Auteur/autrice : Alya

  • Une relance fragile de la production mondiale

    Une relance fragile de la production mondiale

    Les dernières données recueillies montrent que la production manufacturière globale poursuit à peine sa progression alors que la confiance des entreprises décline. Le PMI global s’est établi à 50,8 en octobre, contre 50,7 en septembre, ce qui traduit une amélioration très modeste.  Pourtant cette amélioration cache des difficultés profondes : les carnets de commandes se vident, les effectifs stagnent et certains grands pays industriels comme la Turquie ou le Japon affichent des baisses notables. L’Asie notamment subit une chute des exportations et un recul de l’activité manufacturière, en Chine la production a reculé pour le septième mois consécutif et en Corée du Sud les nouvelles commandes ont diminué. 

    Dans ce contexte, la reprise attendue après les perturbations liées à la pandémie et aux chaînes d’approvisionnement peine à s’imposer. Les analystes avertissent que cette situation crée une vulnérabilité accrue aux chocs externes comme des relances fiscales, des tensions géopolitiques ou des hausses de taux d’intérêt. Le monde traverse une phase où la croissance peine à s’accompagner d’embauches et de dynamisme commercial durable. Les entreprises se replient sur l’optimisation et la réduction des coûts plutôt que sur l’expansion.

  • L’élection de Mamdani ouvre un bras de fer direct avec Trump

    L’élection de Mamdani ouvre un bras de fer direct avec Trump

    L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York constitue un tournant politique majeur, tant par le profil du nouvel édile que par la réaction immédiate de Donald Trump. Pour la première fois, la plus grande ville des États-Unis est dirigée par un élu ouvertement issu de la gauche progressiste urbaine, né hors du pays et affichant des positions en rupture avec l’establishment démocrate. Et pour la première fois, un président américain menace publiquement de sanctionner une ville en raison du choix de ses électeurs.

    Né en 1991 à Kampala, en Ouganda, Mamdani est le fils de Mahmood Mamdani, intellectuel et universitaire de renom, et de la cinéaste indo-américaine Mira Nair. Musulman, d’origine indienne par ses parents expulsés d’Ouganda sous Idi Amin, il a grandi entre l’Afrique, l’Inde et les États-Unis avant de s’installer à New York. Sa trajectoire personnelle, transnationale et multiculturelle, tranche avec le profil traditionnel des dirigeants municipaux américains.

    Sa victoire ne constitue pas seulement un signal sociologique. Elle intervient alors que Donald Trump a ouvertement averti que New York pourrait perdre des financements fédéraux si Mamdani l’emportait. Ce positionnement, inédit par sa frontalité, marque l’entrée dans une phase où le pouvoir exécutif fédéral n’hésite plus à utiliser l’arme budgétaire pour influencer le choix politique local.

    En s’installant à la tête de New York, Mamdani porte une nouvelle génération politique et teste les limites institutionnelles du pays. En face, Trump répond par la logique du rapport de force. L’épisode ouvre une séquence où la relation entre pouvoir municipal et pouvoir fédéral devient l’un des points de tension majeurs de la vie politique américaine.

  • Starbucks cède 60 % de sa filiale chinoise pour 4 milliards de dollars

    Starbucks cède 60 % de sa filiale chinoise pour 4 milliards de dollars

    Le géant américain du café Starbucks va céder 60 % du capital de sa filiale chinoise à l’investisseur hongkongais Boyu Capital pour un montant d’environ 4 milliards de dollars. L’opération se matérialise par la création d’une coentreprise dans laquelle Starbucks conservera 40 % des parts et la propriété de sa marque sur le marché chinois. 

    Présente en Chine depuis 1999, Starbucks compte environ 8 000 établissements dans l’Empire du Milieu, ce qui en fait son deuxième marché mondial derrière les États-Unis.  Malgré cette taille, la marque a connu un recul significatif : ses ventes en Chine ont baissé de 14 % en 2024 à périmètre comparable. Cette contre-performance s’explique par une conjoncture économique morose et une concurrence accrue, notamment avec la chaîne locale Luckin Coffee, qui affiche déjà plus de 22 000 points de vente. 

