemment qu’elle était en voie d’atteindre son objectif de croissance pour l’année, selon le secrétaire aux Finances ­Paul Chan. 

    Cette annonce intervient dans un contexte de repositionnement de la place financière vers l’or et les métaux précieux : la firme suisse MKS PAMP a indiqué vouloir aider Hong Kong à devenir un hub international du négoce de l’or. 

    Le gouvernement de Hong Kong parie sur la diversification, la relance post-pandémique et l’attractivité régionale. Cependant, les défis restent nombreux : pressions immobilières, contrôle chinois, incertitudes géopolitiques. Atteindre un objectif de croissance ne signifie pas forcément un retour à l’élan d’antan.

    Pour les investisseurs asiatiques, c’est un signal à surveiller : Hong Kong pourrait redevenir un pont entre la Chine continentale et les flux financiers internationaux, mais devra garantir transparence, accès et stabilité.

  • Banques : attention à la dette privée,  le marché se prépare à une onde de choc

    Banques : attention à la dette privée, le marché se prépare à une onde de choc

    Dans le secteur de la dette privée (private credit), les banques “préparent silencieusement” une possible crise : elles exigent désormais des conditions juridiques plus strictes pour les emprunteurs à risque, selon Fortune. 

    La dette privée, des prêts accordés en dehors du système bancaire traditionnel, a explosé ces dernières années, et certains dossiers posent question : opacité, collatéraux partagés, levier élevé. Les banques centrales et les régulateurs observent la situation de près. Alors que les conditions économiques se durcissent (taux d’intérêt, inflation, ralentissement potentiel), le risque d’une “fail risk” évoquée par la ­Bank of America en octobre réapparaît. 

    Pour les investisseurs en dette et les gestionnaires d’actifs, c’est le moment de réévaluer leur exposition : diversification, transparence, stress tests sont plus que jamais d’actualité. Le réveil pourrait être brutal si plusieurs dossiers d’entreprises “zombifiées” entraient en défaut à la fois.

  • Novembre : un mois d’or pour les actions selon Bank of America

    Novembre : un mois d’or pour les actions selon Bank of America

    La Bank of America publie une étude optimiste : historiquement, le mois de novembre est favorable pour les marchés actions américains, avec une hausse du ­S&P 500 dans près de 59 % des cas depuis 1927, voire jusqu’à 92 % si le mois précédent est positif. 

    Le rapport note un “mélange parfait” : inflation qui recule, rendements obligataires calmés, et dépenses de consommation résilientes. Les secteurs recommandés : technologie, consommation discrétionnaire, santé, petites valeurs. La banque rehausse aussi son objectif pour l’or à 5 000 $/once, comme couverture.

    Mais l’étude est nuancée : “barbell strategy” (actions + or) recommandée pour capter l’upside tout en se prémunissant d’un retour de risque. Les investisseurs sont donc encouragés à rester judicieux.

    En bref, pour les traders et porteurs de portefeuille, novembre 2025 pourrait être une fenêtre d’opportunité significative, à condition que le contexte macro­économique reste stable et que les banques centrales n’envoient pas de signaux négatifs brusques.

  • Canada : nouvelle stratégie Indo-Pacifique, fin de la dépendance américaine ?

    Canada : nouvelle stratégie Indo-Pacifique, fin de la dépendance américaine ?

    Lors de son déplacement à Gyeongju (Corée du Sud) pour le sommet APEC Economic Leaders’ Meeting 2025, le ­Mark Carney-Premier ministre canadien a annoncé un virage géostratégique : le Canada entend doubler ses exportations hors États-Unis au cours de la prochaine décennie, et renforcer ses partenariats de défense et économique dans la région Indo-Pacifique. 

    Un accord de « sécurité et défense Canada-Corée » a été signé, portant sur la cyber-défense, l’espace et les menaces hybrides. Parallèlement, Ottawa a proposé d’accueillir le sommet APEC de 2029 et lancé des négociations commerciales avec la Thaïlande. Le message est limpide : le Canada veut s’affranchir de la seule dépendance vis-à-vis de son voisin du Sud.

    Mais cette stratégie ne va pas sans défis : le marché américain reste majoritaire pour les exportations canadiennes, et diversifier signifie aussi gérer des risques nouveaux, géopolitiques, logistiques, et environnementaux. De plus, la coordination avec les alliés traditionnels (OTAN, États-Unis) devient plus complexe.

    Pour les acteurs canadiens, c’est une période charnière : investissements infrastructurels, transition vers les “minerais critiques”, intelligence artificielle et marchés asiatiques sont désormais au centre du projet. Cela pourrait ouvrir de nouvelles opportunités, mais aussi exiger des ajustements profonds.

  • « London Consensus » monte en puissance : l’ère du néolibéralisme remis en cause

    « London Consensus » monte en puissance : l’ère du néolibéralisme remis en cause

    Un débat économique majeur s’est ouvert à Londres autour d’un nouveau concept baptisé “London Consensus”, présenté comme une alternative au modèle néolibéral classique en pleine crise de légitimité. Selon The Guardian, depuis la crise financière de 2008 et la montée des populismes, les principes du “Washington Consensus” sont de plus en plus contestés, et cette nouvelle école de pensée cherche à réconcilier croissance, équité et durabilité. 

    Dans cette vision, l’État reprend un rôle actif : régulation renforcée, taxation des entreprises technologiques, investissement public dans les infrastructures et la transition écologique. Le modèle “laisser-faire” est mis à mal par les inégalités croissantes, la puissance des plateformes numériques, et les effets du changement climatique. Le livre récemment publié et cité dans l’article propose ainsi un “écran de rechange” pour le libéralisme d’après-guerre.

    Ce mouvement trouve un écho en Europe et au Royaume-Uni, où les gouvernements cherchent à sortir du carcan strictement libéral. Toutefois, les États-Unis, sous la direction de Donald Trump, restent sceptiques et attachés à une approche “America First”. À terme, ce débat pourrait redéfinir la géographie économique mondiale : qui fera le “consensus” de demain ?