Le gouvernement français a formellement démenti toute intention de renoncer à sa souveraineté sur les îles Matthew et Hunter, deux îlots inhabités de l’océan Pacifique sud, situés à l’est de la Nouvelle-Calédonie. Malgré leur superficie réduite, ces territoires revêtent une importance stratégique majeure, car ils confèrent à la France une vaste zone économique exclusive, précieuse pour la pêche et la gestion des ressources maritimes.
Découvertes par des navigateurs britanniques à la fin du XVIIIᵉ siècle, les îles Matthew et Hunter ont été officiellement rattachées à la France en 1929 par l’intermédiaire de la Nouvelle-Calédonie. De nature volcanique, escarpées et totalement inhabitées, elles ne font l’objet d’aucune exploitation économique ni d’installation permanente.
Depuis l’indépendance du Vanuatu en 1980, Port-Vila revendique toutefois ces îles, invoquant des liens historiques et culturels. Paris rejette fermement ces prétentions et a qualifié de fausses informations les rumeurs évoquant une éventuelle cession. Le ministère des Affaires étrangères a rappelé que les échanges en cours avec le Vanuatu concernent uniquement la délimitation des frontières maritimes, sans remise en cause de la souveraineté française.
Cette mise au point intervient dans un contexte sensible, marqué par des débats récurrents sur l’avenir des territoires d’outre-mer et la présence française dans le Pacifique, région de plus en plus stratégique sur le plan géopolitique.