    Selon le communiqué officiel, Boyu Capital, actif dans l’investissement chinois et déjà présent dans Alibaba ou CATL, va s’associer à Starbucks pour exploiter le potentiel de croissance du pays, notamment dans les villes de second rang. Le PDG de Starbucks, Brian Niccol, a déclaré que « la connaissance du marché local et l’expertise de Boyu vont nous aider à accélérer notre croissance en Chine ». 

    L’opération illustre un repositionnement stratégique : Starbucks recherche un partenaire local pour relancer sa dynamique en Chine, tout en déléguant une gestion majoritaire. Pour le groupe, cette réorientation pourrait permettre de stabiliser ses résultats dans un marché clé et complexe, tout en préservant sa présence et son image à long terme.

  • Tension sur les marchés tech et crainte d’une bulle liée à l’IA

    Tension sur les marchés tech et crainte d’une bulle liée à l’IA

    Un mouvement de repli a touché les places boursières après des prises de bénéfices sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle. Les débats sur la durabilité des valorisations et la concentration des gains entre quelques champions ont ravivé l’intérêt pour une correction nécessaire. Les indices asiatiques et européens ont affiché des replis, les fabricants de puces et certains éditeurs logiciels figurant parmi les plus affectés. Cette dynamique met en évidence un basculement d’appétit pour le risque vers un pragmatisme renouvelé où la qualité des résultats et la visibilité des marges priment sur la simple perspective de disruption technologique. Les autorités de régulation surveillent les excès tandis que les investisseurs réévaluent la soutenabilité des multiples de valorisation en place. Les secousses récentes rappeleront l’importance d’une diversification prudente.

  • Paris recule légèrement, les Bourses européennes plombées par la morosité mondiale

    Paris recule légèrement, les Bourses européennes plombées par la morosité mondiale

    Les bourses européennes ont enregistré un recul modéré lors de la dernière séance, Paris affichant une performance en retrait portée par plusieurs secteurs clés. Les indices ont reflété une anxiété généralisée liée aux résultats d’entreprises technologiques et à des signaux de ralentissement à l’échelle globale. 

    Le CAC 40 a cédé du terrain tandis que certaines valeurs industrielles et technologiques ont particulièrement souffert, faisant retomber l’optimisme des derniers mois. Les investisseurs restent attentifs aux publications macro et aux rapports trimestriels qui définiront les prochains mouvements. À court terme, la prudence domine et les flux se repositionnent vers des valeurs jugées défensives ou vers des secteurs offrant des perspectives de cash flow plus stables. Le marché parisien reste heurté par l’incertitude politique nationale qui pèse sur l’horizon des réformes et sur la confiance des acteurs économiques.

  • ETF Bitcoin et dynamique des flux un rééquilibrage vers des alternatives

    ETF Bitcoin et dynamique des flux un rééquilibrage vers des alternatives

    Les données de marché récentes montrent un mouvement prononcé d’allocations hors des ETF bitcoin traditionnels vers des produits alternatifs comme certains tokens et plateformes émergentes. Les investisseurs institutionnels cherchent à diversifier le risque et à capter des performances différentes face à un environnement volatil. Les sorties nettes importantes observées sur plusieurs jours ont alimenté un processus de retrait et de repositionnement qui profite ponctuellement à certains actifs perçus comme plus décorrélés. Ce rééquilibrage s’inscrit dans une logique prudente de rotation des portefeuilles et dans une quête de nouvelles sources de rendement face à la compression des primes de risque. 

    À moyen terme, la structure des marchés de produits financiers autour des crypto actifs continuera de se transformer, avec des gagnants et des perdants selon la résilience des modèles économiques sous-jacents. Les gestionnaires scrutent désormais la solidité des flux et l’impact des règlements sur la liquidité.

