America First durcit le ton avec l’Europe

La nouvelle stratégie de sécurité nationale présentée par Washington marque un tournant brutal : pour l’administration Trump, l’Europe traverse un « effacement civilisationnel », incapable de contrôler ses frontières et de préserver son ordre interne. Le document, dévoilé cette semaine, acte une rupture : les États-Unis ne considèrent plus l’Union européenne comme un stabilisateur stratégique, mais comme un territoire fragilisé par les flux migratoires et les rivalités internes.

La Maison-Blanche annonce la fin du soutien automatique aux politiques européennes et la mise en place d’une coopération conditionnelle, centrée uniquement sur les intérêts américains. Le texte insiste sur l’exigence de “mettre fin aux flux migratoires incontrôlés”, en Californie comme en Méditerranée, et réaffirme que la puissance américaine doit redevenir le premier rempart civilisationnel face au chaos global.

Pour Bruxelles, c’est un avertissement géopolitique clair : la protection américaine n’est plus un acquis, mais une monnaie d’échange.

 

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