Lors d’un sommet à Washington, les États-Unis et la Corée du Sud ont annoncé un ensemble d’accords stratégiques majeurs : une commande de 103 appareils Boeing pour 36,2 milliards $ par Korean Air, accompagnée d’un pacte de coopération en construction navale pour environ 150 milliards $ d’investissements sud-coréens aux États-Unis. Ce type de deal met en lumière une redéfinition importante des chaînes de valeur : l’aviation, les navires, l’énergie jouent désormais dans un même grand jeu géo-économique. Pour les marchés financiers européens à l’affût, la question est : ce “plan Marshall” technologique va-t-il redessiner les rapports entre constructeurs, états et compétitivité industrielle ? Et, au-delà des montants, cela symbolise aussi une montée en puissance de la Corée comme hub manufacturier global. Le tabou est celui de la dépendance croissante entre États et industries stratégiques — les marchés l’observent, mais peu osent la question de l’équilibre souverain.
Amérique-Corée du Sud : 103 Boeing, 150 milliards $ et un tournant industriel