  • Horizon sombre corrigé brutalement par des liquidations massives

    Horizon sombre corrigé brutalement par des liquidations massives

    Les marchés des cryptomonnaies ont connu une secousse notable avec des liquidations massives qui ont fait chuter les principaux actifs en l’espace d’une séance. Le bitcoin a brièvement rétrogradé sous des niveaux symboliques tandis qu’Ethereum et d’autres altcoins ont enregistré des replis marqués. Les analystes soulignent l’effet combiné d’un fort levier chez certains acteurs, d’une volatilité exacerbée par les flux d’ETF et d’un mouvement de prise de bénéfices amplifié par des ordres automatiques. Les sorties nettes sur certains produits structurés ont précipité une réaction en chaîne, forçant la liquidation de positions longues et accentuant la chute des prix.

    À court terme, la volatilité pourrait rester élevée tant que les flux institutionnels oscillent et que les indicateurs macroéconomiques continueront d’alimenter l’aversion au risque. Les opérateurs recommandent prudence et gestion stricte des risques en attendant des signaux techniques plus stables.

  • Victoire et soulagement avec la libération de deux ressortissants

    Victoire et soulagement avec la libération de deux ressortissants

    La libération récente de deux citoyens français détenus à l’étranger a apporté un puissant soulagement aux familles et au Quai d’Orsay. Après des années de détention et de longues démarches diplomatiques, l’annonce officielle met fin à une période de grande incertitude. Les services consulaires ont été mobilisés en continu pour assurer la sécurité et le rapatriement des ressortissants dès que les autorités partenaires ont pris la décision. Ce type d’opération illustre la complexité des canaux diplomatiques nécessaires pour obtenir des résultats dans des dossiers sensibles qui mêlent enjeux politiques et humanitaires. 

    En coulisse, l’action coordonnée entre ministères et ambassades permet de transformer une pression médiatique et politique en instruments de négociation efficaces, parfois au prix de concessions discrètes ou d’échanges d’information délicats. La reprise des contacts familiaux et l’accompagnement sanitaire et psychologique sont désormais la priorité pour réparer les dommages d’années d’incarcération.

  • Le budget français une course d’endurance pour le premier ministre

    Le budget français une course d’endurance pour le premier ministre

    Le dossier budgétaire s’est transformé en véritable course d’endurance pour le Premier ministre chargé de présenter un texte crédible sans majorité stable. La phase d’écriture et de négociation a mis en lumière l’extrême fragmentation de l’Assemblée et la difficulté à rassembler des voix sur les recettes comme sur les dépenses. Les marges de manœuvre sont réduites face à des engagements antérieurs et à une opinion publique sensible aux coupes et aux reports. Plutôt que de recourir à des mesures procédurales, le gouvernement a choisi d’engager une série de dialogues et de concessions ciblées pour tenter de désamorcer les blocages. Sur le plan économique, l’enjeu est double car tout retard ou incident budgétaire pourrait influencer les marchés, faire monter les taux et renchérir le poids de la dette. Concilier stabilité financière et acceptabilité politique est aujourd’hui l’objectif principal pour assurer la continuité de l’action publique et éviter une crise plus large.

  • Macron et la transition politique annoncée vers l’après mandat

    Macron et la transition politique annoncée vers l’après mandat

    Le président Emmanuel Macron a commencé à esquisser publiquement la préparation d’une transition politique soigneusement orchestrée en vue de la période qui suivra la fin de son mandat. Les signaux envoyés ces derniers jours traduisent un double souci de conserver la maîtrise du calendrier et de préparer l’opinion publique à un passage de témoin ordonné. Les déclarations s’inscrivent dans un contexte de popularité en recul et d’une assemblée fracturée où les majorités se négocient au jour le jour.

    Sur le plan opérationnel, la présidence travaille à la mise en place d’un dispositif de relais qui permettra d’assurer la stabilité des dossiers économiques et diplomatiques sensibles tout en ménageant des marges de manœuvre pour le futur. Cette stratégie vise à limiter les risques de turbulence financière et politique qui pourraient émerger en cas de déroute soudaine et non coordonnée. Les observateurs notent que le temps politique est désormais géré comme un horizon de gouvernement autant que comme une temporalité personnelle.